Publié par : hirofarepote | août 4, 2015

Economie collaborative : émergence en Polynésie

L’esprit d’innovation est-il suffisamment présent ici ? Je me le demande quelquefois, tant la tendance insulaire est de reproduire l’existant, de s’enfermer dans des comportements routiniers, quitte à entretenir des structures dépassées ou des rentes de situation avec, chez certains, le secret espoir que cela dure le plus longtemps possible.Rester entre soi dans un marché captif à promouvoir une logique de fermeture est un esprit très présent dans certains milieux économiques.

C’est ainsi que je ne voyais pas émerger, ici, de nouvelles formes d’organisation économique qui prennent de plus en plus d’ampleur ailleurs, regroupées sous le vocable d‘économie collaborative ou d’économie du partage (sharing economy), souvent portée par la jeunesse. Une jeunesse immergée dans le numérique et qui crée des modèles économiques « disruptifs« .

L’économie collaborative est l’économie fondée sur le fait que chacun de nous peut échanger ses propres biens et services: louer son appartement de manière éphémère, assurer un co voiturage ou un transport de personnes, donner un coup de main à son voisin, échanger des services.

Cette économie collaborative est dopée par la société numérique. La représentation digitale des besoins et de la capacité à rendre des services permet de les satisfaire en temps réel, de manière géo localisée et très précise. Elle crée de l’activité et permet de baisser le prix de certains services, les rendant accessibles à de nouvelles parties de la population, notamment à la jeunesse. Un modèle où l’on satisfait les besoins du « bas de la pyramide ».

La floraison d’applications numériques combinées à des services innovants portées par des « start up » créés par de jeunes talents est une réalité en France et dans le monde : covoiturage, logement chez l’habitant (AirBnB, couchsurfing, co location, habitat collectif), échanges de services, co-working, finance participative (crowdfunding, prêt d’argent de pair à pair, monnaies alternatives), production contributive (fabrication numérique, fablabs, imprimantes 3 D, maker space…)…. une liste infinie d’activités qui bouleversent les pratiques de production et de consommation et qui instaurent de nouveaux rapports sociaux.

Les nouvelles générations portent une attention plus grande à l’empreinte écologique, à la lutte contre le gaspillage (notamment alimentaire), à des expériences humaines enrichissantes et éventuellement festives, à l’optimisation des coûts et des dépenses, à la valorisation de l’activité locale.

Le souhait de ces nouveaux entrepreneurs est de pouvoir concilier activité, engagement citoyen, plaisir et demande de sens. On ne croit plus dans la politique, mais on n’en peut plus d’entendre parler de la crise, nous devons cesser d’être passifs, agissons : tel est le message qu’ils transmettent. Ils privilégient une société basée sur les échanges et la coopération, plutôt que sur la rivalité. Ils préfèrent l’activité indépendante au salariat dans une grande entreprise.

C’est d’ailleurs pour cela que certaines de nos définitions du vieux monde devront évoluer, car la frontière entre salariat et activité indépendante va devenir de plus en plus mouvante, car la recherche d’autonomie et de liberté va bousculer cette catégorisation dans les statuts habituels. Multiplier différents emplois, certains rémunérés, d’autres pas, figure comme un modèle choisi plutôt que subi.

Des modèles hybrides à base de sponsorisation de grandes entreprises, de communauté associative à base d’effet de réseaux et de plate-forme internet, de consulting, de formation,  de financements publics … émergent, mais ce qui est sûr, c’est que la logique entrepreneuriale imprègne ces démarches.

La régulation de cette économie n’est et ne sera pas une tâche facile. Est-ce au droit de s’adapter à cette nouvelle réalité ou à celle-ci de s’adapter au droit ? Quand on voit les débats et conflits violents qui ont opposé Uber et les taxis, avec un gouvernement au pouvoir de régulation limité, la question sur « faut-il règlementer ? et comment ? » est loin d’être close.

La démarche de nombre de ces jeunes s’inscrit dans une volonté de « FAIRE » et donc, sur des actions concrètes et immédiates.

Et la Polynésie dans tout cela ?

Le modèle AirBnB avance à grands pas pour satisfaire une nouvelle demande touristique, au grand dam des pensions de famille et des hôtels.

La location « low cost » de voitures apparait, alors que le co voiturage n’a pas véritablement pris. Peut être parce que cette nouvelle solution de mobilité n’était pas suffisamment articulée à des applications numériques ? Pourtant les besoins de mobilité sont insuffisamment satisfaits au sein de notre société, notamment dans les quartiers populaires excentrés et en milieu rural.

A l’occasion du marché des terroirs, organisé chaque fin de mois sur le parking de Mamao, je vois émerger cette économie collaborative à base de circuits courts, de nouveaux modes de production agro alimentaire et d’échanges avec les consommateurs. De nouvelles offres et de nouveaux échanges se font jour. L’agriculture bio sort petit à petit de la confidentialité et une esquisse d’AMAP existe.

Feu de paille ? point de départ d’un mouvement qui va aller en s’élargissant, par cercles concentriques successifs ? Seul l’avenir nous le dira.

Une chose est sûre : l’avenir de la Polynésie française doit se construire sur la base de cette société entrepreneuriale.

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Responses

  1. Bonjour Hiro,
    Je suis surpris, étonné, amusé,… de lire ces propos. Il me semble avoir connu tout cela, il y a quelques décennies. Les mêmes phrases mais plus faciles à comprendre car rédigées entièrement en français.
    J’ai hâte de lire les commentaires de nos ami(e)s…

  2. Bien vu @ Pierre, car oui Hiro si ta vision correspond à ce qui se passe effectivement ailleurs, ici cela n’a pas court et c’est pas demain la veille. La classe dirigeante locale est complètement fossilisée et pas question d’abandonner ses privilèges. Ce n’est pas la fibre optique qui va y changer grand chose. Seul ton premier paragraphe est d’actualité. Nous sommes au paradis des réseaux limite mafieux, des rentiers et des fonctionnaires, point final. La grande majorité à l’air de se satisfaire de ce schéma et en tout cas à voir l’apathie générale difficile de ne pas s’en convaincre. Hier soir, notre 3 en 1, le vice-président, ministre des finances et sénateur de la république nous l’a dit, la Polynésie à encore une grande capacité d’emprunts pour rembourser les emprunts, faut pas s’inquiète ! Quant aux foires à la farfouille et aux ventes de garage qui s’organisent depuis 2008 si c’est ça l’innovation et la nouvelle économie des circuits courts, alors j’ai rien compris.

  3. @ Hiro, malgré mes propos chagrins, je suis consterné par l’absence de commentaires sur ton article très pertinent. Personne pour rebondir sur les opportunités de débouchés qu’offrent l’économie numérique et les services en général dans les sociétés développées. Les apparences sont trompeuses, à l’évidence la Polynésie est encore un pays en voie de développement. Quelques entrepreneurs se démarquent du lot mais ce n’est pas suffisant pour générer un véritable changement des comportements.

  4. Un petit tour sur le site http:// http://www.colibris-tahiti.com qui travaille justement à faire émerger l’économie collective en Polynésie française.

  5. Bonjour Arnaud,
    il semblerait que le lien « colibris-Tahiti.com » ne fonctionne pas. Je suis intéressé par cette lecture… Merci

  6. J’ai trouvé, c’est >>>
    http://www.colibris-tahiti.org/

  7. Bonjour Hiro ,
    et merci à Jean Claude d’avoir partagé cet article avec les colibris !

    je ne sais pour l’esprit d’innovation à Tahiti , mais assurément je pense que les gens sont plein d’astuce et de ressources ici !
    C’est bien le format de société qui est imposé sur le territoire qui créé selon moi cet immobilisme des populations, tous ses carcans , comme partout les gens on laissé couler parce que bcp y trouver leur compte …. mais aujourd’hui , la situation a changée , et une multitude de gens commence à agir différemment parfois par nécessité , parfois inspirés par ce qui se passe ailleurs et l’accès populaire à internet , joue un grand rôle ici !
    Souvenons nous qd même que ça arrive à peine sur le Fenua, je suis arrivée en 2008 , et à ce moment seuls quelques privilégiés avaient le net et utilisaient les réseaux sociaux pour parler de leur soirées, maintenant qu’il y a un accès populaire , on voit se développer ce qui existe dans la société polynésienne mais qui était masqué par le clinquant des gouvernants; je parle de « l’économie du partage » (vous trouverez tout un tas de groupe FB « echanges de cici ou cela (même de voitures!) » ou « je donne qui veux » etc… )

    Je pense que cet décroissance subie que nous vivons, et une excellente occasion de mettre en valeur cette économie (qui se cache aussi parce que le Pouvoir n’aime pas ce qu’il ne peut pas contrôlé ou quantifié), pas comme une économie de débrouille , mais comme un système de bon sens, sain et de raison !
    Dans cette histoire , internet est un moyen de faire passer le message sans filtre du pouvoir , mais aussi , de façon plus anonyme (et on sait que la peur d’être grillé à vie pour avoir donné son opinion est assez prégnante à Tahiti … à raison probablement)
    Enfin je crois (peut-etre naivement) que nous ne sommes pas très nombreux à vivre en PF, quand le changement frappera , ça ira très vite ! (mais oui, il faut peut-être d’abord le temps d’une lente métamorphose)

    Voilà une petite opinion brute , que je ne relis pas avant de poster , en espérant ne pas être hors sujet !

    Bien à vous ,
    Mlle Shaa .

    ps : sachez que les colibris tahiti organisent Alternatiba en novembre , si vous ressentez le besoin d’échanges , de discuter , débattre , découvrir passez y faire un tour (ou nous aider à organiser !)

    • Bonjour Mademoiselle Shaa.

      Je sais qu’il y a enfin un noyau dur de personnes qui veulent avancer dans l’économie collaborative. Un noyau constitué autour de 2 D attitude, les colibris Tahiti (je connaissais bien le regretté François Paul PONT), des pionniers de l’agriculture bio, de l’école de commerce de Tahiti,des promoteurs du green drink et de leur partenaires extérieurs (makesense….plate forme de support de l’entrepreneuriat social notamment),de la croix rouge de Tahiti (épicerie sociale,boutique de vente de vêtements de seconde main à prix bas, récupération d’aliments auprès de supermarchés – que penser de la nouvelle loi française sur cette question ? que peut-on faire en Polynésie ?) de l’ISEPP et de porteurs de projets qui émergent de plus en plus : récupération de matériel informatique pour des formations en faveur des jeunes, cybercafé dans les îles, snack-espace de rencontre végétalien… J’espère que le concept de repair café auquel tenait tant François verra le jour, ainsi que la transposition-adaptation des prestations de services d’Emmaus.

      J’ai moi-même récemment rencontré des porteurs de projets en France, dans des domaines aussi divers que : la formation aux métiers de la cuisine-boulangerie- pâtisserie au bénéfice de personnes exclues, le parrainage de jeunes défavorisés dans les études ou l’emploi, la prestation de services de proximité dans des quartiers de Paris ( Lulu dans ma rue…), la cohabitation intergénérationnelle… car je suis très intéressé par l’entrepreneuriat social. Il y a là un formidable gisement d’initiatives, notamment pour les jeunes.

      Il est dommage que le mouvement associatif polynésien ne se saisisse pas suffisamment de cette problématique sociale, tant ses responsables sont encore enfermés dans le vieux modèle de la subvention demandée aux pouvoirs publics. Ce n’est pas tant qu’il faut arrêter de demander des subventions, mais il est temps d’approfondir d’autres modèles économiques, « hybrides » ( qui combinent divers types d’apports de ressources) et d’évoluer.

      Il faudrait en fait un lieu (physique, pas seulement virtuel) de rencontre et de partage « communautaire » pour que cet écosystème en émergence de l’économie collaborative concrétise les projets, car une idée n’est rien, si on ne la fait pas. On a besoin de « do-ers ». Ou, en d’autres termes, il y a trop de « diseux », mais pas assez de « faiseux »… Vive le « FAIRE » et place à la prise de risques !

      C’est avec plaisir que je participerai à ma manière à vos futures initiatives.

      Bien cordialement

      • Bonjour Hiro ,

        merci de ta réponse, je suis entièrement d’accord avec ton « mot de la fin » ,
        il est grand temps d’agir , car voilà déjà plusieurs générations que le laisser-faire est de mise et c’est une catastrophe partout dans le monde , il est grand temps de reconnecter à la réalité par l’action (la vraie et seule liberté) au lieu de tenter d’atteindre un idéal (issu d’une idéologie, c’est à dire d’une vue conceptuelle et non réelle) comme on l’a fait tout au long du XX° s. et jusqu’à maintenant !

        Pour ce qui est de création de lieu , tu seras heureux d’apprendre que les colibris sont en ce moment même en train de fonder un nouveau projet : la Ressourcerie qui a vocation d’être justement un lieu d’échanges et de partage (d’idées , de connaissances et de savoir-faire) , en plus de ses primes activités que sont la collecte et le réemploi d’objets actuellement traités comme des déchets alors qu’ils sont réutilisables .
        Le projet a besoin de subvention pour sa première année de démarrage, mais il est conçu pour être autonome et libre dans ses partenariats par la suite , je fait partie des porteurs et nous sommes pour le moment en phase de dépôt de dossiers pour subvention et à la recherche du lieu et des premiers partenaires. Je crois beaucoup en ce lieu comme source d’inspiration pour de nombreuses initiatives à venir dont des entreprises de cette économie « hybride » que tu évoques.
        Et ce projet résonne tout à fait avec les structures Emmaus qu’on connait (il est d’ailleurs prévu que nous voyons père Christophe en ce sens car il travaillait/discutait justement sur ce projet avec François, ce colibri qui nous manque!) , par ailleurs , si tout ce passe bien , le repair café et autres ateliers de DIY s’intégreront à la Ressourcerie.
        Dans les tuyaux, il y a aussi la constitution d’un lieu participatif, celui-ci plus orienté vers la liberté artistique, l’expression culturelle, (c’est en réflexion pour l’instant, le concept n’est pas établi) puisque la maison de la culture ne semble pas produire quoique se soit ou presque … tout comme de nombreuses structures actuelles qui ne répondent pas(plus?) à nos besoins et envies , nous , citoyens, devons donc en inventer de nouvelles …

        Comme je le disais , c’est peut-être une croyance naïve ou une intuition ou peut-être simplement parce que je suis colibri , mais je pense que de profonds changements sont en train de s’opérer dans la société polynésienne bien que ce ne soit pas encore forcément visible ….
        (François, quand je pense à certaines conversations, il n’y croyais plus , il désespérait parfois que ces changements, ces prises de conscience nécessaires surviennent un jour … et bien, sais tu? je sourirais largement pour lui quand on commencera à prendre des mesures de décroissance sélective en polynésie , et j’ai hâte !)
        Je pense que l’impuissance des gouvernants est en train de réveiller la mémoire des peuples, les citoyens commencent à se souvenir que le pouvoir appartient à ceux qui agissent, , et pas à ceux qui s’agitent pour la préservation de leurs intérêts en favorisant un immobilisme destructeur !

        Les individus qui font le peuple sont pleins de ressources et d’inventivité; les gouvernants ont déjà commencé partout dans le monde soit à faire profil bas pour se ranger du coté du peuple (equateur, grèce) , soit à faire pression pour maintenir leur assise (u.e.), je ne crois pas que la PF fera exception … il y aura soit une rupture , soit une éclosion. (voilà que je me fais prophète maintenant, haha !)

        à bientot , j’espère que nous aurons l’occasion de nous rencontrer !
        Mlle Shaa.

      • @Mademoiselle Shaa.

        Merci pour ces commentaires très intéressants….et bravo pour vos initiatives futures.

        Il y a encore quelques semaines, j’étais en grande discussion avec des jeunes de mon entourage, dont un jeune artiste polynésien talentueux pour leur dire de bâtir un petit « business model » d’un espace artistique polyvalent, à aménager dans un espace déserté en centre-ville ( et ils sont nombreux.. ex des espaces de location de voitures qui ont fermé), avec diverses activités (snack, espace d’exposition-rencontres,boutique, centre de prestations de services…) pour que des jeunes puissent se rencontrer … et, à l’occasion, réfléchir à des projets et les concrétiser.

        Sur la subvention, je conçois que, pour lancer et sécuriser un projet social, il soit nécessaire d’obtenir un co-financement public. J’y suis même très favorable.Mais dans le moyen et le long terme, il faut viser l’autofinancement, car la collectivité n’a plus vraiment les moyens d’assurer des subventions récurrentes, surtout qu’ensuite peut s’installer une addiction à la subvention néfaste, comme on le constate dans de nombreux projets sociaux.

        Par exemple, dans le domaine de la culture, je trouverais logique que le ministère de la culture ouvre son horizon vers vos projets ou celui décrit ci-dessus, plutôt que de subventionner de manière récurrente des projets bien moins porteurs au plan social.Il parait d’ailleurs qu’il aurait,très récemment,rationalisé son dispositif d’octroi par la création d’une commission d’octroi de subvention ouverte à la société civile (pour plus d’informations,le service de la culture est à votre disposition).

        L’économie sociale et solidaire a toute sa place au sein du système capitaliste… en attendant un jour, de le remplacer par « l’économie positive » ou l’économie altruiste chère à Matthieu RICARD… Il faut rêver !

        Pour l’instant, il faut « hacker » le capitalisme, comme le dit un de mes proches. L’utiliser, utiliser les ressources de grandes entreprises comme du secteur public pour élargir le social business qui s’intéresse à la demande sociale ( et solvable) de ceux qui sont au « bas de la pyramide » (largement oubliés ici, en Polynésie).

        L’ESS a d’ailleurs fait l’objet d’une loi en France ( Benoit HAMON), preuve qu’elle peut s’émanciper au sein du système capitaliste. Elle est l’un des vecteurs de résolution de nos problèmes sociaux.

        Sur un plan macro-économique, on peut diverger sur nos idées, notamment en ce qui concerne la décroissance. J’aurais l’occasion de commettre quelques billets à ce sujet, car l’un de mes fidèles commentateurs en est un ardent défenseur.

        La décroissance sélective ? Pourquoi pas dans le domaine de la transition énergétique. Je ne suis pas contre lorsqu’on vient à des exemples concrets.

        J’ai bien sûr lu l’ouvrage de François. Si je peux comprendre l’idéal défendu, que je trouve remarquable, j’ai quelques difficultés à visualiser la démarche pour y arriver. Car il faut faire dans la réalité économique telle qu’elle est…

        Aussi, tu constateras que je défends des thèses économiques assez « orthodoxes », qui peuvent paraitre quelquefois « dures » sur le court terme, mais je suis persuadé que c’est la voie à suivre pour que notre communauté polynésienne ait un avenir. Car nous vivons dans un monde de concurrence assez féroce qui est dans les « gènes » du capitalisme et qui a de lourds inconvénients, c’est sûr, mais qui produit aussi des résultats remarquables et qui pousse de nombreux entrepreneurs à donner le meilleur d’eux-mêmes.

        Il est clair qu’il faudra progressivement passer de la compétition à la coopération. Mais le temps de la transition sera long, même s’il faut tout faire pour le raccourcir.

        En fait, la base de ma réflexion est : comment faire en sorte que les 30 à 40.000 personnes qui cherchent un emploi ou une activité en Polynésie, quasiment la moitié de la population active actuelle…, aient un avenir ? Je suis certain que ce ne sera pas dans la décroissance. On en reparlera…

        Sinon, concrètement, je serai un apporteur de ressources lorsque votre « écosystème » sera en place.Dans le plus pur anonymat, pour des raisons qui me sont propres.

        Bon courage à toi et au mouvement des colibris, car « il faut que chacun fasse sa part », n’est ce pas ?


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