Publié par : hirofarepote | juillet 19, 2015

Esprit des Tiki Toa : croire en ses chances, investir et partir à la conquête du monde !

Félicitations à nos valeureux Tiki Toa ! Tiki…. Toa !!!

Je voudrais encore faire de cette fantastique aventure qui fait de Tahiti la meilleure équipe du monde de Beachsoccer du moment un conte exemplaire pour notre Pays.

Il fut un moment où les instances dirigeantes du foot ball polynésien ont décidé d’une ambition à priori démesurée pour nous : organiser la coupe du monde chez nous et croire en nos chances en investissant dans la constitution d’une équipe de haut niveau, grâce, notamment, aux services d’un expert international. Après seulement trois ans de travail acharné,Tahiti organise effectivement la coupe du monde en 2013 et voit son équipe terminer quatrième de cette coupe du monde, soutenue en cela par une ferveur populaire particulièrement rare.

Grâce à cet investissement initial, nos Tiki Toa encore plus aguerris et solidaires entre eux, poursuivent sur leur lancée et sont finalistes d’une coupe du monde qu’ils méritaient de gagner, mais la « chance » était du côté des portugais… Nous avons néanmoins le meilleur gardien de but et le meilleur joueur de cette coupe du monde, ce qui est un exploit remarquable. Bravo à Jonathan TOROHIA et à Heimanu TAIARUI !

Les Tiki Toa nous font un « retour sur investissement » incroyable et je crois bien que ce n’est pas fini. Prenons date pour dans deux ans !

C’est la preuve que, transposée du monde sportif au monde économique, notre « petit » Pays peut faire de grandes choses, à condition de croire en ses chances, d’avoir de l’ambition doublée de volonté et d’investir pour concrétiser cette ambition.

S’en donner les moyens, c’est important, pour dépasser les discours incantatoires et l’élaboration de stratégies sans lendemain.

Il faut arrêter de se contenter du verbe et de penser que ce verbe se substituera à l’ACTION. Il faut AGIR et FAIRE avec ténacité, persévérance, et, surtout, professionnalisme. Que l’on soit professionnel là où en est, c’est essentiel si l’on vise la performance, l’efficacité et l’efficience, car on a rien sans rien…

C’est l’investissement qui prépare les lendemains qui chantent. C’est par la volonté d’agir et de faire que l’on obtient des résultats. C’est cette démarche que nous devons adopter pour assurer notre développement économique et social.

Nous avons voulu notre Autonomie parce que nous avions cette ambition. Celle de croire en nos atouts et de compter sur nos propres forces, d’exprimer nous-mêmes notre propre potentiel et ne plus subir une tutelle trop éloignée de nos réalités et des décisions inadaptées, car prises à 20.000 kms de chez nous par une technostructure de haut fonctionnaires.

Plus de 30 ans après cette conquête de l’Autonomie, où en sommes-nous ?

Soyons lucides et constatons que nous avons régressé dans de nombreux domaines, en particulier dans celui du Tourisme qui devait être le fer de lance de notre économie. Malgré notre patrimoine naturel et culturel exceptionnel, l’économie hôtelière de Tahiti et de Moorea est dévastée et le rapport qualité-prix de nos prestations est, en général, médiocre. Ne parlons pas des autres îles ( Huahine, Rangiroa, Raiatea, Manihi, Fakarava…) où la politique de diversification touristique a été un échec. Il n’y a que Bora Bora, inscrit maintenant comme un « spot » touristique mondial de référence, qui sauve l’honneur…

Tirons-en les enseignements, ne baissons pas les bras et RECONSTRUISONS sur des bases plus solides. Nous avons un Pays magnifique, une qualité de vie rare et une jeunesse qui attend qu’on lui insuffle cet esprit de conquête pour s’investir dans le développement de son Pays.

Fort de ces atouts, que nos professionnels partent à la conquête du monde, soient de vrais commerciaux pour vendre des produits et services touristiques repensés, remis à niveau et différents de ce qui est proposé ailleurs. N’avons nous pas nourri depuis le 19 è siècle le mythe du paradis sur terre ?

Dans la compétition internationale, nous nous sommes faits dépasser par l’île Maurice (près d’un million de touristes), les Seychelles, les Maldives, Fidji (plus de 700.000 touristes maintenant) alors que nous étions au même niveau qu’eux il y a quarante ans … Nous nous faisons même rattraper par les îles Cook et le Vanuatu, c’est dire qu’il y a péril en la demeure …. et même la Nouvelle-Calédonie veut dépasser son plafond de verre de 100.000 touristes par an.

Notre plafond de verre à nous, c’est le seuil de 200 à 250.000 touristes par an. Notre « record » fut atteint en 2000, soit il y a 15 ans, et depuis, ce fut une longue descente aux enfers…. et la bérézina dans l’hôtellerie pourtant largement bénéficiaire de la défiscalisation nationale et locale… Cherchons l’erreur…

Profitons d’un nouveau « big push » des investissements touristiques qui s’annonce pour 2016, grâce à des investisseurs étrangers qui croient plus en nos atouts que nos propres investisseurs locaux…

Que nos entrepreneurs touristiques sonnés par la crise, sortent de leur fatalisme, de leur routine dépassée ou de leur découragement, reprennent leurs esprits et leur ouvrage, que nos syndicalistes les laissent reconstruire la filière touristique s’ils veulent avoir des emplois durables pour sauver « leur » protection sociale, que nos décideurs prennent les meilleures décisions d’accompagnement et concrétisent les stratégies proposées par les experts internationaux chèrement rémunérés pour ce faire….

Et surtout, surtout…que l’esprit des Tiki Toa nous inspire dans cette étape critique de notre développement !

Tahiti Punu News – contes économiques de Tahiti et un petit plus encore…

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Responses

  1. Dans la série l’espoir fait vivre on peut difficilement mieux faire. Tu as sans aucun doute réussi à te convaincre toi-même. L’esprit Tiki Toa ce n’est jamais que 5 gars qui se défoulent sur un tas de sable et l’esprit ne suffit pas pour tout régler. Voir la réalité en face ce n’est pas être pessimiste c’est être clairvoyant. Plus de CEP = fini la croissance artificielle = retour à la normal. C’est pas facile de l’admettre dans un monde qui nous bassine du matin au soir avec des slogans du genre « sans croissance point de salut ». Il faut s’y résoudre la Polynésie a connu son âge d’or, c’est un passé révolu. On parle sans arrêt de la nature et de l’environnement alors que la grande majorité y compris les jeunes ont perdu tous les savoirs pour vivre de la terre. La France perfuse la Polynésie juste ce qu’il faut pour maintenir les équilibres républicains, elle aussi est en difficulté et les dettes publiques comme privées sont en progression constante pour garder la tête hors de l’eau. C’est l’économie de la dette pas de la croissance réelle, c’est l’économie de la planche à billet et même l’Europe s’y est mise. Le train de vie de notre collectivité d’outre-mer et les salaires du secteur public qui vont avec sont hors de proportion avec notre potentiel. Le déclin s’est amorcé en 2000 et ce n’est pas une question d’instabilité politique, les politiciens ne peuvent rien face aux réalités économiques et aux marchés. Ce sont les financiers qui décident de la distribution des cartes. Pour conclure je pense que cette décroissance n’est pas un mal pour la Polynésie si elle sait négocier ce virage et arrête de faire rêver la population à un avenir radieux sans devoir se retrousser les manches. Dans tes articles précédents tu as donné de nombreuses pistes très pertinentes pour corriger le tir, force est de constater que le gouvernement ne va pas dans ce sens. Népotisme et copinage vont bon train. J’attends toujours le débriefing des travaux des cabinets d’experts mandatés et grassement payés pour définir les stratégies gagnantes. On change le ministre de la relance et on repart à zéro. Comme disait Coluche, il n’y a pas de grand, il n’y a pas de petit, la bonne taille c’est quand les deux pieds touchent parterre.

  2. Esprit des Tiki Toa : croire en ses chances, investir et partir à la conquête du monde ! Super Hiro, nos gars au gouvernement et nos parlementaires ils ont tout compris et appliquent déjà ta devise, je t’invite à lire l’article :
    http://www.tahiti-infos.com/Les-declarations-d-interets-des-senateurs-polynesiens-publiees_a132597.html
    Moi je ne vois pas de lumière au bout du tunnel, mais comme dit le dicton, il n’y pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir !


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