Publié par : hirofarepote | mars 16, 2014

Quelle ville idéale pour les polynésiens ?

 Il est dommage que les médias de la place ne fassent plus de sondages en bonne et due forme sur les différentes questions qui tiennent à coeur les citoyens polynésiens.Par exemple, à l’occasion de ces élections municipales, il eut été intéressant de réaliser un sondage sur la perception par les polynésiens d’une commune ou ville idéale.

Quelle pourrait être la hiérarchie des items de ce sondage auprès des polynésiens ? Je me risque dans cet exercice.

La ville idéale serait une ville :

  • dont le taux de chômage, notamment des jeunes, est bas ;
  • dont les services de base (eau, ordures, services communaux) sont réalisés avec efficacité et professionnalisme;
  • sûre jusque tard le soir;
  • propre, voire « belle » en son centre ;
  • avec des transports en commun bien organisés sur l’ensemble du territoire de la commune;
  • sans embouteillages;
  • avec beaucoup d’espaces verts et un accès à la mer attractif (pour les communes à vocation balnéaire) ;
  • accessible aux personnes handicapées;
  • au sein de laquelle le citoyen peut participer à la vie de la commune;
  • mixte sur le plan social et à l’habitat « normal »;
  • avec une offre culturelle et d’animation développée, y compris en nocturne et le week end ;
  • avec beaucoup de zones piétonnes et des lieux de sociabilité agréables;
  • avec des pistes cyclables et une place plus grande aux transports « doux ».

Des choses, somme toute, assez simples à énoncer, mais qui nécessitent la définition d’un « projet urbain » (et d’agglomération) cohérent et structuré, issu d’un diagnostic détaillé de la situation de la commune et de la concrétisation de différents documents prospectifs et d’orientation ( schémas directeurs, PGA, PADD, PAD, PPR….) et la mise en oeuvre d’une démarche stratégique pour la réalisation de ce projet urbain.

Durant cette campagne, j’ai constaté que beaucoup de débats ont encore porté sur les services communaux de base, preuve de notre retard par rapport aux communes métropolitaines qui ont largement dépassé ce stade, puisqu’elles sont beaucoup plus mobilisées dans l’amélioration du cadre de vie urbain, aussi bien pour les citoyens qui y vivent, que pour les entreprises actuelles et futures.

Un constat assez général en passant : le distribution d’une eau potable, service de base entre tous, passera dans de nombreuses communes par la réfection très coûteuse d’un réseau hydraulique obsolète et/ou non entretenu.

Dans les grandes villes, les équipes municipales s’engagent même dans des projets urbains de plus en plus complexes ou plutôt un tissu de projets connectés entre eux qui mobilisent d’importantes ressources. La valeur dominante qui guide ces projets est bien la « qualité de vie » et l’équilibre activités-travail-loisirs, et, incidemment, l’attractivité de la ville.

En Polynésie française, seules quelques villes « moyennes » (à l’échelle française), telles que Papeete, Faa’a, Punaauia, Pirae et, peut être Arue, Uturoa et Bora Bora (en raison de sa spécificité de « spot » touristique mondial) peuvent se lancer dans des projets urbains plus ambitieux en raison de certaines problématiques particulières :

  • rénovation urbaine à grande échelle,
  • résorption de l’habitat insalubre,
  • schéma d’urbanisme contraignant,
  • équipements sportifs et de loisirs de plus grande dimension : palais des sports, centre de congrès, espace multifonctionnel du type du futur Bercy…,
  • création et rénovation-revitalisation de centre-villes : zones piétonnières et de services, voirie urbaine accessible aux handicapés, espaces mixtes d’habitat et d’activités, incubateurs de start up, centres d’affaires….,
  • plate-formes de transport inter-modaux combinés à des activités commerciales et de services,
  • réseaux de transport inter-urbain,
  • zones d’activités économiques,
  • musée-bibliothèque-espace culturel (quid du projet culturel de l’ex hôpital Vaiami ?) ……

Ces projets peuvent donner lieu à la mise en oeuvre de l’inter-communalité et de partenariat Pays-commune.

De même, pour les communes proches du littoral (bien public très largement privatisé, ce qui est un scandale…), la problématique de l’assainissement pour un « environnement propre » est à peine entamée, alors même que de nombreuses communes redécouvrent la »mer ».

Force est de reconnaitre que l’un des rares mérites des équipes municipales de Papeete, Punaauia et Bora Bora fut de réaliser un réseau d’assainissement, projet d’investissement lourd, à long terme et donc peu visible, peu démagogique et pourtant très utile. Carton rouge, par contre, aux autres communes de l’agglomération urbaine qui ont préféré des projets plus « visibles » et « plus vendeurs », privilégiant le court terme, pour leurs administrés.

En fonction des contextes locaux, une hiérarchisation des projets d’investissement est effectuée : marchés communaux, maisons de quartier, centres, communautaires pour personnes âgées ou autre publics prioritaires (crêches, personnes handicapées…), équipements sportifs ou de loisirs (marinas, aménagements de bord de mer, aires de jeux…), construction ou rénovation d’écoles, musées.

Attention, cependant, aux fausses « bonnes idées » de projets qui risquent de dépasser les capacités de gestion de la commune et de connaitre un triste sort. Quand j’entend, par exemple, que Papeete voudrait créer un musée, alors que le Pays est incapable d’entretenir deux musées d’une qualité « très moyenne » ( musée de Tahiti et des îles, musée Gauguin), j’y réfléchirai à deux fois. Ne vaut-il pas mieux unir les forces (y compris avec les possesseurs locaux de beaux tableaux et il y en a…) pour créer un beau musée attractif et de référence internationale une fois pour toutes ?

Encore faut-il pour réaliser tous ces investissements :

  • minimiser les budgets de fonctionnement et maitriser, voire réduire les coûts salariaux exorbitants du personnel communal;
  • manager les services communaux et les orienter vers la performance et la qualité perçues par les citoyens;
  • maximiser les budgets d’investissement tout en maitrisant les coûts de fonctionnement qu’engendrent ces investissements, ce qui n’est pas une mince affaire. Et c’est là que s’exprime la qualité d’une gestion communale : faire preuve de dynamisme dans la réalisation des projets tout en faisant preuve d’imagination pour limiter de nouveaux coûts de fonctionnement induits par les nouveaux projets.

…. Et c’est là que les « écarts de performances » entre communes polynésiennes sont assez considérables…. A quand, d’ailleurs, un classement des communes les mieux gérées de Polynésie ?

J’ai observé qu’il est loin le temps où l’on croyait que la commune pouvait créer directement de l’emploi. Tous les candidats ont compris que ce sont les entreprises qui créent de l’emploi et qu’il incombe à la commune d’attirer ces entreprises, essentiellement par la mise à disposition de zones d’activités aménagées.

Par contre, je suis dubitatif sur les multiples propositions de « maisons de l’emploi » dans chaque commune.  Si elles se résument à l’aide à la rédaction de CV et à la constitution de fiches de demandes d’emploi qui s’accumulent au fond d’un tiroir, il y a risque de créer des bureaucraties peu efficaces. Ne vaut-il pas mieux créer un dispositif d’accompagnement de l’emploi des jeunes dans le cadre de la politique de la ville et du CUCS  (gestion de mesures par délégation du SEFI- mise en oeuvre de projets qualitatifs en faveur des jeunes….) ?

Dans les programmes des dizaines de listes que j’ai pu lire ici et là, émergent pourtant des idées novatrices :

  • faire participer les citoyens par la valorisation des initiatives et des innovations sociales. Les citoyens ne sont plus seulement des consommateurs passifs et exigeants de services communaux, mais aussi des consomm’acteurs et des « producteurs » d’actions en recherche de liens sociaux. Dans l’idéal, certains veulent construire des communautés solidaires par la reconstitution d’une vie de « quartiers »;
  • comment ? Par l’encouragement aux structures associatives qui peuvent démultiplier l’action de la commune dans les divers domaines de la vie sociale : initiatives éco citoyennes (tri des déchets, respect des biens publics et sanctuarisation des écoles et collèges, sécurité, propreté et embellissement des quartiers, économies d’énergie et d’eau), animation sportive, animation culturelle et de la vie locale, gestion d’équipements de proximité (plages, aires de loisirs et de baignade…), gestion de structures communautaires...
  • cet accompagnement aux structures associatives implique beaucoup de discernement dans l’octroi des aides financières aux associations pour éviter les dérives clientélistes. N’oublions pas que ces dernières sont caractérisées d’abord et avant tout par la mobilisation de ressources bénévoles au bénéfice d’actions d’utilité sociale, et non par la « chasse aux subventions »….

On pourrait même aller vers des logiques de développement participatif en construisant un projet collectif pour la ville, un projet souple et soumis à des étapes continuelles de validation par la population. Il est dommage, par exemple, que Papeete ou Faa’a n’aient pas réalisé des schémas prospectifs pour dessiner la ville de Papeete ou de Faa’a de demain…

Par exemple, certains candidats en métropole vont jusqu’à « réserver » une partie des budgets d’investissement à des conseils de quartier pour qu’ils puissent réaliser des projets collectifs (plate-formes d’initiatives dans le cadre de maisons de quartier) qui leur tiennent à coeur. Mais peut être est-ce là une démarche prématurée pour la Polynésie, tant le retard de développement de nombre de nos communes sur les services de base est flagrant.

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Responses

  1. Bonjour à tous,
    difficile de comparer « les » villes de Polynésie avec les villes de France.
    En fait, la seule que je connaisse assez bien, c’est Papeete (où il y a quelques problèmes), 25.769 habitants, coincée entre la mer et les montagnes, avec comme seul accès et possibilité de développement, la côte ouest et la côte est. Je pourrais comparer Papeete à une ville que je connais bien aussi :
    Cahors, préfecture du Lot, 20.224 habitants, coincée dans une boucle du Lot, entourée par les falaises des collines environnantes, avec comme seule possibilité de développement, la vallée du Lot à l’est et à l’ouest. Il y avait un gros problème de circulation du fait de la route nationale vers Paris qui traversait la ville. Depuis une vingtaine d’années, la route à 4 voies passe par les collines environnantes avec ponts, viaducs et tunnels. Et Cahors est devenue une ville agréable, tranquille où il fait bon vivre. Cahors et le département du Lot (174.754 hts) ont pu le faire, Papeete et Tahiti pourrait le faire….

  2. Bonjour Hiro,

    Je vais réagir aux dernières parties de ton articles.

    Tu as oublié de signalé le levier fiscal sur lesquels les élus peuvent agir. Teiva Manutahi en a un peu parlé : les communes votent les taux sur la taxe sur l’électricité (4 fcfp:kwh), la patente (centimes additionnels de 50%), et autres taxes (taxes sur les locaux loués, sur la licence 4)., qu’elles pourraient diminuer sous réserve que de nouvelles entreprises s’installent sous réserve qu’elles ne font pas que délocaliser l’emploi d’une commune à l’autre.

    Pour ce qu’il s’agit de la démocratie participative, j’y suis foncièrement contre car elle favorise les projets populistes, démago, et générateur de querelles de clochers. En donnant le pouvoirs aux quartiers, on en arrive au fameux « l’intérêt général devient la somme des intérêts particulier ».

    Qu’on prenne l’avis OK. Qu’on laisse décider des élus centrés sur une microcosme, hors de question.
    Au contraire, au Tahiti, il faudrait supprimer toutes les communes pour n’en faire qu’une seule, et ainsi plus de problème de savoir où on met la station dépuration, le funérarium, le chenil, etc… Fini les éboueurs qui finissent à midi, après 4 heures de travail parce qu’ils auraient ramassé l’intégralité des déchets de leurs communes. Fini les sureffectifs de policier municipaux et de pompiers à un endroit, et de sous effectifs ailleurs.

    Je précise que je suis un républicain voire Roberperrien, pas un démocrate. et que cela suppose d’avoir des représentants éclairés et là, on est très loin du compte en Polynésie.

    Mais si on écoute la population, tu n’arrives à aucune réforme, chacun d’entre nous ne voulant pas lâcher le moindre acquis.

    Toute autre chose, que penses tu du phénomène de déflation que la Polynésie connait désormais, et dont les élus se félicitent (super, une inflation faible et donc une baisse des prix…) ?

  3. Bonjour Xoftahiti,
    d’accord avec toi pour « à Tahiti, il faudrait supprimer toutes les communes pour n’en faire qu’une seule ». C’est ce que je sous-entendais quand j’écrivais que je ne connaissais qu’une ville. En fait, je me réservais pour parler du « Grand Papeete » ou, pour ne vexer personne, de la communauté urbaine comprenant outre Papeete, Pirae et Faa’a et, pourquoi pas, Arue et Punaauia qui ne sont que des villes banlieues.
    Je dénonce, par ailleurs, cette stupidité des communes associées en particulier aux IDV et ISLV où les petites communes isolées n’existes pas >>
    http://www.tehoanotenunaa.com/article-la-mascarade-des-municipales-122947249-comments.html#anchorComment

    • On est bien d’accord. Mais la population est malheureusement attachée à leurs communes associées, et les élus encore plus. Et quand j’entends leurs idioties (population et élus) qu’il faudrait transformer ces communes associées en commune de plein exercice pour éviter les problèmes de clientélisme au sein même de ces communes… Je rêve !!! Je te mettrai tout cela en cours et formation accélérée pour les éduquer. La seule solution est la fusion de communes. Le Canada l’a fait, la Belgique également, la Suisse poursuit le mouvement etc…

      Et oui, il faut que des élus éclairés votent des textes à la place des veaux électeurs. Ainsi, on n’aura plus de vote idiot comme en Alsace où la Population a refusé la fusion des départements alors qu’il s’agissait d’une mesure qui allait dans le bon sens. Mais quand on écoute et on fait confiance en une population sous éduquée d’un point de vue civique,économique, etc… on en arrive à des conn…

      • Alors la solution : les communautés de communes ??
        Quant à l’idiotie des élus… ils sont élus par la population, comme tu l’écris, sous éduquée. C’est le problème de la démocratie. Il n’y a pas de système parfait. En fait, c’est les humains qui sont imparfaits…

      • Ah, la population n’est en rien sous-éduquée, elle l’est, et parfaitement, par le monde politique en tant que clientèle électorale. Elle l’est par la République , au profit de ceux qui vivent de la République.

  4. Oh si, tu fais d’abord passer un test de culture civique, économique, culturelle, etc… à tout citoyen qui veut s’inscrire sur la liste électorale. Si tu n’a pas la note minimum, tu ne peux pas voter…

    • Hum ! pas très réaliste comme proposition ; j’ai connu des gens qui ne savaient ni lire, ni écrire (même « qui ne savent ») et qui sont plus censés que certains bardés de diplômes.

      • Je n’ai jamais parlé de diplôme, j’ai parlé de test. Effectivement, je connais aussi plein de diplômés c… comme des manches à balai, et des autodidactes qui sont des génies.
        je dis simplement qu’il est trop important de laisser la conduite d’un Pays à des édiles, élus par électeurs qui ne sont pas éclairé, et qui préfèrent regarder une téléréalité à un débat sur les politiques économiques, aller sur facebook au lieu de parcourir ce site, lire Voici au lieu d’un vrai livre…

        Et c’est pour cela que nous avons les politiques que nous avons : nous les méritons en raison de notre médiocrité et de notre sous-culture civique, économique, historique, etc…

        Pas besoin d’aller à l’école pour être éclairé.

        De toutes façons, je sais que mon avis n’a aucun intérêt, puisque cette idée ne sera mise en oeuvre. Il faudra donc pas se plaindre des élus communaux que les électeurs éliront…

      • héhé, eh oui Pierre!

  5. Bien vu Carabasse , le diplôme est un plus mais n’est pas une condition suffisante.

    Il y a des autodidactes expérimentés et qui sont meilleurs que des diplômés rigides , coincés et portant des oeillères par exemple !

    et il y a des diplômés censés, ouverts et efficaces qui sont meilleurs que des autodidactes pensant détenir la science infuse etc…

    Tout cela pour illustrer le fait que cela dépend de la personnalité de chacun .

    L’idéal serait d’avoir quelqu’un de diplômé et ou autodidacte avec une expérience de vie riche d’enseignements qui soit pragmatique , rigoureux mais pas rigoriste, loyal, persévérant , fin, efficient , pertinent , efficace et JUSTE.

    Je ne suis pas favorable à la suppression de toutes les communes pour faire un grand papeete mais plutôt à l’autonomie des communes sauf si elles souhaitent mutualiser leurs coûts sur des services de base élémentaires à fournir à la population .

    Pour tout ce qui touche à l’humain comme accompagner des jeunes dans des projets de vie ou projets professionnels au sein de la commune , il faudrait une passerelle intelligente entre toutes les entreprises installées dans la commune en question , le réservoir de jeunes ou de moins jeunes d’ailleurs et la commune en étroite collaboration avec les services du pays et de l’Etat.

    La commune devrait être le partenaire privilégié en terme de conseils , de suivi , de prestataire sur des services de base pour tout administré , d’animation des réseaux spécifiques selon les talents et les pôles d’intérêt des habitants des différents quartiers .

    Une commune se doit d’être propre 24h sur 24 , fleurie , attrayante , animée ,développée en ciblant les pôles d’intérêt de sa population toutes catégories confondues . Elle doit évoluer avec son temps et s’adapter aux aspirations de nos jeunes surtout afin de les stimuler dans leurs créativités et leurs innovations .

    Elle doit savoir effectuer des investissements prioritaires en maîtrisant ses charges récurrentes !

    Une commune bien gérée pour moi ne se situe pas seulement à un niveau purement comptable mais bien au delà de par son sens de l’innovation, de la créativité, de part sa capacité à fédérer activement sa population afin qu’elle soit fière de sa commune et qu’elle ait envie de consommer dans sa commune et de s’y relaxer car il y fait bon vivre tant au niveau de la qualité de vie que de la volonté de partager des expériences , des évènements , des passions , des activités ludiques , sa joie de vivre , son humour et j’en passe !

    IL faut une certaine compétitivité positive entre communes pour les emmener à tirer vers le haut le bien -être collectif ! celui-ci se situant dans une certaine douceur de vivre , dans une qualité de l’air , de l’environnement , des équipements adaptés etc……………….DONC UN MAIRE DE PROXIMITE CONNAISSANT CHAQUE FAMILLE , LES BESOINS DE SA POPULATION ET A SON SERVICE POUR UN BIEN ETRE COLLECTIF.

    UN MAIRE CHARISMATIQUE………………………AU FINAL !

  6. Oui, Xoftahiti, j’avais un peu résumé ton propos de façon caricaturale.
    Mais ce que tu proposes (qui est intéressant, je l’avoue) serait contraire au principe même de la démocratie. Ce serait, une caste d’examinateurs qui déciderait qui peut être électeur, qui peut être candidat. Déjà que notre république, soi-disant démocratique, devient de plus en plus une république des juges, cela serait un retour vers la féodalité….
    Pour ton paragraphe « … élus par électeurs qui ne sont pas éclairé…… etc… », je déplore aussi cela, mais que faire ? vivre dans une société avec ses défauts et ses qualités ou se retirer en ermite…

    • Mais je l’ai bien dit, je ne suis pas un démocrate, en revanche, je suis un républicain La démocratie est la porte ouvert au populisme, à la démagogie, où les électeurs portent la responsabilité de ce qu’il ne va pas sur les autres, en réclamant toujours plus, mais en n’étant pas prêt au moindre effort.

      Ce n’est pas parce que une majorité de la population est pour la peine de mort, qu’il faille la rétablir…

      Regarde toutes les campagnes électorales : au mieux, les candidats promettent monts et merveilles aux électeurs/clients, et finalement réalisent le 1/4 de leur programme voire le contraire de ce qu’ils ont dit.

      Je suis donc pour que l’on dise la vérité à des électeurs qui sont prêts à l’entendre parce qu’au fait des problèmes et conscients des solutions difficiles à mettre en oeuvre pour l’intérêt général. Et non faire des discours complaisants pour plaire au plus grand nombre.

  7. Sur mon scoot à Arue, on m’a collé le papier orange, du coup je l’ai lu (faut dire j’ai jeté le courrier avec toutes les profession de foi). La oui-oui économique locale veut créer une crèche publique. Et voilà, un des rares secteurs économique qui marche en Polynésie, on vient le concurrencer par le public.
    La ville idéale pour le politique est la ville où le politique fait tout et les citoyens mendient.
    A quand une loi de séparation de l’économie et du politique?

  8. on voit bien que partout dans le monde une loi de séparation de l’économie et du politique n’existe pas puisque c’est le politique qui met en oeuvre une législation incitative pour accompagner les investissements !et créer les conditions favorables à toute énergie créatrice libérée .

    et on voit bien que le privé est demandeur et surtout quand son secteur est en difficulté vers qui il se tourne vers le politique , bien sûr ! mais quand tout fonctionne le politique n’a rien à y faire § tout cela est un peu trop facile .

    Chaque secteur doit rester à sa place mais a respectivement son rôle à jouer.


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