Publié par : hirofarepote | mai 30, 2013

50 milliards de francs par an : c’est ce que coûte la non concurrence aux consommateurs polynésiens !

C’est l’estimation  » à la louche » que font les professeurs Florent VEYNAIRE et Christian MONTET du « coût de la non concurrence » payé par les consommateurs polynésiens : un chiffre qui fait tilt ! Un chiffre qui devra être corroboré par de nécessaires études à réaliser, tant le manque de transparence sur toutes ces questions est de rigueur.

50 milliards de F CFP, soit l’équivalent de 10% du Produit intérieur Brut polynésien. Un PIB qui, rappelons le, est la somme des valeurs ajoutées de toutes les entreprises et administrations du Pays. En guise de valeurs ajoutées, nous avons plutôt une addition de surcoûts ou de surmarges ajoutées par nombre d’entreprises qui sont en « situation de rente » : tous ces monopoles, oligopoles, cartels, concessionnaires et agents exclusifs, « entreprises protégées », professions à numerus clausus (notaires, pharmaciens, médecins, vétérinaires, importateurs de tabacs, avocats, taxis, huissiers….), prestataires de services à prix administrés… qui parsèment notre paysage économique.

C’est autant de perte en pouvoir d’achat supportée par les consommateurs polynésiens. Un montant « capté » par un certain nombre d’acteurs économiques qui rendent l’économie polynésienne « peu performante » et peu compétitive pour l’exportation. Les touristes qui nous visitent en savent quelque chose…

Pourtant, cet « état de fait » d’un des pays les plus chers du monde n’est pas une malédiction. Nombre de pays insulaires au niveau de vie similaire ou supérieur au nôtre le démontrent ( Nouvelle Zélande, Hawaii….)

Les « rentes » des différents opérateurs, loin de se neutraliser, s’additionnent en bout de chaîne au détriment des consommateurs pour imposer des prix bien plus élevés qu’en Métropole. Comme les entreprises maximisent leurs profits grâce à la frange aisée de la population, la population pauvre est doublement marginalisée, ce qui nourrit un cercle vicieux entre les surprofits et les inégalités. Il faudra bien revenir un jour sur cette conception de notre vie en société.

Rappelons les causes des prix élevés.

Je citerai ici de larges extraits de l’analyse de Monsieur Gaël LAGADEC, du LARJE ( Université de la Nouvelle Calédonie) que je trouve particulièrement pertinente et parlante pour la Polynésie.

L’éloignement et le coût de transport sont d’abord cités. Les conséquences de l’éloignement sont renforcées par le fait que la Polynésie importe l’essentiel de sa consommation de Métropole (quoique de moins en moins depuis 30 ans, puisque celle-ci représente 1/3 de nos importations contre près des 2/3 dans les années 70) et non de son environnement régional, même quand cela est possible. Au total, selon diverses estimations ( à confirmer par des études documentées) , le poids du fret représenterait, le plus souvent, de 5 à 15 % du prix de vente au consommateur des produits considérés et ne permet pas d’expliquer les écarts de prix entre la Métropole et la Polynésie française.

Les droits et taxes à l’entrée sont réelles, mais pas décisives. « En Polynésie, la TVA a été instaurée en 1998 et s’est notamment traduite par une diminution des taxes traditionnelles à l’entrée dont le taux moyen est passé de 42% en 1996 à 30% en 2010. Une fiscalité à l’entrée obéit largement à un motif de recettes fiscales. Mais, ce type de taxe n’explique pas à lui seul les écarts de prix avec la Métropole ».

« L’exiguïté des marchés et les marges sont des causes plus réelles. L’étroitesse des marchés fait qu’il y a peu d’industries. Mais il n’existe pas de monopole légal dans l’industrie : n’importe quel entrepreneur peut décider d’ouvrir une entreprise industrielle dans le secteur de son choix »…Idem dans l’agriculture ou dans la pêche.

Si on constate l’existence de nombreux monopoles, l’explication est simple : la taille du marché polynésien « est souvent insuffisante pour permettre que deux entreprises ou plus se partagent un secteur. Le faible nombre de demandeurs fait que la rentabilité ne peut être atteinte que par une entreprise unique dans un secteur. À cela s’ajoute que, même pour un monopole, l’échelle de production est le plus souvent surdimensionnée par rapport à la population. Il est ainsi très fréquent qu’une entreprise de transformation locale produise à partir de machines qui sont les plus petites de leur gamme et correspondent encore à une production calibrée pour cinq cent mille ou un million d’habitants. Leurs prix de production sont donc mécaniquement plus élevés ». (Gaël LAGADEC)

Le niveau des marges des entreprises en Polynésie française apparaît comme la véritable anomalie économique, source d’une majoration mécanique des prix au consommateur. Le droit polynésien de la concurrence est quasi inexistant ; il n’existe pas de législation contre les monopoles (ou contre la concentration). La grande distribution est emblématique de cette situation. Elle est extrêmement concentrée, au point d’être quasiment structurée sous la forme d’un quasi monopole ( cf mon billet précédent) : les enseignes autres que Carrefour ne font pas du tout le poids et servent même d’alibi à l’enseigne hégémonique pour que cette dernière puisse y prélever une importante rente de monopole.

Outre cette concentration « horizontale », ces entreprises sont également intégrées « verticalement », les distributeurs étant également les importateurs grossistes (« circuit court »).

Si on peut concevoir que les surcoûts génèrent des prix élevés et que les comportements de marge y participent aussi, il reste à comprendre comment les produits peuvent être écoulés à prix majorés. On peut émettre l’hypothèse que deux demandes, correspondant à deux populations, coexistent : la première, aisée ou très aisée, est servie commercialement et la seconde, pas ou peu solvable, est laissée quasiment à l’abandon. Quasiment, car on a inventé pour celle-ci les « PPN »….

Cette première population aisée correspond notamment à certaines professions libérales, chefs d’entreprises et aux fonctionnaires » surrémunérés » (majorations de l’ordre de 82 % et plus en Polynésie par rapport à la Métropole). Ces surrémunérations publiques créent les inégalités et permettent l’écoulement de produits à prix majorés. Ces pratiques de segmentation de la demande permettent d’un côté des profits élevés, mais d’un autre côté génèrent un accroissement de pauvreté, puisque les prix majorés sont valables pour tous, qu’on soit riche ou pauvre.

« Ainsi, même quand une partie significative de la population est pauvre, les entreprises se destinent à la partie aisée de cette population, pour laquelle la demande est relativement rigide face aux variations de prix. Il s’ensuit un cercle vicieux de la pauvreté et des inégalités, dans lequel ces dernières sont aggravées par les majorations des marges et des prix, qui elles-mêmes se nourrissent des inégalités. Pour autant, tout le monde se satisfait de cette situation macroéconomique, arguant, le cas échéant, que ce n’est pas en appauvrissant les riches qu’on enrichirait les pauvres, mais sans voir que les pauvres subissent les prix que les riches peuvent justement se payer ».

« Les syndicats enseignants, ou les syndicats de fonctionnaires, sont des défenseurs naturels de ces surrémunérations, mais le secteur privé y est aussi favorable puisqu’il s’agit d’autant de clients à fort pouvoir d’achat et donc de débouchés pour les entreprises, notamment du tertiaire. A l’inverse, aucun acteur ne défend une baisse de ces surrémunérations qui draine pourtant les meilleurs étudiants vers la fonction publique plutôt que vers le secteur productif, bride la croissance économique et permet enfin que les prix soient bien plus élevés qu’en Métropole ».

En ce sens, selon Gaël LAGADEC, « cette acceptation consensuelle d’une situation macroéconomique héritée du passé, quand l’éloignement nécessitait une compensation financière pour attirer des fonctionnaires métropolitains, peut être vue comme un choix collectif, réel mais non assumé, en faveur de la vie chère ».

Les premiers gouvernements FLOSSE ont bien vu le problème il y a plus de 25 ans et l’ont « traité » en partie en catégorisant divers produits et en règlementant de manière différenciée leurs marges de commercialisation : les fameux « PPN » (produits de première nécessité) sont apparus, à côté des « PGC » et des « produits à marge libre ». La liste de PPN s’est élargie depuis…. y compris, récemment, sous l’égide du dernier gouvernement TEMARU. Ce qui a pour conséquence de coûter globalement quelques milliards de F CFP au Pays, car une nouvelle usine à gaz a été bâtie sur cette base.

Cette « segmentation administrée » des produits a d’ailleurs fait tâche d’huile dans l’outre mer français à l’occasion des crises successives qui se sont produites et qui avaient pour origine « la vie chère »: bouclier des prix à la Réunion ou aux Antilles, « produits Oké » en Nouvelle Calédonie…

Cette approche « d’économie administrée« , qui vise surtout la moitié de la population la moins favorisée, est superficielle, car elle ne s’attaque pas aux vraies causes de la vie chère. Elle comporte en outre des limites et des effets pervers. Nous y reviendrons.

Je décomposerai dans mes prochains billets toute cette problématique de la « cherté de la vie » en passant en revue tous les étages de l’économie, de l’amont vers l’aval. Surtout, je voudrais proposer des solutions plutôt que de m’attarder sur les constats : ceux ci ont déjà été bien explicités par divers spécialistes. Ce qu’attend surtout la population, ce sont des remèdes à cette situation. Pour l’instant, les polynésiens ne se sont pas « enflammés » comme en Guadeloupe, à la Réunion, à Mayotte et, ces derniers jours, en Nouvelle-Calédonie. Mais « méfions-nous de l’eau qui dort »….

Un indice du fait que notre nouveau gouvernement attache une importance particulière à cette question : dans l’intitulé du Ministère de l’économie, j’ai noté « chargé de la lutte contre la vie chère« . Rude chantier en perspective…. Il faudra qu’il fasse en sorte que nos « rentiers » rendent une grande partie de ces « 50 milliards » aux consommateurs polynésiens.

Je prend le pari que ce surcroit de pouvoir d’achat rendu aux consommateurs dynamisera l’économie polynésienne et enclenchera un nouveau cycle de croissance dont toutes les entreprises bénéficieront.

Je l’ai d’ailleurs qualifié de « big bang ». Je persiste et je signe.

* En économie, une rente est un profit ou un avantage retiré du fait de profiter d’une situation non concurrentielle.

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Responses

  1. Il est connu que la concurrence ne peut que profiter au consommateur qui s’obligera à consommer de façon averti !

    Les entreprises implantées en Polynésie Française doivent comprendre qu’en temps de crise , il est urgent qu’elles réduisent leurs marges trop longtemps excessives par le passé car même la couche aisée de la population réfléchit avant de consommer c’est dire !!

    Si tout le monde fait des efforts y compris les entreprises citoyennes , on stimulera l’économie globale et ce sera porteur et dynamique pour toute la chaîne !

    Vive la concurrence , cela ne peut être que sain pour notre population surtout pour les plus fragiles d’entre nous.

    Excellent billet ! A consommer sans modération !

  2. on a oublié le plus scandaleux : les importations taxées incluent le prix du transport; ce qui équivaut à taxer la chaise d’un invalide, car notre handicap majeur est bien notre éloignement de tout !

  3. Pour la taxation du prix CAF (port compris) c’est dans la norme internationale. Rien à dire à ce sujet, ce qui compte c’est le volume total de taxation qui résulte de ce que le Territoire veut comme argent, alors que our 100F dont il a besoin, il prenne 30% du CAF ou 35% du prix sans le port n’a que peu d’intérêt.

    Par contre, dans une optique de concurrence, et la meilleure qui soit , c’est à dire une concurrence opérée par le consommateur et non le commerçant vis à vis de ses fournisseurs, établir la taxation sur le prix sans le transport, rend l’importation directe plus rentable pour les particuliers qui ne peuvent avoir, eux, d’économie d’échelle sur le transport.
    En ce sens, la modification de la base taxable obligerait les importateurs à se montrer beaucoup plus raisonnables sur leur marge, et sans autorité de la concurrence, sans les salaires logements et climatisation qui vont avec, et surtout sans intervention de l’autorité dans l’économie, simplement en la rendant plus fluide pour le consommateur.
    De même, une taxation forfaitaire (sans faire de déclaration avec les positions tarifaires) jusqu’à au moins 100 000f est indispensable pour favoriser la concurrence.

  4. La meilleure chose qui puisse être afite pour développer la concurrence et faire baisser les prix, ce n’est pas une loi de plus ou une autorité de plus et qui va coûter de l’argent en taxes, mais des contraintes en moins et de la liberté en plus pour le consommateur.
    Bon, c’est parler liberté, et parler liberté à un politique se résume à un écran bleu dans son cerveau avec « do not compute »

    • Bonjour Wakrap. Absolument pas d’accord avec toi pour eux raisons :
      – en absence de règlementation, tu laisses les abus se produire et finalement tu fermes les marchés où la concurrence aura peine à s’installer;
      – l’autorité de contrôle s’autofinance par les amendes qu’elle donnera. Il y a juste une avance de trésorerie à faire pour lancer l’autorité, et ensuite tu lui fixes un objectif de résultat en terme d’infractions constatées et d’amendes. Plus le système sera larvé, plus l’autorité aura des moyens pour agir au vu des amendes qu’elles donnera, et remboursera l’avance de trésorerie consentie. Plus le système sera sain, plus la taille et les contrôles de l’autorité diminueront.

      La règlementation, avec parcimonie, est nécessaire, ainsi que les contrôles. Sinon, c’est une autre qui s’instaure, celle de la jungle…

  5. 50 milliards cela semble peu, +\- 20000fcp par habitant par an ,je pense que l absence de réelle concurrence coûte beaucoup plus cher

  6. Ah, la loi de la jungle. C’est qu’elle fait causer. Bon dans la jungle, il n’y a pas le Droit, et nous, nous avons le Droit. La question est de savoir si il faut une législation, en plus du Droit actuel, et aussi un machin qui observe.
    Je crois que l’on peut tomber d’accord sur le fait que si plusieurs commerces avec des prix différents peuvent vendre sur le marché local, le consommateur fait son choix mais c’est insuffisant car on peut avoir entente locale. Si le marché est accessible avec un minimum de contraintes aux commerçants étrangers, je suis bien incapable de voir en quoi un machin local serait nécessaire pour observer les choses.
    C’était Bernard POIRINE qui, il y a quelques années, avait défendu, dans des articles que j’avais parcouru, la simplification de l’importation pour les particuliers. Son propos avait été de dire que moins de transitaires et plus de livreurs était une solution aux prix délirants que l’on observe parfois.
    Je vais donner deux exemples personnels: il y a 8 ans, j’ai aménagé mon local professionnel en ne gardant que le gros oeuvre. Je suis allé voir les menuiseries locales et je n’ai eu comme proposition que de la daube en barre: menuiserie alu, simple vitrage. Ma demande était simplement: je veux du double vitrage et une bonne isolation phonique,chose d’une banalité absolue mais inconnue ici. Quand je demandais si ils pouvaient m’en importer, on me traitait de haut en me disant moi je fais de bonne menuiserie. Bref, face à ce cartel, organisé par le territoire via la TDL de 30% sur les menuiseries, je me suis débrouillé comme un grand à contacter une boite sur L.A qui m’a produit 5 menuiseries sur mesure PVC à double vitrage et verre athermique. Le résultat c’est que je travaille dans un local de 60 M2, climatisé toute la journée, que j’ai des appareils consommant pas mal de courant et que je ne paie que dans les 15000f par mois à EDT ce qui est en gros la moitié ou le tiers de tout local climatisé équivalent mais équipé de menuiseries locales.
    Dans ce cas , la TDL est une source de pauvreté effarante pour tous ici, sauf pour les quelques patrons locaux de menuiseries.
    Deuxième exemple: j’ai voulu faire une toile pour m’abriter du soleil, mon choix s’est porté sur des tissus extérieurs de la marque Ferrari qui a un importateur local exclusif. Il m’a fait un devis pour un rouleau de 30 M (pas de main d’oeuvre) 240 000F. Je suis allé sur le net : 450$, dans les 200$ de transport DHL et environ 20 000 de taxes à l’arrivée. Bref prix final du tiers du représentant exclusif local qui me vantait son exclusivité car il était compétent.
    Mon propos est de dire que la meilleure option pour faire baisse les prix est l’information, et pour que cette information circule bien, il faut libérer l’importation par les particuliers, en simplifiant au maximum les formalités, que les commerçants soient confrontés à cette concurrence du particulier importateur.
    Le conseil de la concurrence ne pourra jamais faire venir les menuiseries PVC à double vitrage athermique sur le territoire, et c’est ça baisser les prix, et non continuer à nous obliger à acheter de la daube locale pour éventuellement quelques francs de moins qu’aujourd’hui

  7. Alors sur ce dernier commentaire, je suis tout à fait d’accord avec toi. Quand je dis qu’il faut une autorité et une règlementation de la concurrence, c’est bien de textes favorisant celle-ci, y compris celle provenant de l’extérieur, dans l’objectif de favoriser le consommateur.
    Et naturellement, si l’entreprise locale veux continuer à commercer, elle devra s’adapter aux règles favorisant la concurrence et non celles qui la protège. La concurrence stimule le marché, les protections ne font qu’entrainer des abus…

  8. Le territoire est le premier fauteur de trouble dans la concurrence de part son action, et en particulier la TDL.
    Si l’on prend ce qui est peut-être le premier poste d’investissement, l’immobllier, la TDL sur des articles précis, comme sur les constructions en kit, appauvrit très largement tout le monde.
    Le prix de l’immobilier fait que les marges doivent être augmentées pour simplement assumer ce coût.
    Nous sommes dans un schéma où le pouvoir augmente directement les prix pour « soutenir » l’emploi local, les entreprises sont de ce fait contraintes d’augmenter leurs marges pour financer ce soutient, les consommateurs constatent que ces marges sont trop importantes et le gouvernement va pondre un machin pour surveiller les marges qui ne sont que le résultat de sa politique.
    Comme toujours, le pouvoir est la source des problèmes.
    Et dans les réunions avant les élections, j’ai entendu le nouveau vice président, dans des moment d’euphorie fiscaliste, raconter qu’il allait promouvoir le bois de coco, une TDL sur ce qui pouvait le concurrencer, intégrer par la norme l’utilisation de ce bois dans les constructions, bref, nous appauvrir et de fait augmenter les marges pour financer le bois de coco.

  9. Un très bon article qui rejoint ce que je tente si mal d’exprimer.

    http://www.contrepoints.org/2013/06/09/127278-lapport-de-milton-friedman-au-droit-de-la-concurrence-2-les-monopoles

  10. L’autre article ici : http://www.contrepoints.org/2013/06/08/127180-lapport-de-milton-friedman-au-droit-de-la-concurrence

  11. Ia orana tt le monde

    @Hiro, ia orana oe

    50 milliards, ça nous coûtent non pas par manque de concurrence mais parce que 50 milliards sortent prématurément du circuit économique du Fenua, sans accomplir ce pourquoi c’est fait et nous fait cocu en allant créer de la richesse hors fenua sans aucune retombée locale.

    Tout autre chose j’ai relevé ceci  »On peut émettre l’hypothèse que deux demandes, correspondant à deux populations, coexistent : la première, aisée ou très aisée, est servie commercialement et la seconde, pas ou peu solvable, est laissée quasiment à l’abandon. »

    Du coup on focalise à nouveau sur le premier groupe, on oublie le second, pour s’autoriser de facto à remettre en cause les revenus ou sur-rémunérations de ce premier groupe. Mais dans quel but exactement?

    Faire baisser les prix? Sérieusement tu y crois. Et quand bien même, une baisse des prix va t’elle rétablir le pouvoir d’achat du deuxième groupe? Ça n’a échappé à personne j’espère que le pouvoir d’achat de Rien même avec une baisse des prix ce sera toujours Rien de Rien. Nada.

    Et voilà, comment de nouveau on abandonne ce deuxième groupe non sans l’avoir utilisé en tant que prétexte pour stigmatiser, tirer sur les faux privilégiés du premier groupe. Et si le niveau de rémunération de ce premier groupe était en fait, la norme pour le Fenua compte tenu de tous les avatars liés au statut de territoire isolé.

    Notre niveau de cécité et d’incompétence est si prégnant qu’elle nous fait préférer le premier groupe en tant que cible expiatoire pour éviter d’avoir à assumer notre devoir qui est d’attribuer au second groupe les moyens d’une vie décente.

    Sauf que à un moment donné, tirer vers le bas les premiers au lieu de revaloriser les seconds nous reviendra en pleine gueule. Mauruuru

    Te aroha ia rahi. Parahi ana’e
    petites gens

  12. Commentaire classique consistant à préserver un bonne clientèle électorale bien pauvre surveillée et protégée par une classe de fonctionnaires bien payés pour leur bien, le principe nomenclaturesque dans toute sa splendeur.

    Le record est là : « Sauf que à un moment donné, tirer vers le bas les premiers au lieu de revaloriser les seconds nous reviendra en pleine gueule »
    Les premiers sont à la charges des seconds, l’argent ne pousse pas aux arbres, il faut le prélever avant, et comme toujours c’est la grande masse des pauvres et classe moyennes basses qui en souffrent le plus et qui paient le plus en volume.

  13. Ia orana tt le monde

    @ Wakrap, ia orana oe

    Les patrons dans le second groupe?

    En voilà une nouvelle qu’elle est bonne. A force de donner dans le sectarisme, voilà ce qui arrive, mon vieux. Mauruuru

    Te aroha ia rahi. Parahi ana’e
    petites gens

    • Quel rapport avec les patrons, où as-tu vu que je parlais d’ouvrier et de patrons, homme de paille rempli à l’azote. Je parle de pauvres et de moins pauvres. Y a des fois où il faut un peu sortir de la lutte des classes en mode bouffonerie marxisante, le monde a changé et était déjà mal analysé de ce temps. Prend l’exemple des autoentrepreuneurs en France, Plus de 1 000 000 à micro revenus,; 1 000 000 qui gagnent moins que le moins payé de tous les fonctionnaires. Ici environ 80 % des parons assujettis au RNS sont au plancher soit entre 80 et 100 000F mensuel

  14. ia orana tt le monde

    @ Wakrap

    tu veux que je t’explique comment faire pour ne déclarer que 80 000 Fcfp.

    Et puis sans déconner qd tu entends les mecs râler parceque le plafond de l’assiette passe à 3 millions/mois, on a du mal à croire que ce ramdam, c’est le fait de 2 ou 3 pelés seulement.

    Et bien sur, ceux là, tu ne les comptabilises pas dans le premier groupe, ils pointent aux abonnés absents par contre tes 85% sont bien à comptabiliser chez les pauvres. En voilà une bonne nouvelle, belles recrues.

    Gaffe t’es marxisant sur ce coup là. Pas crédible mais bon ça ne coûte rien d’essayer, t’as bien raison copain devais je dire camarade. Mauruuru

    Te aroha ia rahi. Parahi ana’e
    petites gens

    • Ma remarque tient à ton discours affirmant que les patrons sont riches, ce qui est faux: 80% sont près du plancher. C’est ton affirmation marxisante que j’ai relevé avec l’argument que 80% des RNS sont près du plancher. C’est un fait. Donc arrête de troller dans le mode racisme social.


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