Publié par : hirofarepote | mai 17, 2013

UPLD : une conception dangereuse de la démocratie

Quelle ne fut pas ma surprise d’entendre, hier soir, sur Polynésie première, le Sénateur-ambassadeur plénipotentiaire personnel de Monsieur Oscar TEMARU, affirmer par deux fois que la moitié des électeurs polynésiens qui se sont exprimés lors des élections territoriales n’aurait pas droit à la parole dans l’hypothèse d’un futur et éventuel référendum d’auto détermination !

Un électeur polynésien sur deux rayé de la carte électorale par la seule volonté de notre jeune Sénateur de la République française ! Je ne sais si ses collègues socialistes, démocrates dans l’âme, s’en offusqueront à l’occasion d’un communiqué condamnant ces propos.

Si je comprends bien, Monsieur le Sénateur de la République Richard TUHEIAVA veut installer une démocratie polynésienne à sa main et à celle de l’UPLD. Voilà une expression dangereuse de la démocratie façon UPLD.

Petit à petit, on voit se dessiner toutes les arrières-pensées de la volonté acharnée de Monsieur Oscar TEMARU de voir la Polynésie française réinscrite sur la liste onusienne des pays et territoires à décoloniser. Mon poisson d’avril dernier était à peine caricatural.

Parmi ces arrière-pensées figure bien la réduction  » à la hache » du corps électoral polynésien. Pour exclure la moitié de celui-ci, Monsieur Richard TUHEIAVA doit avoir des critères particulièrement restrictifs et forcément abusifs qui ouvrent la porte à l’arbitraire.

Une vision à l’opposé de l’éclairage de Monsieur Sémir AL WARDI qui, ce matin, toujours sur Polynésie première, estimait que, tout au plus, 10% du corps électoral pourrait être éventuellement exclu d’un référendum d’autodétermination, car, « non concerné » par cette question. On pense, par exemple, aux militaires et aux fonctionnaires métropolitains de passage qui n’ont pas leur intérêts matériels et moraux en Polynésie française.

Un écart de 40 % entre la conception du Sénateur et celle du politologue. Autant dire un gouffre !

Derrière ses allures de raminagrobis, l’ambassadeur plénipotentiaire défend en fait la même conception intégriste de son Maitre : grosso modo, seuls les électeurs polynésiens qui partagent leur idéologie indépendantiste auraient le droit de voter. C’est vrai qu’avec cette conception, le résultat ne fait aucun doute : la victoire éclatante du camp indépendantiste est au bout… Bien belle leçon de démocratie que voilà.

Oubliées les précautions sémantiques du style : mais non, mais non, polynésiens, vous aurez le choix entre départementalisation, autonomie ou « pleine souveraineté ». Il y a d’ailleurs un historien idéologue à la retraite, recruté temporairement par le Past Président de l’Assemblée, qui passe ses journées à noyer le poisson et à nous faire prendre des vessies pour des lanternes….

Oubliées les affirmations du style : Mais non, il n’y a que Monsieur Gaston FLOSSE pour penser que cette réinscription est le début d’un processus vers l’indépendance… Mieux vaut en rire, n’est ce pas Monsieur Moetai BROTHERSON ?

On assiste, en fait, élections démocratiques passées, à une nouvelle radicalisation du Tavini. Les prêches quotidiens de Radio Tefana, où des journalistes à l’idéologie indépendantiste intégriste récitent le catéchisme le plus pur et le plus dur sur les « vendeurs de patrie », « l’Etat néo colonial », le peuple maohi devenu mendiant sur son propre sol, j’en passe et des meilleures, font froid dans le dos.

Heureusement que de plus en plus de polynésiens ont compris la dure réalité de ce que nous promet une gouvernance indépendantiste, loin des rêves et des illusions. Depuis 2004, et notamment ces deux dernières années, ils en ont vécu la triste expérience. C’est ainsi que près de 3 polynésiens sur 4 ont vôté pour l’Autonomie.

La malgouvernance upldienne a été incapable de faire face à une sévère dépression économique, alors que l’indépendance serait un cataclysme sans commune mesure avec la crise économique que nous vivons.

Imaginons seulement : 200 milliards de F CFP de transferts publics annuels métropolitains disparaissant progressivement du circuit économique polynésien du fait de notre appartenance à l’ensemble français, pour n’en laisser subsister au mieux que 20 milliards de F CFP en cas de « République indépendante maohi ayant signé une convention de coopération avec la France »…. (Entre parenthèses, ce n’est même pas ce que reçoit le Vanuatu indépendant, ancien condominium franco britannique, de la coopération française) . Je ne vous dis pas la terrible régression économique et sociale que nous allons vivre !

Ce n’est pas du catastrophisme, mais seulement une lecture d’économiste sur l’enchainement des relations causales et du cercle vicieux qui se produirait au sein du système économique polynésien.

On comprend mieux pourquoi le Tavini va chercher à la rescousse de sa cause la puissance émergente chinoise, quitte à ce qu’un vrai colonialisme surgisse dans notre Pays en ce début du 21è siècle.

Il n’y a qu’à lire les articles des revues africaines sur le comportement colonialiste des chinois dans certains pays d’Afrique pour s’en convaincre. A un point tel que le nouveau Président chinois, en visite officielle en Afrique, a dû faire amende honorable et promettre un infléchissement de la stratégie chinoise de rachat d’entreprises, d’importation de main d’oeuvre chinoise, de conquête des marchés…et des terres agricoles en Afrique.

Le méchant colonialiste ne sera pas celui qu’on croit….

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Responses

  1. Ia orana Hiro,

    J’ai également entendu la réforme du corps électoral voulu par le Tavini huiraatira, et donc qui sera adoptés par l’ONU… J’ai donc cherché par quels bouts Mr Tuheiava allait-il le raboter.

    Les chiffres du recensement n’étant toujours connus du grand public (mais surement de nos anciens décideurs), j’ai donc pris les chiffres du recensement 2007.

    Déjà, on retire tous ceux nés en dehors de la Polynésie soit 15% de la population. Saletés de popaa qui votent mal…

    Mais ce n’est pas assez. J’enlève donc tous ceux qui ne parlent pas, ne comprennent pas ou ne lisent pas le tahitien (y compris donc ces faranis taioros…). Là j’arrive à 2/3 de la population qui parlent, écrivent et lisent le tahitien.
    Ich… pas assez encore !

    Pas grave, j’arrive encore à retirer de cette population 2,5% nés en dehors de la Polynésie. Bien fait pour vous, vous n’aviez qu’à avoir votre pito enterré dans notre pays, non mais…

    Mais, il m’en reste encore 14% à me débarrasser

    Bon allez, la communauté chinoise qui parle, écrit et lit le tahitien, je vous exclus aussi. Vous n’aviez qu’à avoir une descendance maohi pur monoi. Ils doivent bien représenter 14% de la population non ? Et si j’inclus toutes les sympathisants, militants et électeurs du tahoeraa condamnés, alors là je suis sur d’y arriver.

    Bon, maintenant que j’ai réussi à réduire de moitié mon corps électoral, il me faut un plébiscite. Donc la seule carte électorale admise sera la carte de militant tavini.

    Et là, c’est bon on peut être indépendant maintenant ?

  2. J’ai été également outré par le discours de TUHEIAVA. Par contre j’ai l’impression que la poulation ne capte pas les dangers d’une telle affirmation ; car sur les réseaux sociaux ou autres il n’y a aucune réaction. Je pensais que plus de gens allaient se soulever contre de tels propos. La polynésie serait-elle anesthésiée ? est que l’on va attendre d’aller droit dans le mur et de se dire « si j’avais su, j’aurai … » . Pour ma part de tels propos auraient du faire la une des journeaux pour mieux sensibiliser la poulation. A bientôt de vous lire.

  3. Bonjour Titaua,
    on pourrait, en effet, s’inquiéter et penser que les polynésiens sont anesthésiés. Mais non, ils ont répondu le 5 mai dernier et confirmé hier et aujourd’hui à l’assemblée. Reste à savoir s’ils ont fait le bon choix, l’avenir nous le dira…
    En tout les cas, je pense que le Tahoeraa a gagné beaucoup de voix grâce aux déclarations d’Oscar Temaru et Richard Tuehiava (ainsi que la nullité de leur communication).

  4. le Tahoeraa a gagné parce que la souche polynésienne tavini qui est en détresse sociale se rend compte que OT n’en a que faire puisqu’il s’intéresse davantage à New York qu’à favoriser l’emploi pour son peuple ! et parce que la population demie , métropolitaine et d’origine chinoise se rendent compte que le tahoeraa est le meilleur rempart contre l’indépendance car c’est le seul parti autonomiste qui a une base de militants de souche polynésienne comme au tavini mais anti-indépendantistes et qui reste fidéle et solide !c’est une base fiable et loyale ! et non volatile………..

  5. une conception scandaleuse de la démocratie en écartant un corps électoral aussi conséquent ! c’est loin d’être fair-play !

    voilà la dictature en cas d’indépendance………………………au même titre que cuba et j’en passe !

  6. Bonne pioche Xof !

    Oscar Temaru vient d’annoncer sur Polynésie première que, selon lui, seuls ceux qui se sont installés depuis 1966 en Polynésie pourront avoir le droit de vote lors du scrutin d’autodétermination. Allez hop, déjà 10% en moins.

    Il disait aussi qu’un débat peut également avoir sur le droit du sol et droit de sang. Alors là, il y aura aussi de quoi sabrer dans les effectifs : entre ceux nés en Polynésie d’un ou deux parents non maohi, ceux qui devront justifier d’une descendance pure maohi (jusqu’à quel degré?), et les maohi nés à l’étranger, on va bien finir par atteindre un corps électoral réduit de 50%.

    En attendant, Philip Schyle, Teiva Manutahi, Nicole Bouteau, et autres ne pourront pas voter. Patrick Galenon, j’espère que tu es revenu avant 66 chez nous, sinon tu resteras à la maison pour contempler les résultats.

  7. J’ai longtemps suivi tes propos, Pierre, même du temps où tu étais un pseudo résidant de Tarascon, et aussi ton blog toujours aussi agréable à parcourir. Je me suis toujours demandé ce qui t’avais poussé à « bouger » pour te retrouver à distance de tes peut-être anciens amis. Est-ce une raison proche du fond de cet article ?

  8. Pour le reste, il faut en rester au fond de l’affaire : ce qui intéresse le Tavini, en dehors d’une poignée d’illuminés, c’est le pouvoir, et ce qui intéresse les électeurs, en dehors d’une poignée d’illuminés, c’est l’argent des autres et l’illusion que le vol crée la richesse.
    Cela me rappelle une famille dont le patriarche était resté jusqu’en 64 en Algérie après avoir oeuvré pour l’indépendance et rentré en désespoir de cause car il avait fini par comprendre que c’étaient là les raisons et motivations de la grande majorité: le pouvoir et le vol. Camus avait vu juste.

  9. Bonjour Wakrap,
    nous aurions pu faire cet échange de propos par mail ou sur mon blog qui est plus « intime ». Mais je n’ai rien à cacher et mes (anciens?) amis connaissent mes raisons : mes convictions sont toujours les mêmes, démocratie, laïcité, liberté individuelle et socialisme (si j’ose utiliser ce mot qui me parait galvaudé actuellement). Tu comprendras que je ne pouvais pas m’entendre avec le Tavini qui est à l’opposé, même si au début, comme beaucoup, j’ai cru à un rapprochement de pensée, le fameux « Taui ». En effet, le fond de cet article est l’une des raisons…
    Au plaisir de te lire.

  10. Je me demandais si l’un des internautes savait en quoi consiste réellement la réinscription de la Polynésie su la liste des pays à décoloniser… j’aimerai savoir si chacun sait en quoi cela consiste… Ce que j’admet c’est que ce parti indépendantiste local n’a pas d’excellent conseillé… mais pourtant son idéologie me paraît exemplaire… car comment construit-on un pays si ce n’est en montant une conscience collective forte et en préservant les valeurs propres du pays… ce que j’ai pu constaté c’est que certains internautes ne présentent pas de faits en présentant leur arguments et sortent bien souvent les propos relatés de leur contexte je pourrais parler de « xoftahiti »… Je précise que je ne suis pas tavini.
    Je pense que cette réinscription est une excellente chose cependant. De plus tous les sociologues et ethnologues analystes de la société local relève des anomalies (qu’on observe dans d’autres sociétés similairement) dû à certaines conséquences du colonialisme. Ce qu’on énoncé les internautes de ce site s’est dire qu’elle vision du référendum serait souhaité par le tavini (sans pour autant citer de déclarations sans les sortir du context), sachant que même en admettant que ce soit le cas, les conditions seront fixées non pas par le tavini, mais nos élus…
    Donc encore une fois, je ne suis pas contre l’avis présenté, mais qu’il soit correctement nourris et correctement présenté, car présenter des arguments d’un « on dit » vous présenterez comme clairement non avisé.

  11. La « colonisation » locale est à appréhender différemment des anciennes. Les polynésiens ont toujours leurs terres et le seul qui les spolie plus ou moins est le pseudo Etat local appelé Territoire. Le problème de corruption entre Territoire et Etat Français est secondaire et peut se retrouver, pays indépendant ou pas. Le pouvoir local est détenu par les Polynésiens.
    Hors idéologie, la question fondamentale pour les électeurs est celle des lois et de l’économie.
    La constitution française en dehors de la DDH de 1789 est assez lamentable, ce n’est pas du tout une référence et la France passe en queue de peloton du point de vue des libertés économique et civiles(hors dictatures formelles).
    Pour l’économie, la réinscription ne me semble pas pouvoir apporter un horizon favorable aux investissements car le parti indépendantiste aura été assez pathétique dans ses propos et actions.
    J’ai bien peur que tout ceci ne fasse que prolonger la crise.

  12. Bonjour Ttaima. Mes propos sont du 2ème degré (au moins) et n’ont pour unique objet que de montrer l’absurdité de certains propos tenus par nos dirigeants.

    J’essaye juste de développer leurs idées incongrues par les conséquences qu’elles entrainent. Quand tu entends que le corps électoral sera réduit de moitié (dixit le sénateur Tuheiava) ou que ceux installés depuis 1966 n’auront pas le droit de vote, j’essaye juste de montrer qui pourraient ceux qui seraient donc exclus du choix qui s’offrira à nous.

    A idées idiotes, démonstration idiote donc…

  13. Enfin, et je terminerai par cela. Ne trolle pas les post de Hiro. Le fond de son article concerne la définition du corps électoral qui sera interrogé lors du référendum d’autodétermination, et non de l’inscription de la Polynésie française, Tahiti Nui, Maohi Nui (selon la dénomination que chacun veut bien donner à notre pays) sur la liste des pays non autonomes à décoloniser. Ce dernier débat est clos, et n’a plus lieu d’être et n’en jamais parlé dans les commentaires de ce post.

    Quant à la sortie des propos du contexte, encore une fois désolé. Je cite le jour et le lieu où ils ont été dit, et t’assure qu’ils sont exhaustifs. Tu trouveras d’ailleurs le contenu de l’interview de Monsieur Temaru, et dit moi en quoi j’aurai repris des propos hors de son contexte. Renseignes toi avant d’écrire et d’émettre un avis aussi…

    « La population qui a voté en majorité pour l’autonomie, en l’occurrence pour le Tahoeraa, est-ce que ce vote a pour vous, valeur de référendum ?

    Je pense qu’il faut analyser ces élections… Quand vous savez que des milliers de personnes sont là pour quelque temps… Prenez le haut-commissaire : pour qui a-t-il voté ? Certainement pas pour nous. C’est normal que des gens qui viennent d’arriver chez nous puissent participer à ces élections ? Non. Il faudra geler la liste électorale !

    Qui aurait le droit de voter ?

    C’est mon avis personnel : je dirais que tous ceux qui sont arrivés ici depuis les essais nucléaires, depuis 1966, n’auront pas le droit de participer à ces votes. (… ) La Cour européenne de justice a reconnu, pour la Nouvelle-Calédonie, une durée de 15 ans de séjour. Moi, j’irais plus loin. Il faudra en débattre.

    Vous éliminez finalement tous les popaa ?

    Non, je n’élimine personne. Je dis qu’il faut en débattre. C’est mon avis. Il y en a qui parlent du droit du sol, d’autres du droit du sang (… )

    Tous ceux qui travaillent ici depuis des années, qui investissent dans ce pays, vous considérez qu’ils n’ont pas le droit de donner leur avis ?

    Il s’agit de notre destin, de celui du peuple ma’ohi.

    Mais le peuple ma’ohi est très mélangé…

    Nous avons été écrasés, piétinés pendant des années. Il faudra en découdre, en débattre. Il faudra voir ce que prévoit le droit international. »

    • Je répond que c’est totalement le sujet de l’inscription qu’on aborde ici car on parle de ces effets direct, c’est à dire la procédure à suivre conduisant à l’autodétermination ou non.
      Clairement certaines déclarations méritent d’être étudiées voire critiquées.
      Cependant il semblerait que l’élément vers lequel il faut se pencher après avoir débattu de manière superficielle dans cet article c’est bien la conception de l’appartenance selon les uns et les autres.

      • Et c’était bien mon intention de mes commentaires volontairement provocateurs : qui est concerné par notre avenir? Manifestement, Oscar Temaru et Richard Tuheiava considèrent que certains intéressés n’ont pas voix au chapitre.
        Débat donc clos pour moi

  14. Le principe de l’auto-détermination est une absurdité ! et encore plus l’indépendance .nous n’avons pas les moyens de nous passer de l’ensemble français , c’est irréaliste ! comment allons nous rémunérer nos enseignants , nos mèdecins , nos fonctionnaires etc
    On le sait , c’est purement suicidaire alors pourquoi se mettre en danger ou mettre une épée de damoclès sur notre tête.

    N’y a t-il pas des actions prioritaires pour retrouver le plein emploi plutôt que de
    s’entêter sur des démarches néfastes à notre développement !

  15. je crois avoir capté des propos tenus par l’ancien président de la PF que les terres rares, entre autres ressources naturelles du pays, tant convoitées par la France en réponse à ses propres difficultés financières du moment – et à venir? – seraient du même acabit que le nickel néocalédonien.

    Permettez deux observations, sur la forme et le fond de l’action de l’ancien président du fenua.

    Très honnêtement, à la date de ce jour, je dois dire mon respect pour le sieur Temaru qui, malgré quelques retenues de circonstance en 2004, est parvenu contre toute attente à la première étape (décisive) de sa démarche quarantenaire vers l’indépendance.

    Du coup, j’ai la sensation très particulière pour ne pas dire bizarre que peut-être, nous ne sommes plus très loin de cet objectif idéologique. pour deux raisons au moins: la première qui me paraît logique c’est que l’idée va faire son chemin dans les esprits.

    A la fois de manière très naturelle voire insidieuse – je relève que Titaua s’interrogeait plus haut sur l’état d’anesthésie qui frappe les gens. Je dois avouer que le public local a toujours fait preuve d’une certaine indifférence préférant subir les évènements socio-politiques qui ont pu animer la vie locale.

    Mais également, et ce sera sûrement très intéressant à guetter, parce que les partisans de cette idéologie vont se mettre en branle pour asséner à coups de démarchage de proximité les bienfaits de l’indépendance!

    Sur le fond maintenant. Je dirais que la question de l’indépendance est légitime pour fixer tout le monde une bonne fois pour toutes! Et chacun doit savoir pour lui-même que la même question va se poser dans les très courts délais aux citoyens néo-calédoniens. En notant au passage qu’il a fallu un drame pour qu’elle soit enfin formellement envisagée par les différents accords consentis par les parties prenantes.

    De même, je vous vois vous insurger à l’idée d’un corps électoral. Je vous rassure, il n’y a rien de démagogique dans les perspectives des acteurs et auteurs de l’idéologie indépendantiste.

    Les observateurs et autres experts en la matière savent parfaitement que telle est la règle. Il s’agit en fait de DÉTERMINER ce corps en fonction de critères objectifs – ni plus ni moins.

  16. 2004 l’année du status loi du pays et cette loi qui à trahis l’existance de la gouvernance de polynésie. Par dessus tout nous sommes contrainte à l’abondant de nos valeurs qui ruinera notre pays et c grace aux tahoeraa huiraatira qui adoptera cette loi de nobostant nous sommes contrariés du fait que l’on parle du mal de l’UPLD TAVINI HUIRAATIRA qui pronne le rabhât de la loi du pays qui est discriminative pour le peuple polynésien!!! J’on doute fort que nous sommes ravis grace à notre cher Richard Tuheiava et de notre président Oscar Manutahi Temaru à eux seul nous sommes connus dans ce bas monde.MAURURU


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