Publié par : hirofarepote | avril 28, 2013

En quoi la politique économique à mener se différencie-t-elle des précédentes ?

La logique théorique qui prévaut en situation de crise économique et sociale dans beaucoup de pays est de faire « redémarrer la machine économique » par une « politique de relance » basée sur l’endettement public.

Le problème, c’est que ce remède a été tellement usité dans le passé que l’endettement de nombre de pays a explosé au point de provoquer la défiance des prêteurs, défiance qui, elle-même, peut accélérer une crise des finances publiques. C’est tout le débat qui a lieu en France et dans les pays d’Europe entre partisans de la réduction de l’endettement public et des dépenses publiques et partisans d’une relance par l’investissement, quitte à s’endetter davantage.

En Polynésie française, si l’on observe ce qui s’est passé ces 30 dernières années, de nombreuses politiques de relance par l’investissement et l’emprunt ont été proposées et menées avec des résultats plus ou moins mitigés. Je me rappelle notamment d’un « Plan Léontieff » au début des années 80 qui visait à relancer l’économie par la commande publique financée par l’emprunt et à « booster » le tourisme.

Depuis 2000-2001, et surtout depuis 2004, de nombreux plans de relance par l’investissement et l’emprunt ont été tentés sans grands succès, si ce n’est de retarder la mise en oeuvre de la vraie solution : muscler notre capacité de production, diversifier notre offre de biens et de services, rendre cette offre plus compétitive et faire en sorte qu’elle satisfasse de la meilleure manière la demande locale et extérieure à laquelle elle s’adresse. On rejoint là un autre débat : politique de relance par la demande ou politique de l’offre.

Si nous revenons à nos plans de relance locaux, ceux ci se sont souvent fondés sur une erreur de diagnostic : nos gouvernants croient avoir à faire à une crise conjoncturelle où il suffirait de « rebooster » la demande par la dépense publique, alors qu’il s’agit d’une crise structurelle où notre offre productive est en inadéquation avec la demande, locale ou extérieure, qui s’exprime.

En simplifiant, que s’est-il passé depuis 30 ans ? Après les plans de relance ont succédé des plans de remise en ordre des finances publiques et d’austérité : au semi échec du plan Léontieff, il a fallu une politique d’austérité ( 1991-1996) pour restaurer les bases d’une croissance par l’offre ( 1996-2000) dont les résultats se sont essoufflés à partir de 2001. Rappelez-vous : en 2000, nous avons battu tous nos records de performance en matière de tourisme, d’exportations de perles, de produits de la mer et de dynamisme économique interne. Quatre années où la croissance économique polynésienne a frôlé les 5 % par an et où le nombre d’emplois salariés créés et déclarés à la CPS a battu des records. C’était aussi le moment où l’on pouvait dire avec fierté que nos ressources propres représentaient plus de la moitié des transferts publics de l’Etat, objectif assigné par le Pacte de progrès.

Malheureusement, nos performances économiques ne se sont pas prolongées pour diverses raisons qu’il serait trop long de rappeler ici. L’essoufflement de 2001 à 2003 a été combattu par divers outils : un accroissement des taxes, la création de nombreuses entités publiques, l’augmentation de l’emprunt et l’accroissement des dépenses publiques. En parallèle, nos performances économiques n’ont fait que se dégrader, notamment en matière d’exportation (tourisme et perles).

Depuis 2004, nos gouvernants ont alterné des politiques de « Stop » and « Go » : Austérité-Relance par la commande publique-Austérité…. jusqu’au point d’atteindre un endettement tout d’un coup considéré comme déraisonnable par nos créanciers. Il s’en est suivi le rapport Bolliet et l’austérité que nous subissons depuis…puisque la relance par l’emprunt ne nous est plus « permise ».

Après ce détour – un peu simpliste, je le reconnais – par l’histoire, revenons au schéma logique de politique économique. Deux thèses s’affrontent :

  • celle des « supra keynésiens » qui nient tout risque lié à un endettement public excessif et qui demeurent partisans d’une relance budgétaire extrême tant que la reprise ne vient pas ;
  • les « anti-keynésiens qui préconisent l’austérité qui, à leurs yeux est le préalable indispensable pour rétablir les comptes publics, puis la confiance, puis la croissance.

Les deux options ont leurs inconvénients respectifs : endettement excessif, d’un côté, accélération de la dépression de l’autre. En Polynésie, on le voit, l’austérité de ces trois dernières années, a créé une accélération de la dépression.Il est urgent de sortir de cette impasse.

Comment ? Par une politique de « fine tuning » qui évite les deux écueils cités ci-dessus et qui nécessitera l’accord de l’Etat et de nos organismes prêteurs :

  • poursuite de la réduction des dépenses de fonctionnement, notamment de la masse salariale du secteur public et transfert de toutes les économies de fonctionnement vers l’autofinancement du budget d’investissement du Pays. Il est impératif que le montant nominal du budget du Pays ne baisse pas, bien au contraire ;
  • stabilisation de la pression fiscale au niveau actuel, sauf pour consolider les comptes sociaux (accroissement de la CST et de quelques taxes affectées) ;
  • accroissement du budget d’investissement du Pays par un accroissement temporaire de sa capacité d’emprunt. Il faudra convaincre les organismes prêteurs de prêter au Pays 20 milliards de F CFP en 2013, 20 milliards de F CFP en 2014 et 15 milliards de F CFP en 2015. N’oublions pas, qu’actuellement, notre capacité d’emprunt annuelle est limitée à 10 milliards de F CFP…;
  • optimisation du Contrat de Projets et des Dotations globales transférées par l’Etat ;
  • accélérer la politique d’investissement de certains établissements publics ou stratégiques : Port Autonome, EDT (hydro électricité), OPT…..
  • accélérer la politique d’investissement des communes, notamment dans les services de base qu’elles doivent rendre à la population;
  • inciter à la relance du logement privé par le débouclage de certains projets immobiliers ;
  • lancer les premières opérations de PPP:
  • cibler la politique d’emplois aidés sur les secteurs porteurs, notamment le tourisme ( amélioration du ratio emploi par chambre, emplois à temps partiel….) et stabiliser le SMIG (le PIB a régressé de 20 % : il faut que les syndicats tiennent compte du fait que le « ratio coût de production des richesses créées » a fortement augmenté et a dégradé la rentabilité de nos entreprises motrices).

Dans l’intervalle des 2 à 3 années qui viennent, nous n’avons pas d’autre choix que de retrousser nos manches pour retrouver la dynamique économique qui nous avons su trouver en 1996-2000, à savoir une croissance par l’exportation compétitive. C’est par une politique de l’offre que nous sortirons durablement de la crise , et non pas seulement par une politique de grands travaux qui ne peut être « perpétuelle » puisque financée, directement ou indirectement, par l’emprunt.

L’idée de base est donc – par un programme d’investissement public suffisamment ambitieux – de créer un nouveau choc de confiance annonciateur d’une nouvelle dynamique économique, le temps que toutes nos énergies soient tendues vers la création d’une offre de biens et services compétitifs. D’où ma préconisation d’un plan de relance touristique exceptionnel, car c’est là que si situe le « gisement de croissance » le plus important à court et moyen terme. En effet, la perte de 100.000 touristes par an a détruit 50 milliards de F CFP de richesses chaque année au sein de notre économie…. D’où la nécessité d’une re-mobilisation de l’ensemble de notre filière touristique pour retrouver progressivement, puis dépasser ce montant de richesses perdues.

Mais celà n’exempte pas tous les autres secteurs de l’économie à l’effort de productivité et de compétitivité, bien au contraire : valorisation des produits de la mer, croissance verte par les énergies renouvelables, économie numérique, économie résidentielle, économie de la santé, agriculture raisonnée, aquaculture…. car la lutte contre la vie chère va vite revenir comme la principale préoccupation de notre population.

Restituer les gains de productivité des entreprises en gains de pouvoir d’achat en faveur des ménages devra être le leit motiv de nos entreprises. Une logique « low-cost-low price » où l’économie locale retrouvera sa « fluidité  » et sa capacité à produire des biens et services adaptée au pouvoir d’achat des ménages est impérative. J’y reviendrai.


Responses

  1. Un SMIC à 150 000 est clairement un obstacle à la résorption du chômage
    Les transferts de la métropole restent le 1er poste de recettes de l’économie polynésienne, loin derrière se placent celles du tourisme et les autres secteurs de l’économie sont plutôt anecdotiques.
    Nous sommes actuellement dans une profonde dépression économique due à une déflation importante en relation avec une contraction monétaire.
    La priorité serait d’injecter rapidement des liquidités dans le système et le seul moyen reste l’Etat français car il peut emprunter pour la Polynésie à des taux historiquement bas.
    Sinon les mesures proposées dans ce papier sont toutes très valables et devraient être suivies par le futur gouvernement.

    CG

  2. Un grand merci à l’auteur de rappeler en termes ….courtois, que jamais, absolument jamais, nulle part sur la planète, une quelconque relance de type keynésien basée sur la dette n’a fonctionné. Le mur de la réalité et le mur de la dette keynésienne des Etats sont là pour le rappeler et le constater.
    Et effectivement, comme pratiquement toujours, la crise est de type structurelle, et elle est aggravée par les dettes keynésienne, et la folie tout aussi keynésienne dans l’esprit des dirigeants, d’un secteur public mortifère, car überdéveloppé.

    Là où je diverge avec l’auteur , c’est sur les deux alternatives présentées. Soit hyperkeynésianisme, soit austérité.(sous entendu comme en Europe). Une troisième solution, et la seule ou presque qui fonctionne, c’est l’austérité de l’Etat et le retrait de l’Etat de l’économie, en Polynésie ce serait le retrait du Territoire.
    La pseudo austérité Européenne concerne lourdement les populations par la récession mais il n’y a pas la moindre molécule d’austérité au niveau des Etats, Aucun, absolument aucun Etat n’a vu son budget baisser.
    Le plus triste est que l’expérience mondiale depuis le début du XX siècle a toujours montré que les Etat qui appliquent à eux-même une austérité permettent à l’économie de repartir (Australie au moment de la grande crise de 29 qui est peut être le seul pays à en être sortie brillamment et rapidement) récemment les réformes du Canada, de la Suède…(à chaque fois moins 30% de fonctionnaires)
    La pression fiscale est très lourde en Polynésie, supérieure à la moyenne de l’OCDE et concentrée sur les entreprises et les non salariés pour les impôts directs (chose immorale et contraire aux droits fondamentaux, les salariés ne paient pas d’impôt direct les non salariés oui) et pour les impôts direct, la TDL privilégie des entreprises et les enferme dans des rentes de situation et en fait des entreprises parasites et non productive pour beaucoup.
    Les PPP reviennent à aggraver la pression fiscale en transférant le coût de la fiscalité sur l’usage devenu payant de services public. Cela peut se concevoir si une baisse de fiscalité équivalente accompagne ce transfert de paiement à l’usager. Dans le cas contraire on continue dans l’appauvrissement des usagers qui paient autant pour un service territorial de plus en plus médiocre.
    Et si le SMIC est un boulet, il en est un encore plus grand, c’est le statut de la fonction publique, à supprimer rapidement et à jeter dans les poubelles de l’histoire afin d’enfin avoir un contrat de travail, selon les mêmes règles, pour tous les habitants.

  3. Il y a peut être une troisième voie (économique pas celle que certains se prétendent être) : emprunter et investir dans des projets productifs, pour dégager des avantages concurrentiels, pour diminuer les coûts de fonctionnement de nos services publics…

    Pendant trop longtemps, on a pensé que les investissements publics étaient synonymes de parpaing, béton et bitume. Et si nous investissions plutôt dans une vrai école formant des personnes de haut niveau à la gestion des ressources marines (ingénieurs aquacoles, capitaines de bateaux hauturiers, biologistes marins, techniciens liés aux productions marines, …).

    Pourquoi ne pas investir dans l’accueil de navires de croisière dans les îles, les grands yachts, la plaisance internationale, etc… Et former bien entendu les polynésiens aux services 5* qui vont avec, développer les logistiques réclamées par ces clientèles, investir dans de véritables plans marketing professionnels basés sur des études de marché sérieuses,…

    Et pas forcément besoin d’emprunter. Exonérons totalement les bénéfices des entreprises si elles investissent vers le développement de leurs activités propres, et surtaxons le versement de dividendes. Voilà une mesure équivalente à un remboursement d’emprunt qui donne finalement des marges de manoeuvre fiscales supplémentaires par l’augmentation de l’activité économique.

    Je suis d’avis à alléger la pression fiscale, mais aussi de favoriser l’activité économique par des investissements publics qui l’accompagnera. La commande publique ne doit pas donner du travail aux entreprises, mais doit donner toutes les conditions nécessaires aux entreprises pour ensuite s’épanouir et grandir.

  4. Je suis pour une fois d’accord avec ce qui a été dit! Enfin quelqu’un qui ne parle pas de kenynesianissme et de politique de la relance par plus de déficit public, complètement inadapté pour une économie insulaire et ultra dépendante. J’ajouterai à cela,
    1) l’euro trop fort qui étrangle l’économie polynésienne, à l’époque de la France-Afrique, le franc CFA était indexé sur le Franc Français, il a été décidé de le dévalué de 50 %. Résultat la croissance est revenu. Les exportations seront dopées, et la demande intérieure se tournera vers la production locale ce qui aura pour effet d’accroitre l’activité de ces entreprises et de faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’état. Evidemment les perdant seront les gros propriétaires immobiliers qui a court terme verront leurs patrimoines dévalués. Pour un temps seulement …

    2) Développement des services bancaires offshores, comme curaçao territoire d’outre-mer hollandais ou Anguilla territoire d’outre-mer britannique qui on permit l’implantation de banques étrangères par une fiscalité ultra-favorable. Assumer le statut de paradis fiscal pour les particuliers fortunés et les entreprises dans le pacifiques, que les riches contribuables australiens, américains, Français reviennent ici comme c’était le cas dans les années 90.
    Sans compter le développement de l’emploi dans le secteur bancaire, et la concurrence de ces mêmes établissements.

    3) enfin suppression des inombrables exceptions aux codes des impôts. Plutôt que de faire un taux d’impôts sur les sociétés à 37% et la possibilité de passer en transaction en nom propre à 5%, ce quefont pas mal d’entrepreuneur, on fait un taux unique à 20%.

    4) Alain Minc disait une interview récente, l’économie c’est l’investissement, le travail, et la confiance. Sans la confiance il n’y a rien, il faut un discours clair et encourageant l’initiative privé et donc l’entrepreunariat et permettre l’implantation d’entreprises étranges, c’est avec cet effet ciseau que l’ont dopera l’emploi.

  5. Peut être qu’une réforme de la fiscalité serait souhaitable, notamment sur les successions extrêmement faible même comparer à la Belgique, plus de progressivité sur les dernières tranches de la Cst, wakrap oubliait de dire que l’emploi non salarié c’est aussi les professions libérales (medecin, architecte, avocats, notaires, pharmaciens, expert-comptable, huissier, conseiller audit-gestion, géomètres) on sait tous ce que représente pour eux ce régime fiscal . Et c’est une bonne chose, stigmatiser les gens qui réussissent est un explosif extrêmement dangereux et on sait tous ou cela a mené certains Pays au 20 ème siècle. Plus la pression fiscale sera faible mieux cela sera pour l’attractivité de notre Pays, dont c’est le dernier avantage comparatif (Ricardo). Remettre en cause aujourd’hui l’indexation des salaires de la fonction publique territoriale serait dévastateur tant cela impacterait la demande. Qui consomme encore aujourd’hui?

  6. @ xoftahiti
    Ton propos présuppose que l’argent dépensé est bien employé quand c’est l’argent gratuit des autres. Trop facile de dépenser de l’argent quand ce n’est pas le sien et quand on a plein de « bonnes » idées.Les cimetières d’investissements « productifs » des Etats dégorgent d’ex bonne idées.
    Un article du jour relève le fait : http://www.contrepoints.org/2013/04/30/123039-selon-une-etude-de-la-bce-les-depenses-publiques-nuisent-a-la-croissance
    Et j’ai toujours plaisir à rappeler, encore et toujours, l’étude Alesina dans le même esprit statistique, sur quelques décennies, qui a montré qu’en cas de crise, l’austérité sur la population enfonce les pays, et l’austérité sur les Etats fait renaître les économies.
    Il faudra bien un jour accepter la réalité,sauf à disparaître dans la misère.

  7. @ deanmorissini.
    Un point :l’impôt sur les sociétés est un impôt sur le bénéfice, les transactions sont un impôt sur le chiffre d’affaire. Les taux ne peuvent être comparés car les bases sont différentes. Une entreprise de 1 milliard de chiffre d’affaire peut ne faire que 10 millions de bénef.et donc 4 millions d’impôt. Si cette « entreprise est en nom propre son impôt sur les transactions serait de 50 millions et l’entreprise mourrait tout simplement.

    Deuxième point ? qui découle peut être du premier en raison de cette « erreur » d’interprétation des bases des impôts.
    Toutes les professions que tu cites qui sont des non salariés en nom propre pour la quasi totalité, je n’écris nulle part qu’il faille augmenter ou diminuer leur impôt direct. je dis simplement que ce sont des personnes physiques comme tout citoyen et qu’il est immoral, honteux et révoltant de leur faire payer un impôt direct et de ne pas le faire payer aux autres personnes physiques qui sont salariées. C’est une inégalité scandaleuse.
    Si l’on parle de réforme fiscale, elle doit impérativement passer par la résolution de ce scandale qui tient du racisme social..

  8. Pour enfoncer le clou à ce sujet il faut relever la STUPIDITE économqiue profonde de cette taxe sur les transactions dans sa conception.
    On peut tout à fait la comparer à l’ancienne taxe professionnelle qui a été définitivement supprimée en métropole en 2010 en raison de cette stupidité économique (je ne fais que reprendre un qualificatif employé à la fois par des politiques et les économistes dans leur globalité).
    Ici la taxe est non seulement basée sur le chiffre d’affaire, mais en plus elle est de type progressif (avec un taux max effarant de crétinisme forcené de 11%). La feu taxe professionnelle était en gros de type proportionnelle (base complexe à détailler ici) et non de folie progressive, et d’autre part plafonnée à 3.5% de la valeur ajoutée de l’entreprise, ce qui était déjà très lourd et nocif.
    Ici elle peut atteindre les 30% de la valeur ajoutée, soit 8 fois plus que ce qui était déjà qualifié de stupide en métropole, et encore ceci grâce à la réfaction de 50% si les frais sont supérieurs à 50% du chiffre d’affaire.

    Quand j’entends M Lauret, qui est présenté comme le futur ministre en charge de l’économie du parti orange, dire qu’il va supprimer la réfaction de 50% si les frais sont supérieurs à 50% du chiffre d’affaire, les bras m’en tombent devant….(je me tais pour ne pas devenir insultant).

    On a coutume de dire qu’il est scandaleux que les caisses de retraites demandent aux entreprises des rentabilités de 10% et ici , on demande aux entreprise une rentabilité de 11% sur le chiffre d’affaire, simplement pour pouvoir exister et acquitter cet impôt, et après ces 11% il faudrait qu’elles arrivent à en dégager encore plus pour simplement vivre.

    Prenons l’exemple d’une entreprise qui assume par son chiffre d’affaire un impôt de 7% et qui envisage d’investir dans un moyen de production permettant d’améliorer sa productivité afin de pouvoir développer son chiffre d’affaire par des prix plus bas et une augmentation forte de sa clientèle, le résultat est que cette baisse de prix sera impossible car l’impôt va l’obliger à augmenter les prix pour pouvoir payer ce prélèvement sur le chiffre d’affaire qui augmenterait jusqu’à la folie de 11%. A ce niveau cet impôt interdit de fait à cette entreprise de se développer sauf à organiser son suicide.

  9. @wakrap
    on est d’accord sur le fait que les bases sont différentes, le problème c’est que l’on peut passer de l’un à l’autre c’est tout. On peut tout à fait passer à la transaction en nom propre pour éviter de s’acquitter de l’impôt sur les sociétés, tu crois qu’une roulotte ferai autant d’argent en France? A t’écouter c’est un enfer fiscal, mais pour le petit malin 1) charges patronales deux fois plus faible qu’en France 2) transaction en nom propre soit 5% de retrocession du CA et ça compense largement tout le reste.

    2) Deuxième point tu parlais de la fiscalité concentrée sur les non salariés et je te rappelais simplement que les professions libérales sont des non salariés et qu’ils gagnent infiniment plus qu’en France ça fait aucun doutes. Mais là n’est pas le problème.

    3) ensuite biensur que les salariés paient des impôts, mon père salarié privé s’acquitte de la CST qui est un impôt direct.

    4) Ce système est un enfer pour celui qui est au chomage ou au smig clairement, produits cher etc. mais pour tout les autres c’est un système généreux , la protection sociale est supérieur à la métropole (ticket modérateur superieur, généralistation du tiers payant) etc.

    5) Si on devait appliquer ne serait-ce que le régime des successions français en Polynésie ce serait l’insurrection. Succession indirect d’un ( oncle, tante etc.) 70% à l’état sans les frais de notaires. Tu veux comprarer avec la Polynésie? Le tetuanui est propriétaire terrien avant tout, il n’y gagnerait pas à avoir la fiscalité française loin de là. Prier pour que le système fiscal soit aussi généreux le plus longtemps possible

  10. Tu me réponds sous l’angle de l’homme de paille.
    Tu me parles de la CST qui n’est pas un impôt alimentant le budget du territoire mais une contribution affectée exclusivement au financement du RST et payée par tous, salariés et non salariés et ne finançant en rien le Territoire.
    Tu me parles du niveau de revenu de non salariés, on s’en fout ce n’est pas la sujet et faux surtout si on compare à ceux des fonctionnaires +80% par rapport à la métropole et de salariés comme de l’OSB à 1M8.
    Reste donc les deux points qui sont révoltants:
    les transactions sont un impôt débile : il est économiquement nuisible dans sa conception
    Il tient du racisme social car seule une catégorie sociale, les non salariés, traités en paria, le paie, et les autres ne paient aucun impôt direct spécifique les rendant à égalité devant l’impôt.
    .

  11. […] un minimum d’autofinancement de l’investissement public et la hausse temporaire de l’endettement du Pays pour affecter un minimum de ressources financières à l’investissement public ne suffiront […]


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