Publié par : hirofarepote | décembre 25, 2011

Rebâtir la maison Polynésie

En cette parenthèse des fêtes de Noël et du nouvel an, je voudrais, bien sûr, vous présenter tous mes voeux pour cette année 2012 qui ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices, bien au contraire. Cependant l’optimisme dans l’action doit surmonter le pessimisme de la pensée.

On peut rebâtir la maison Polynésie sur la base de nouvelles logiques de fonctionnement et de gestion appuyées sur une plus grande productivité et efficacité : il y a encore des marges de manoeuvre pour des centaines d’entrepreneurs qui sauront mettre en oeuvre de nouveaux « business models » dans tous les secteurs de la vie économique et sociale polynésienne.

Une nouvelle société entreprenante peut se construire sur les décombres d’un « modèle », celui des 40 glorieuses du CEP, qui nous a fait, certes, passer, de l’autosubsistance à la modernité, mais sans production conséquente pour inscrire ce modèle dans la durée.

La mondialisation oblige les vieilles nations à se réinventer face aux nations émergentes. Notre Pays, adossé à la vieille et belle nation française, doit donc lui aussi, se réinventer.

Le capital humain, matériel et financier accumulé est important et l’on ne part pas d’une page blanche. Cependant, plutôt que de s’accrocher à des acquis qui ont fait leur temps, car ne reposant sur aucune fondation solide, il faut nous appuyer sur des piliers productifs à créer ou a consolider. Pour acheter des biens et des services, notamment à l’extérieur, il faut produire et vendre d’autres biens et services « échangeables ». C’est une vérité élémentaire de toute économie digne de ce nom.

A nos entrepreneurs de relever ce défi, aussi bien pour les consommateurs polynésiens que pour ceux situés à l’extérieur.

Tout le problème est de produire de manière compétitive par rapport aux autres : là est le défi à surmonter. Toute source de coûts ajoutés qui rend ce défi difficile à surmonter doit être réduite. C’est donc tout notre tissu économique qui est à reconstruire, car tout est relié.

Toutes les rentes de situation et monopoles indus doivent être démantelés, car c’est la condition même de l’efficacité dans une économie ouverte. Ceux qui ne montent pas dans le train de la mondialisation en oeuvre seront définitivement largués et il ne sert à rien de se protéger derrière des murs de sable, car, par définition, ceux ci sont éphémères par rapport aux puissantes forces à l’oeuvre.

L’aiguillon de la compétition a conduit les entreprises et les pays là où ils sont. Et la Polynésie a trop longtemps vécu dans une bulle protectrice qui a fait son temps. Nous vivons hors du monde et il est plus que temps d’y entrer à nouveau.

Ce n’est que sur ces nouvelles fondations productives que l’appareil de régulation et de redistribution publique doit être dimensionné.

Notre « élite  » politico-administrative est pléthorique et d’un rapport coût-efficacité très médiocre. L’exemple du budget de nos Institutions est très parlant de ce point de vue. Des centaines de millions servent à entretenir une caste politico-technique inutile au vu du peu de réformes mises en oeuvre.

De grosses révisions devront donc être effectuées dans le mode de fonctionnement du secteur public dans son ensemble  (Pays, satellites et communes).

Si ce changement est conduit de manière énergique, il y aura de l’espoir. Sinon….

A l’année prochaine !


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