Publié par : hirofarepote | juillet 6, 2011

Jusqu’à quand paierons-nous pour la survie d’Air Tahiti Nui ?

La création d’une « compagnie territoriale » de transport aérien international n’était-elle pas, en fin de compte, une ambition démesurée au regard des moyens de notre Pays ? L’avenir très proche nous le dira.

Encore eut-il fallu la mettre sur de bons rails dès le début. La stratégie « théorique » initiale était d’aller chercher les touristes que les « compagnies historiques » ( de grands pays de la région et de la Métropole) étaient, soit disant, « incapables » de faire venir en nombre important. La stratégie « pratique » fut d’écoeurer progressivement ces compagnies et provoquer leur départ en leur « piquant » la clientèle des résidents polynésiens partant en voyage. Quant aux touristes supplémentaires, on les attend depuis 20 ans

Où en est-on après la valse des PDG et des PCA qui n’a rien à envier avec la valse de nos gouvernements ?

Une société d’économie mixte à bout de souffle, aux déficits quasi récurrents et, où, en « bonne société d’économie mixte », c’est à dire en compagnie quasi publique, certains syndicats corporatistes arrivent petit à petit à cogérer celle-ci selon leur vision étriquée et égoïste, c’est à dire en fonction de leurs intérêts et avantages catégoriels. C’est comme celà que de très nombreuses compagnies aériennes nationales ont disparu du paysage du transport aérien mondial. Et c’est comme celà qu’Air France a dû faire sa révolution culturelle en étant privatisée sous peine de disparaître à force de crouler sous les déficits dus , en grande partie, au « toujours plus » obtenu par des grèves à répétition.

Pour l’instant, je ne suis pas encore convaincu par les premiers mois de pilotage de Monsieur Cedric PASTOUR : certes, il a fait la chasse aux « gaspis » les plus manifestes, ce qu’un bon contôleur de gestion aurait dû faire à sa place et bien avant lui, mais les chantiers les plus sérieux sont encore loin d’être finalisés ou de se concrétiser.

Par contre, soit dit en passant, la réduction unilatérale du nombre de bagages risque d’être une fausse économie, car une partie de la clientèle locale se détourne déjà d’ATN.

Il faut effectivement laisser du temps au temps, mais la recherche de nouveaux investisseurs semble être au point mort et l’intéressement de nouveaux tours opérateurs ne s’est pas encore concrétisé. Comble du comble, sorti des familles ou des amis qui viennent en Polynésie séjourner chez leurs proches, la clientèle touristique métropolitaine fait défaut depuis le début de l’année. Par parenthèse, la déficience du GIE Tahiti tourisme dans ce domaine est patente, puisque, par définition, la clientèle « VFR » n’est pas influencée par la promotion touristique…Une évaluation du rapport coût-efficacité de la promotion du GIE sur la France métropolitaine s’impose …

Pour revenir à l’actualité brûlante, quand je lis la guerre des communiqués, avant, pendant et après la grève qui a secoué la compagnie depuis la semaine dernière, j’en reste abasourdi. La majeure partie des arguments énoncés, notamment de la part des grèvistes, sont bien loin des vrais enjeux économiques, financiers et stratégiques de la compagnie. A aucun moment, il n’est fait allusion aux impératifs de réduction des coûts, de suppression d’avantages inconsidérés dans la conjoncture actuelle, de reconstitution d’un fonds de roulement évanoui, de renégociation des financements bancaires, de recherche de nouveaux marchés touristiques, d’adaptation-renouvellement de la flotte, d’ouverture de l’actionnariat en vue d’une vraie privatisation, de rénovation d’un équipement et d’un aménagement intérieur des cabines devenu obsolète, de partenariat avec la profession touristique et le GIE Tahiti tourisme pour la vente de notre destination par de nouveaux tours opérateurs…. Bref : d’une révision totale du « business model » d’une compagnie qui ne peut plus vivre aux dépens d’un citoyen-contribuable polynésien paupérisé par la crise majeure qu’il subit.

Au lieu de celà, j’entend parler de bagarres à l’extérieur, d’image déplorable que donnent certains membres du personnel de la compagnie et du peuple polynésien, « d’éjections » répétées de tel ou tel hôtel des équipages, de « suspicions d’arrières pensées » en matière de recrutement, de projets implicites de licenciements, de « risques » de copinage, de cogestion dans les recrutements de pilotes où les copains des uns s’affrontent aux copains des autres… On croit rêver !

On est bien lieu des vrais enjeux.

On est capable de faire une grève, sachant qu’une grève pour une compagnie aérienne risque de coûter aux contribuables polynésiens plusieurs dizaines de millions de F CFP par jour, et ce, sans compter les effets catastrophiques sur toute la chaine touristique, pour des motifs catégoriels ridicules et, qui plus est, sans mesurer l’impact désastreux que cette grève peut avoir. C’est la culture de l’impunité de la part de corporations qui pensent que la collectivité sera toujours là pour renflouer le tonneau des danaïdes et perpétuer ainsi une volonté de se « payer » sur la bête. Problème : la bête n’a plus que la peau et les os…. Elle en est à faire des économies de toute urgence dans tout le secteur public et à concocter un pseudo plan de redressement pour que l’Etat puisse nous prêter de l’argent pour des fins de mois de plus en plus difficiles.

Il faut que ces corporations se rendent compte qu’elles ne peuvent plus « jouer dans leur bulle » avec l’argent des autres. Un argent qui se fait rare, aussi bien dans les poches des ménages que dans celles de la collectivité.

La mondialisation du transport aérien est une réalité. Les compagnies low cost sur la longue distance montrent leurs dents et achètent des Airbus par centaines ( Air Asia…) . Des business models que Monsieur Christian VERNAUDON disait impossible pour du « long courrier » émergent, notamment en Asie. On commence à voyager sur des parcours de plus de 10.000 kms pour 500 ou 600 euros.

Je serai d’avis à donner à notre compagnie publique encore deux ans pour redresser ses comptes et mettre en oeuvre une stratégie de conquête de nouveaux clients. Dans le même temps, un processus de privatisation devrait s’engager sans tarder et que les personnels soient partie prenante de cet actionnariat ( sur le modèle, toutes proportions gardées, de l’intéressement du personnel d’Air France). Et, que, à partir du marché métropolitain et californien, un vrai « code share » s’établisse entre ATN et Air France ( sur le modèle de partenariat entre Air Mauritius et Air france pour l’île Maurice). L’heure est à l’optimisation du remplissage des avions des deux compagnies et à la mutualisation des moyens. Après un système de péréquation du prix du billet sur l’ensemble de l’outre mer, si l’Etat veut fixer un tarif plafond en classe économique, « de service public », à partir de la métropole et subventionner une partie du prix du billet vers la Polynésie française, pourquoi pas ? Toutes les options doivent être étudiées pour remplir les avions, sans, bien sûr, « vendre à perte ».

Passé ce délai , et si les résultats ne sont pas au rendez-vous, il faudra bien songer à arrêter l’aventure. A défaut, celle-ci risque de nous coûter quelques dizaines de milliards de francs supplémentaires. Et de contribuer à nous faire tous couler… car nous n’aurons plus les moyens, là aussi, de nos ambitions.


Responses

  1. le problème d’air tahiti nui , c’est qu’elle a été mal gérée depuis le début et n’a jamais eu de PDG digne de ce nom !

    on nous parle de chasse aux gaspi , oeuvre farouche de Mr Pastour, très bien ! mais la rigueur dans la gestion d’ATN est fondamentale pour n’importe quelle compagnie aérienne et reléve, je suis d’accord avec Hiro du travail d’un excellent contrôleur de gestion et çà il n’y en a jamais eu dans la société.

    Ce poste très technique et spécifique à l’aérien n’a jamais été primordial et c’est l’une des erreurs fondamentales d’ATN.

    et au niveau du PDG,, comme dans le cas de Mr Pastour rémunéré , rappelons-le près de 2 mcfp /mois , ce n’est certainement pas pour faire le travail d’un contrôleur de gestion sans compter les multiples directeurs au sein de cette compagnie qui sont trop bien rémunérés pour le travail fourni dans le cadre d’une structure aérienne!

    aucune compagnie aérienne tels que ANZ, AF, LAn chile, Hawaian air, air calin.. n’ont autant de cadres dans leurs structures !

    tous ces salaires administratifs innapropriés dans le secteur de l’aérien y compris celui du PDG plombent déjà les ailes de la cie !

    Il faut absolument rationnaliser et restructurer cette cie aérienne pour qu’elle soit pérenne, à commencer par le PDG qui doit donner l’exemple sur le plan de sa rémunération qui n’est pas du tout adaptée et qui aurait dû dans les 3 mois qui suivent sa nomination quel que soit le PDG efficace, rechercher de nouveaux partenaires financiers, condition sine qua non pour ATN et rechercher de nouveaux clients captifs à partir de marchés émetteurs solides pour notre destination .

    parallèlement , les économies drastiques s’imposent en passant en revue avec un contrôleur digne de ce nom qui se doit de tenir un tableau de bord journalier des dépenses et des recettes et faire la chasse aux gaspillages pour être en mesure d’offrir à la clientéle un bon rapport qualité-prix pour la fidéliser.

    les économies ne doivent, en aucun cas se faire au détriment de la qualité-clientèle et malheureusement la mesure toute récente d’un bagage par passager est très pénalisante pour ATN quand on sait que AF permet au voyageur en classe économique de bénéficier de 2 bagages par passager .

    ce n’est pas vis à vis d’ANZ qu’il fallait se positionner mais bien vis à vis d’AF compte tenu des dessertes à l’identique ( etats-unis et france ) !c’est une erreur grossière car ATN risque de perdre sa clientèle polynésienne de groupes qui privilégie le shopping , les groupes de danse , les groupes culturels, les artisans , la chambre de commerce etc et etc…

    cette soi-disant économie va certainement faire perdre plus d’argent à ATN en terme de revenus si le CA venait à baisser drastiquement ! car la clientèle regardera , avant tout son avantage comparatif et n’hésitera à privilégier ses intérêts comme tout client averti!

    et ce serait inquiétant pour ATN.

    ATN est encore trop géré comme une quasi-administration et , ce depuis son existence ! Elle se doit d’être gérée comme une entreprise privée et ne pas commettre les erreurs irréparables et qui ont coûté énormément à ATN les lignes non rentables tels que Sydney, osaka, New york, n’en parlons , c’était le mort-né pourtant ô combien prévisible !

    le malheur d’ATN , c’est de n’avoir pas été dirigé par des VRAIS PRO en terme de résultats et de suivi et donc d’efficacité et , ce , à tout point de vue !

    TOUT EST QUESTION DE METHODOLOGIES, DE REACTIVITE, DE PRAGMATISME , DE PERSPICACITE , DE RIGUEUR ET DE DYNAMISME ET DE CHOIX STRATEGIQUES FONDAMENTAUX ET EGALEMENT DE HIERARCHISATION DES PRIORITES!

    La tenue du personnel naviguant n’était , pas, par exemple une priorité avec un couturier espagnol de grande renommée !

    ce n’est pas cela qui est important , c’est le style, l’élégance même s’il n’y a aucune touche mondiale, tout peut-être dans la coupe et on aurait pu faire travailler des couturiers locaux raisonnables !

    l’exemple doit être donné du PDG à l’employé de comptoir et tous dans le même sens et non à contre-courant sans compter l’accent indispensable à mettre dans la formation et , ce , dés la création de la cie , pour que le professionnalisme soit de mise journalièrement et mieux chaque jour !
    CE DEFI DOIT ETRE JOURNALIER CAR IL Y VA DE L’IMAGE D’ATN.

  2. Avec tous ces excellents analystes du transport aérien que nous avons chaque jour sur les forums, nous avons vraiment de la chance car c’est justement ce dont Air Tahiti Nui a besoin! veuillez envoyer rapidement vos curriculum vitae à Mr. O. Temaru, présidence de Polynésie Française, avenue Pouvana a Oopa, 98700 Papeete, ou via le site web http://www.temarudesecours.con
    merci

  3. Il est proposé dans le protocole d’accord de dissocier la fonction de président du CA de celle du DG . c’est une option comme une autre mais si cette voie est privilégiée, le CA doit réviser à la baisse la solde de Mr PASTOUR !

    car si on vient à rémunérer un président de CA + un DG rémunéré royalement à 1, 8Mcfp par mois alors que la cie est au bord de la faillite! RIEN NE VA PLUS !

    De toutes les façons , la rémunération de Mr Pastour est indécente pour une cie en difficulté! et c’est un PDG pour une flotte de 5 avions ! le salaire est trop excessif, Mr hamblin est trop jeune dans ce domaine et a fait accepter au CA n’importe quoi et certains de nos administrateurs ne comprennent rien à rien à la structure des coûts dans l’aérien .

    Ils gobent tout et n’importe quoi ! et c’est encuite le contribuable polynésien qui se retrouve le DINDON DE LA FARCE quand il s’agit de sauver financièrement ATN!

    IL FAUT ABSOLUMENT RECRUTER UN COST KILLER chez ATN, c »est celui qui veillera scrupuleusement aux coûts et fera la chasse aux gaspi en étroite collaboration avec sa hiérarchie !

    c’est un contrôleur de gestion spécialiste de l’aérien ! à moins de 500 000cfp , il fera le travail encore loin d’être achevé que Pastour a , à peine , amorçé en 7 mois !

    un vrai cost killer le fait dans la quinzaine qui suit son embauche !!

    LES 2 MISSIONS ESSENTIELLES DU PDG PASTOUR , c’est de renflouer financièrement ATN par l’approche de nouveaux investisseurs ! il nous a dit lors de sa candidature qu’il avait des contacts et que cela sera fait dans les 3 mois maximum , il en est à son 7 éme mois !

    idem pour ses soi disant nouveaux clients ! on les attend toujours !!!

    Il n’a pas rempli les 2 missions CRUCIALES POUR ATN.

    les économies drastiques et encore , il y a de quoi faire encore sans pénaliser la clientèle , ce n’est pas encore brillant même si des choses ont été faites .

    Il y a un manque criant de hiérarchisation des priorités !

    où en est son carnet d’adresses tant promis auprès des banques et des investisseurs lors de sa candidature qui a berné la plupart des administrateurs au point d’accepter un salaire aussi indécent pour un résultat de simple contrôleur de gestion sorti tout fraîchement des études !

    ce n’est pas acceptable !!!

    Mr pastour a du ménage à faire à commencer par lui-même en se regardant dans le miroir et en reprenant ses notes et sa presentation en CA pour avoir le poste de PDG!

    IL verra par lui-même qu’il n’a pas respecté ses engagements !

    être du domaine ne suffit pas , remplir ses obligations et mériter son salaire , c’est encore mieux et plus digne !!!

    IL FAUT UNE RESTRUCTURATION DE FOND EN COMBLE CAD DIGNE DE CE NOM CHEZ ATN EN PRIVILEGIANT COUTE QUE COUTE LE PROFESSIONNALISME ET SIMULTANEMENT L’INJECTION D’ARGENT FRAIS ET L’AUGMENTATION DU PORTEFEUILLE  » CLIENTELE » D’ATN PAS POUR FAIRE DU CHIFFRE D’AFFAIRES MAIS BIEN POUR AUGMENTER LE REVENU NET PAR PASSAGER POUR LA SURVIE ET LA PERENNITE D’ATN.

    EVALUEZ LE PROFIL DE CHAQUE CADRE AU SOL PAR RAPPORT A L’ATTEINTE DES OBJECTIFS DE LA CIE ET SA VALEUR AJOUTEE AU SEIN DE LA CIE !

    et ensuite idem pour tout le personnel, description des compétences et évaluation des profils !

    TOUT DOIT ETRE REPRIS EN MAINS !!avec un professionnalisme exemplaire privilégiant le retour sur investissement pour ATN, il y va de son existence !!!

    IL ne s’agit pas d’être pro ou contre Pastour ! Il faut juste que la CIE VOLE SEREINEMENT ET SAINEMENT ET QUE TOUT LE PERSONNEL DANS SON ENSEMBLE OEUVRENT DANS LA MEME DIRECTION!!

    ET NON PLUS UNE CORPORATION CONTRE UNE AUTRE, C’EST DEBILE !

    LE BON SENS ET LA LOGIQUE DOIVENT GUIDER TOUT CE BEAU MONDE !

    ET EN NOTRE QUALITE DE CITOYEN , NOUS DEVONS ETRE FIER DE NOTRE CIE LOCALE MAIS POUR PEU QU’ELLE EMPRUNTE LE BON ET DROIT CHEMIN POUR S’AUTOGERER PLEINEMENT ET EFFICACEMENT !

  4. Ia Orana

    tt le monde
    oe e hirofarepote tane

    Il ne faut pas nous leurrer. Le Déficit récurent fait partie des outils de gestion normale de toute structure à capitaux ou à participations financières publiques. Les dirigeants de ces structures ont de tout temps compris l’énorme avantage d’avoir comme actionnaire de référence l’État ou ici le Fenua à qui on a tout intérêt de présenter un bilan déficitaire bien souvent virtuel tant les possibilités légales ou presque d’arranger un bilan (filialisation, provisions diverses, amortissement, immobilisations, report oupaiement anticipés … etc) sont légions. Contrairement à ce que certains colportent, juste un coup d’œil en coin au bilan 2010 permet de se rendre compte qu’Atn est loin d’être déficitaire, loin d’être une casserole.

    Par contre, le prévisionnel 2011 fait ressortir un moins bien possible évalué à 800 millions de Fcfp et là on est pile poil dans la manipulation de chiffres. Il faut être con pour se fier à ce genre de communication surtout utile et tout a fait incontournable qd on a des arrières pensées du type préparer l’opinion public pour ne pas dire le manipuler, le formater. La question est de savoir ce que cache cette initiative.

    Alors quand de surcroit on découvre par ailleurs une proposition de dépréciation d’actifs au bilan du fenua de 9 milliards relative à Atn, rapproché aux appels du pied d’Oscar Temaru lui même. La réponse devient évidente. On prépare l’entrée à vil prix d’actionnaires externes, parce que Atn est une putain de bonne affaire. Le genre d’opportunité que le Tapie des grands jours ne laisserait pas passer. Il suffirait juste d’appliquer toutes les recommandations de bon sens préconisées par hina booste (le juillet 13, 2011 à 12:24) pour en faire un diamant. Ce qui ne manquera d’être mis en place, me fait aucun soucis la dessus.

    Mais il n’empêche, c’est un putain de transfert de richesse du public vers le privé, 9 milliards pour 800 millions. A la portée et taillé sur mesure par exemple pour l’un des tout nouveaux membres du CA. Chaque fois qu’OT revient aux commandes, ce personnage arrive à finaliser un de ses projets, drôle de coïncidence qd même, un peu comme le Wan de la grande époque. Ça me rappelle aussi un certain détenteur de licence d’opérateur de mobile en panne de capitaux qui avait trouvé le filon pour s’enrichir grâce aux subsides de la CPS, heureusement que cet investissement a été stoppé. Il se serait fait les c..i…s en or sans rien débourser et sur notre dos. Sur que ça doit être moins le cas avec son actionnaire actuel. Enfin bref.

    Quid du Nuna’a? Va t’il se jeter sur cette opportunité d’avenir, bien sur que non. Oscar Temaru nous a prévendu cette cession à venir comme une opération casse gueule en insistant sur le coté patriotique de la chose, sans jamais mettre en avant les trésors dormant au sein d’Atn. Désolant, irritant, des 46 fillette au popotin qui se perdent. Sacararai va.

    Te aroha ia rahi mauruuru e parahi ana’e petites gens

  5. Ia Orana

    tt le monde
    oe hirofarepote tane

    Bon si (je te cite) … « notamment en Asie. On commence à voyager sur des parcours de plus de 10.000 kms pour 500 ou 600 euros » … On se doit qd même de comparer ce qui est comparable. Tu ne peux pas évacuer d’un revers de la main la différence fondamentale entre l’Asie et nous : La zone de chalandise domestique respective. D’un coté tu as une zone de plus d’un milliard d’individus et du notre, nous ne sommes que 270 000 clients potentiels.

    Mais apparemment si on se base sur le bilan 2010 d’Atn, grossièrement, pour être à l’équilibre il nous faut un C.A de 25 milliards semble t’il et pour l’atteindre il aura fallu à Atn transporter un peu plus de 400 000 passagers. Si on accepte, juste à titre indicatif, de considérer aussi ces chiffres comme points morts possibles (en réalité, ça doit être beaucoup moins élevé) des Cies Low Cost dont tu parles, le constat est simple.

    Il est beaucoup plus aisé et quasi certain de pouvoir réunir le minimum syndical soit 400 000 passagers dans un réservoir de plus 1 milliard d’individus (0,04% de la population) que dans une zone économique d’à peine 270 000 individus (148% de la population). Donc C.Vernaudon n’a pas tout a fait tort.

    Mais néanmoins, toujours à partir du bilan 2010, pour 25 milliards et 400 000 Pax, le prix A/R unitaire théorique Pax ressort grosso modo à 63 000 Fcfp soit 527,94 €uros, pile poil dans ta fourchette.

    Certes, ce raisonnement n’est pas le reflet de la réalité mais dans l’absolu, c’est qd même un bon indicateur de prix possible qui peut amener comme réflexion « Mince Atn aurait pu descendre son prix à 63 000 Fcfp ». Mais bon, raisonnement absurde qd même, il aurait fallu être certain à l’avance de transporter plus de 400 mil de passagers durant l’année. pas gagné d’avance. Mais n’empêche 530 €uro, c’est une bonne base de négociation pour … les TO.

    Mais alors quel pied lorsqu’on connait son meilleur prix d’appel public 192 000 Fcfp A/R, 3 fois plus que son point mort, on se dit qu’à ce prix là, pour le coup, on peut abaisser le point mort Pax d’Atn a 134 000, 3 fois moins de passagers. Même si, en passant, ça nous laisse une bonne marge de manœuvre avant d’atteindre le seuil de liquidation d’Atn, ça représente encore tout de même 49 % de la population ce qui reste énorme pour un territoire et une économie aussi restreinte et faible que le notre.

    Heureusement, rapporté au marché Etatsunienne 300 millions d’individus et Européenne 700 millions d’individus, bien que concurentiellement non compétitif actuellement, le pari, d’attirer annuellement 134 000 voire même 400 000 hôtes à minima, reste très largement à notre porté surtout, comme tu le dis si bien, en revisitant un certain nombre de paramètres basiques comme la stratégie commerciale entre autre.

    Et même mieux, commercialisation made in Ma’ohi, avec seulement 5 % du point mort Pax (20 000 Pack/Séjours/annuel) on équilibre Atn, le budget … du Fenua, on se substitue au concours de notre Hau Metua (179 milliards), on dynamise directement l’économie avec pas moins de 500 milliards généré.

    Franchement Atn reste un très beau bijou, juste victime d’une grave déficience en matière de gestion comme beaucoup trop de structures au Fenua. S’en séparer ne sera que la confirmation de l’incompétence incommensurable de nos décideurs voire plus grave de corruption.

    Te aroha ia rahi mauruuru e parahi ana’e petites gens

  6. Ia Orana

    tt le monde
    oe e hirofarepote tane

    Pastour est presque l’homme de la situation. Les compétences ne vont pas suffire, l’allégeance a fait défaut. il lui faudra encore juste se « Fa’a Ma’ohi ».

    À propos d’actionnariat : Sur la même longueur d’onde qu’Oscar Temaru, Pastour était en train de reconditionner financièrement Atn pour pouvoir accueillir dans des conditions optimum (coût d’acquisition) les investisseurs étrangers en attente qu’il a adoubé mais qui, hélas pour lui, ne sont pas les mêmes que ceux de nos édiles.

    L’ayant compris, il était urgent pour OT de placer un homme de confiance, Maker pour ne pas le nommer, dans la place, pour suivre au jour le jour ce qui se trame au sein de la sphère dirigeante opérationnelle d’Atn, pour contrôler ce « reconditionnement » auquel il aspire également et éviter toutes surprises. C’est la bataille en cours sous-jacente au conflit larvé actuel. Faute de ne pas pouvoir et de ne pas avoir expliqué son projet de cession (et pour cause), de ne pas avoir mesuré l’exaspération et le ras le bol ambiant, OT vient de perdre la première manche.

    Pour ne pas avoir bien mesuré la portée du fait que OT se soit réservé le porte feuille du tourisme, Pastour s’est mangé une grève téléguidée qui aurait du lui couter son siège s’il n’y avait eu la mobilisation du personnel. Si Pastour ne renonce pas à son parterre d’investisseurs dont il fait partie, il se fera lourder et je ne peux qu’ être d’accord avec ça, non sans regret, je le crois être le bon gestionnaire qui convient à Atn.

    Ceci dit l’alternative actionnaires façon OT est elle meilleure?

    J’en suis pas convaincu. Sous le prétexte d’actionnariat local, il va livrer Atn à un actionnaire de référence de la place (notre nouvel entrant au CA d’Atn? lui même soutenu par des intérêts étrangers? va savoir) et sollicite l’entrée symbolique du Nuna’a au capital, sans réel pouvoir juste pour un enrobage populaire de ce qui se révèle être un transfert de richesse d’un montant de 9 milliards financé par les subsides publiques, ceux du contribuable que nous sommes tous, vers le futur actionnaire privé de référence. C’est juste pas des masses sympa. Inconcevable.

    Qui donc lui a conseillé cette arnaque?

    D’une manière ou d’une autre le Nuna’a Ma’ohi à travers la société civile se doit de prendre le contrôle capitalistique effectif d’Atn c’est un du …

    Te aroha ia rahi mauruuru e parahi ana’e petites gens

  7. De toutes façons un raisonnement rationnel aussi brillant soit-il, émis dans un contexte irrationnel a toujours été peu pertinent, non?

    Bons ou mauvais contrôleurs, on ne peut pas vraiment savoir car ils n’ont aucun pouvoir et se cantonnent principalement à des tâches de reporting avec délai expiré. Rien n’a changé pour eux depuis le rapport de la CTC.
    Que pastour leur accorde plus d’importance et de pouvoir plutôt. Après on verra leur réelle compétence. En attendant leur boulot est peu utile et très éloigné du vrai métier de contrôleur de gestion, mais ça n’a pas l’air de les déranger s’ils sont toujours en poste…

    Il manque à ATN un service de contrôle interne.

  8. Ia orana

    Andouillette

    Je te cite … « De toutes façons un raisonnement rationnel aussi brillant soit-il, émis dans un contexte irrationnel a toujours été peu pertinent, non? » … Fin de citation.

    Certes mais avec ta permission, je dirais aussi (et on peut, ne pas être d’accord avec) : « ne perds rien de sa pertinence ». Je suis un convaincu de la dualité de et en toutes choses. Alors du coup plus surement encore, contexte idoine ou pas, irrationnel ou pas, un raisonnement, me semble t’il, ne fait qu’acter un accord ou un désaccord avec l’objet qui fait polémique. Ce qui nuance de facto l’éclairage communément admise jusque là de la chose concernée. C’est le but non?

    Quand à savoir si les recommandations qui jalonnent ce raisonnement, seront mises en œuvre. C’est une toute autre histoire, il n’est pas non plus interdit d’en rêver. Mais pas trop qd même.

    Je te cite… »Il manque à ATN un service de contrôle interne »…Fin de citation.

    C’est pas faux, mais est ce la Raison Première de la déliquescence d’Atn? Je dirais que c’est juste une balise parmi d’autres qui confirme une gestion d’ensemble dilettante voire laxiste. C’est bien la tête de l’entreprise qui contamine le corps tout entier.

    Pastour a commencé à recadrer les choses, reste à savoir s’il va s’arrêter ou s’il va être arrêté en chemin. Quoi qu’il en soit, tant que le poids politique restera prépondérant au sein d’Atn, Point de gestion saine à l’équilibre.

    La pérennité d’Atn passe par son rachat par le Nuna’a Ma’ohi via le Fonds Souverain Ma’ohi … à mettre en place.

    Te aroha ia rahi, mauruuru e parahi ana’e, petites gens.

  9. andouillette, un contrôleur de gestion digne de ce nom , çà ne s’improvise pas , c’est un métier !

    et aucun membre d’ATN , en interne , ne dispose de ce qualificatif même pas Pastour .

    il y a des techniques de suivi journalier rigoureux et des tableaux de bord spécifiques au monde aérien .

    le problème d’ATN, c’est que n’importe qui peut se dire management revenue , par ailleurs et çà promeut une simple personne de comptoir de reservation à des postes mirobolents et beaucoup d’autres exemples multiples et incohérents dans le cadre d’une démarche normale d’entreprise comme le cas Pastour à près de 1, 8 M cfp , c’est inadmissible pour le travail fourni même s’il a réduit les dépenses de fonctionnement !

    car un contrôleur de gestion digne de ce nom et son responsable auraient produit le même type de résultat car c’est leur métier et leurs devoirs au sein de la cie.

    ATN est en déficit chronique et dépenser par mois ce niveau de salaire pour un PDG qui nous a promis monts et merveilles en un mois voire maximum 3 mois et nous en sommes au 8 éme mois sans savoir si ATN peut encore vivre financièrement , c’est incroyable !

    entretemps, pastour conforte sa situation financière et va nous lâcher dans quelques temps et ATN aura dépensé royalement juste pour une réduction de ses charges d’exploitation, ce n’est pas sérieux !!

    les administrateurs se doivent pour le bien d’ATN de désigner un président de CA , bénévole , capable de comprendre , à fond la problématique d’ATN . que les administrateurs arrêtent de surfer sur un dossier qui est crucial pour l’avenir du développement touristique de notre fenua !

    Que ceux qui ne comprennent rien laissent leurs places aux vrais administrateurs dignes de ce nom ! l’amateurisme, çà suffit dans un secteur hyper important pour notre fenua.

    et qu’ils mettent un DG à un coût raisonnable , ATN, n’a qu’une flotte de 5 avions !

    il y a des anciens de compagnies qui feraient très bien l’affaire .

    le DG et le président de CA se doivent d’être un excellent binôme dans l »intérêt général du secteur !! eavec comme unique souci leur bébé ATN ….et le ciel s’éclaircira………………..dans le bon sens !!!!!!!


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