Publié par : hirofarepote | avril 6, 2011

l’UPLD : un parti politique déconnecté des préoccupations des polynésiens

Devant la crise profonde que connait la Polynésie, l’UPLD affiche encore une priorité idéologique : inscrire la Polynésie française au sein de la liste des pays à décoloniser. Dans ce but, « l’avocat-plus jeune sénateur de France », l’une des éminences grises de ce parti,  compte sur les pays dits du fer de lance mélanésien pour le soutenir dans cette quête idéologique de plusieurs décennies. Un « fer de lance » qui compte Fidji, dictature militaire mise au ban de la communauté internationale, parmi ses membres « exemplaires ». On a les soutiens qu’on peut…

Une priorité idéologique posée en préalable à la constitution d’une nouvelle majorité à l’Assemblée de la Polynésie française…. Du moins jusqu’ à la 28 è voix, puisqu’à ma connaissance la 29 è voix fatidique qui créait la bascule n’a pas eu à satisfaire ce diktat. Que ne ferait-on pas pour accéder au « graal », à ce pouvoir « pour le bien du peuple » au prétexte que la « mijorité tong sangienne » a assez duré » !

On a l’impression de revenir en arrière, lorsque notre Président-voyageur se faisait l’ambassadeur d’une Polynésie souhaitant se « décoloniser » à tout prix auprès de tous les pays de la région. Celà promet pour le prochain forum du Pacifique….

Une priorité idéologique bien éloignée des préoccupations des polynésiens.

Ces préoccupations des polynésiens, quelles sont-elles ?

  • Un chômage inquiétant, notamment chez nos jeunes;
  • La baisse des petits et moyens salaires, visible sur la feuille de paye, du fait principalement de la hausse des cotisations sociales et de la CST;
  • Le pouvoir d’achat à la dérive du fait de cette baisse des salaires et de la hausse concomitante des prix de certains produits et services indispensables ;
  • Le coût de la vie et la hausse continue des prix : celle de l’essence obligatoire pour venir au boulot tous les jours, ainsi que celle à venir des produits alimentaires ;
  • en effet, du fait de l’inflation importée, la hausse des prix des produits alimentaires dans les semaines et les mois à venir risque d’être importante. Il serait surprenant que les commerçants, notamment la grande enseigne qui monopolise le commerce alimentaire, prennent sur leur marge conséquente la hausse des prix des produits alimentaires, issue elle-même de la hausse des prix des matières premières agricoles;
  • de même, du fait de la formidable croissance des pays émergents et de leur soif insatiable d’énergie, de matières premières et de produits intermédiaires ( acier, nickel, métaux rares….), les prix des biens intermédiaires utilisés par nos entreprises flambent. Les répercussions sur les prix de la construction, notamment, seront, là aussi, significatives;
  • la fragilisation du système de retraite et l’allongement nécessaire de la vie au travail pour assurer l’équilibre futur de ce système ;
  • le coût grandissant des dépenses de santé à la charge des familles;
  • l’éducation et l’avenir de ses enfants face au piètre rendement du système éducatif et universitaire et à l’absence de culture de l’effort qui gagne une grande partie de la jeunesse.

Les Polynésiens sont préoccupés  par ces questions qui font la vie de tous les jours.

Le poids des dépenses contraintes et obligatoires devient lourd alors que le contenu du porte-feuille s’allège… pour ceux qui ont encore la « chance » d’avoir un emploi. Boucler les fins de mois, c’est la hantise de milliers de ménages polynésiens. Redoutable effet de ciseau qui crée inquiétude, désarroi, voire colère et révolte encore rentrées.

Quand on voit les réactions de ras le bol des citoyens face aux comportements et à la malgouvernance des majorités politiques qui se sont succédé ces dernières années, la crise de nerfs collective risque de déboucher sur une vraie révolte. Et on en sent les signes avant-coureurs aux ultimatum qui fleurissent au sein des forces vives de la société. En ce sens, l’avertissement des Eglises n’est pas à prendre à la lègère, car elles observent, elles aussi, la montée de cette colère chez leurs fidèles.

En conséquence, plutôt que de caricaturer  » le modèle autonomiste » et de se trouver une échappatoire dans un discours du type « nous ne nous développerons que lorsque nous disposerons de tous les leviers », que l’UPLD mette déjà en oeuvre une stratégie de développement globale et qu’elle soit le « fer de lance » des forces vives du Pays, entrepreneurs en tête.

Que l’UPLD fasse déjà avec tous les leviers dont elle dispose :

  • « filet de sécurité » des transferts publics métropolitains qui permet une activité économique minimale déjà très conséquente,
  • gestion du budget conséquent d’un pays autonome et au niveau de vie encore élevé malgré la crise,
  • « affectation intelligente » du budget d’investissement du Pays,
  • maitrise des dépenses de santé et réforme de la protection sociale,
  • optimisation du budget de l’éducation dont la quasi totalité des ressources financières est fournie par l’Etat,
  • réactivation d’une politique de l’habitat dont une partie des ressources est fournie par l’Etat au titre du Contrat de projets,
  • mise en oeuvre de politiques sectorielles de développement économique qui n’ont pas d’autres limites que celles de notre audace et de notre ambition : transports aériens, tourisme, énergie et mines, croissance verte, TIC, développement des archipels, agriculture, aquaculture, perliculture, pêche…,
  • accompagnement financier de l’investissement des communes, elles aussi largement aidées par l’Etat et le Pays,
  • aide à l’innovation et à la recherche développement,
  • …..

Tous les leviers du pilotage du développement économique du Pays sont d’ores et déjà à la disposition de l’UPLD, si, du moins, ce parti et ses alliés de circonstance savent en faire bon usage.

Malheureusement, l’expérience de la « malgouvernance upldienne » passée ne plaide pas en  faveur d’une telle voie. Peut être qu’il faut d’abord « décoloniser » certains esprits idéologico-partisans pour avoir une vision moins étriquée, voire régressive, de notre avenir collectif.


Responses

  1. l’UPLD nous encourage à planter , planter et planter quitte à nous planter tous !

    il vaut mieux en rires que pleurer !

    vraiment POORS DE NOUS !

  2. ia ora na hiro,

    oui comme dit hina, le plantage est une spécialité.. que dit-je une fierté nationale en polynésie
    hélas c’est la seule qu’il nous reste, j’en rit .. jaune

    pärahi


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