Publié par : hirofarepote | mars 13, 2011

Tempête dans un verre de vin : confirmation de notre non compétitivité touristique et de la politique de l’autruche

La polémique qui a surgi dans l’enceinte de l’Assemblée, ainsi qu’entre les professionnels de l’hotellerie et le gouvernement à l’annonce, puis au retrait effectif de l’exonération de certains droits à l’importation sur les boissons alcoolisées dont bénéficient restaurateurs et hoteliers depuis 1987, est encore très révélatrice de la politique de l’autruche qui a cours dans notre Pays.

D’abord, il n’y a pas d’augmentation de taxes, mais suppression d’un avantage ( une exonération) qui n’a pas atteint les résultats attendus.

La question à laquelle les professionnels de l’hotellerie doivent répondre est la suivante : pourquoi les clients qui fréquentent leurs établissements supportent-ils des prix exorbitants malgré cette exonération ? C’est celà la réalité observée et il sert à rien de le nier.

L’occasion nous est donc donnée d’aller jusqu’au bout de la vérité des coûts et des prix, plutôt que de se jeter à la figure des arguments biaisés.

Pour rester dans les exemples utilisés : quel est le coût « départ chateau ou négociant » ( de France métropolitaine) et à combien arrive la bouteille de « Chateau vieux Chevrol » – qui est, soit dit en passant, un monopole à l’importation d’un groupe commercial de Polynésie –  lorsqu’elle est débarquée du port de Papeete ? Quelle est la chaine de coûts prélevés par les divers intervenants et intermédiaires sur cette bouteille du port jusqu’à la table du consommateur final ?

Inévitablement, cette question en soulève d’autres :

  • quel est le prix de ce vin en primeur ?
  • quel est le prix  » négociant -grossiste métropolitain » ?
  • quelles sont les marges prélevées en amont par les fournisseurs situés à l’extérieur de la Polynésie ?
  • quels sont les coûts du transport maritime international ?
  • quels sont les coûts des assurances ?
  • quels sont les coûts de manutention sur le port ?
  • quels sont les coûts d’un établissement comme le Port autonome ?
  • quels sont les coûts de l’administration douanière ?
  • quelle est la politique fiscale du gouvernement : importance des droits à l’importation, TVA, équilibre fiscalité indirecte-fiscalité directe…. ?
  • quelle est la politique de marge des importateurs, grossistes et détaillants ?
  • quelle est la politique de marge des restaurateurs et hoteliers ?

Plutôt que de se lancer dans des raisonnements de type « courbe de Laffer », les professionnels seraient plus avisés de se pencher sur les pratiques existantes et voir comment les touristes et les consommateurs locaux peuvent obtenir des tarifs  » comparables à ceux qu’obtiennent ces touristes et consommateurs dans des destinations tropicales comparables à la nôtre ». Est ce si compliqué d’effectuer un « benchmarking », c’est à dire une analyse comparative ?

En ce qui me concerne, pour revenir à la bouteille de « Vieux Chevrol », je ne considère pas le prix de 4750 F CFP, puis de 8900 F CFP ( après suppression de l’exonération…) comme des données dignes de foi. Faisons la décomposition du « début à la fin » si l’on veut informer correctement le citoyen, plutôt que de « tordre la vérité » pour vouloir « à tout prix » ( sic) avoir raison. Idem pour le champagne Moet et Chandon, autre monopole à l’importation d’une maison commerciale de la place.

La courbe de Laffer a été appliquée dans des cas de modification des taux d’imposition directe « stricto sensu« . Or, dans cette affaire d’exonération de droits à l’importation ( fiscalité indirecte), de nombreux intervenants et intermédiaires forment le prix. Le Pays est une partie prenante parmi d’autres. En ce sens, on assiste à un mauvais usage d’une théorie ( par ailleurs très discutée), à savoir la « Courbe de Laffer ». Si c’est, in fine, pour dire que quand le prix d’un produit augmente, il y a moins de demande, il n’y a pas besoin de sortir de l’Université ou de démonstration à la Laffer pour énoncer une telle évidence !

Autre question : quelle est l’incidence de la suppression de cet avantage fiscal sur la bouteille de Vieux Chevrol avant qu’elle ne sorte du port de Papeete ? Si j’ai bien compris les professionnels de l’hotellerie, elle serait de 4150 F CFP, puisque le prix de cette bouteille passe de 4750 F CFP à 8900 F CFP !

On en arrive à la politique de marge des professionnels.

Selon la Présidence du Pays, « une bouteille de champagne de marque renommée ( dommage que l’on n’ait pas pris la bouteille de Vieux Chevrol…) est achetée en détaxe auprès du grossiste à 3700 F CFP et revendue avec un coefficient multiplicateur de 3,3, soit un tarif de vente sur table de 12210 F CFP la bouteille. Ce même produit, ayant supporté des taxes afférentes au droit d’importation, est revendu par un distributeur local à 7830 F CFP.

….  » La bouteille d’un vin de Bordeaux de qualité de 75 cl est achetée en détaxe à 1965 F CFP et est revendue sur table à 6485 F CFP TTC par ces établissements conventionnés, alors qu’un distributeur local vend cette bouteille au prix de 4184 F CFP TTC ».

…. Si ces établissements conventionnés répercutent une hausse de taxe de plus de 30 % sur les produits du fait de la suppression de l’exonération, le différentiel en leur faveur est encore de l’ordre de 30 % par rapport au distributeur ».

Quel est l’impact des taxes dans la structure de prix ? « Le surcoût lié aux taxes est de 632 F CFP pour un vin de Bordeaux ( 75 cl) et de 1703 F CFP pour un Champagne« . ( dixit communiqué de la présidence). Une incidence fiscale de 632 F CFP pour le vin à comparer aux 4150 F CFP d’augmentation qu’appliqueraient les professionnels… soit 7 fois le montant de la taxe prélevée !

Derrière ce raisonnement, c’est bien la politique de marge des établissements hoteliers et restaurateurs « conventionnés » qui est en question.

Que constate-t-on ?

  • que l’objectif du conventionnement, fixé à l’origine de la mesure ( 1987)  a été, depuis, complètement détourné : rappelons qu’en contre partie de ces avantages fiscaux, ces établissements hoteliers devaient, en effet,  proposer à leur clientèle un menu touristique, respecter les prix de vente fixés par voie règlementaire et justifier de l’emploi des boissons concernées qui devaient être exclusivement destinées aux besoins de service de l’établissement. Or, du détournement de la mesure à la fraude, il n’y a qu’un pas et il semble, selon la communication de la Présidence, que certains l’aient  allègrement franchi…. On en sera plus, je suppose, dans les prochaines semaines.

Aussi, que penser d’une incitation, d’un avantage, voire d’un privilège fiscal, qui n’atteint pas ses objectifs ? Faut-il le maintenir ?

A moins qu’entre temps, d’autres objectifs professionnels s’y soient substitués… C’est ce que je crois comprendre en lisant à travers les lignes de la communication des professionnels à savoir :

  • que les prix élevés des consommations de boissons alcoolisées visent à compenser leurs pertes d’exploitation « par ailleurs » ;
  • que la politique de marge ( coefficient multiplicateur entre le prix du grossiste et le prix sur la table du consommateur d’au moins 3 ) est « normale » dans leur secteur;
  • qu’en cette période de crise, ces professionnels sont obligés de se rattraper « là où ils peuvent en margeant sec », c’est à dire sur les prix de la restauration et des boissons ;
  • que, de ce fait, une marge de 300 % devient la norme intangible de l’hotellerie polynésienne en crise ;
  • que la restauration est donc bien considérée comme un « marché captif », c’est à dire que les malheureux clients – touristes et consommateurs locaux – doivent payer des tarifs exorbitants « pour la bonne cause », c’est à dire sauver l’hotellerie polynésienne dans la crise…. Ils feraient donc une oeuvre humanitaire, mais dans ce cas là, les hoteliers et restaurateurs leur laissent-ils ( aux touristes notamment qui composent 60 % de leur clientèle…) le choix ? Bien sûr que non, et c’est encore plus vrai dans les iles;
  • que la restauration est donc la vache à lait de l’hotellerie, puisque celle ci compenserait « les déficits d’exploitation » des autres départements des hotels concernés ;
  • qu’il est donc normal que le prix d’une bouteille de champagne dépasse le prix d’une chambre dans un 4 étoiles (plus de 20.000 F CFP annoncés sans exonération);
  • que c’est  par cette politique de prix et de marge élevée que les professionnels vont avoir plus de clients dans leur restaurant, car, c’est bien connu, plus les prix d’un restaurant sont élevés, plus il y a de clients ;
  • que c’est par cette politique de prix et de marge élevée que les professionnels vont attirer plus de touristes en Polynésie, car c’est bien connu, les touristes vont là où c’est le plus cher ;

Messieurs les professionnels, continuez à mettre votre tête dans le sable, comme les autruches. Avec ce type de raisonnement de « professionnels », je comprend pourquoi la situation du tourisme en Polynésie française est si catastrophique !

Petite question candide : et si on inversait complètement le raisonnement, que se passerait-il ?

Vous comprenez aussi pourquoi je milite pour une économie polynésienne « low cost », car le chemin que l’on prend actuellement nous conduit tout droit dans le précipice… Courbe de Laffer ou pas !

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Responses

  1. Pour moi toute cette affaire n’est que le signe, encore un, que le territoire est à sec, et ne sait plus où trouver du pognon, car si il y en a un qui marge comme un malade, c’est le gouvernement lui-même. Il prend un max de fric pour un service minable. Si il fallait tenter de décrire la marge du gouvernement on serait à 10 ou 20.
    Là est le problème et tant qu’on ne ramènera pas la marge du gouvernement à 3, qui est partait-il trop élevé, on ne s’en sortira pas.
    Ensuite parler de marge sur le service de la bouteille de vin à table est un raccourci facile et totalement erroné. C’est un aspect statistique mais le prix du vin au restaurant est le prix du service du vin comme le prix du poulet est le prix du poulet servi dans l’assiette avec tout le service qui va avec.
    C’est une mauvaise foi crasse de la part du gouvernement de comparer le prix de vente d’un magasin et celui d’un restaurateur, ça n’a aucun sens.
    Et ensuite, là je te rejoints, il faut comparer avec les autres destinations et les restaurateurs des autres pays.
    Sinon , le rapport moyen de 1 à 3 est même en métropole, et à la base de calclul du chiffre d’affaire des restaurants, et si un restau annonce un chiffre d’affaire qui ne respecte pas ce chiffre,il est d’office redressé par le fisc car on considère qu’il fraude.
    Dans tous les cas le pouvoir est répugnant de mauvaise foi, il est affamé et cherche tous les moyens même les plus vils pour prendre du pognon.

  2. Wakrap, ceux qui vont mourrir te saluent ! Wakrap a encore frappé !
    Certes, tu n’as pas tort lorsque tu fustiges (avec une véhémence légitime) la considérable, insensée, et non maitrisée dépense publique du Pays.
    Néanmoins le raisonnement de Hiro tient aussi la route. Nous avons aujourd’hui une classe politique qui prend l’eau, la digue est rompue, ils ne font plus illusion, pour personne. Du coup, c’est un peu l’affolement dans leurs rangs, et ils vont devenir de plus en plus populistes pour tenter de recouvrer un minimum de suffrage.
    Et donc du coup, ils abandonnent effectivement cette fonction de « digue » qu’ils pouvaient avoir pour un certain nombre de « professionnels privés » qui par des accords et intérêts croisés non négligeables, ont façonnés le Pays à leur main.

    Aujourd’hui, peu à peu, la structure même de leur « pouvoir » ou « richesse » se retrouve mise à mal, remise en cause. Aujourd’hui on s’interroge au-delà du cénacle habituel sur la manière dont fonctionne tel ou tel secteur, et les positions monopolistiques voire oligarchiques de certains « privés » apparaissent de manière criantes, ayant confisqués les possibilités de développement à leur seul profit, quitte à enterrer ce secteur, en 5 ou 6 ans, ou 10 ou 15, après avoir fait « le plein ». Au moment de la chute, comme partout ailleurs dans le monde, on cherche à mutualiser les pertes, en demandant au public de renflouer les caisses (bizarrement percées) du privé.

    Je suis moi-même un « privé ». Qui m’emporte régulièrement contre le « public », son incurie, son inefficacité, et son absence totale de sens du réel. Mais néanmoins, ils sont nombreux, les « barons », notamment dans le tourisme, à tout faire aujourd’hui pour que rien ne change, rien n’évolue, afin de conserver leur situation dominante, quitte à plomber la totalité d’un secteur.

    Ce sera la seconde digue à rompre, dans les mois et les années qui viennent, si nous souhaitons poursuivre la remise à plat, la « reconstruction », la « restructuration » de la société polynésienne. Nos propres agissements ne seront valables qu’un temps, parce que toute société évolue. Et il faut, malgré les efforts pour mettre en place de nouvelles structures au présent, accepter par avance qu’elles seront remises en cause puis remplacées, dans un proche avenir (5, 10, 15 ou 20 ans).
    C’est ce que semblent avoir oublié nos « barons », qui après avoir été offensifs, inventifs, déterminés, pour parvenir là où ils sont aujourd’hui, ont très étrangement sombré dans un immobilisme, une crispation, une cécité, qui leur seront forcément fatal.
    La balle est dans leur camps. Il leur faut s’adapter, se remettre en question, changer leurs habitudes, sinon ils seront remplacés par leurs challengers, et c’est vrai dans le tourisme comme dans bien des secteurs importants pour le devenir du Pays.

    Parahi,
    Charlie, restructurator/terminator !

  3. Je crois que mon message est trop agressif envers le gouvernement si on l’interprète comme un défense des intérêts acquis de barons ou corporations privées. Et dire que je me trouve mesuré.

    Ce que je relève c’est l’ignominie d’un gouvernement qui se refuse à réformer la fonction publique qui est la source de nos problèmes, et qui, pour maintenir à tout prix cette fonction publique, utilise de faux arguments pour augmenter les impôts.

    Soyons un instant terre à terre : que va-t-il se passer une fois les taxes relevées pour les restaurateurs: en aucun cas une baisse de prix pour le public donc pour notre tourisme, mais une augmentation du chiffre d’affaire du gouvernement qui va l’utiliser pour maintenir encore plus longtemps le secteur public. Donc le seul résultat sera de faire perdurer ce qui nous plombe, le secteur public.
    Cette mesure ne va en rien répondre à l’espoir d’une Polynésie lowcost de Hiro, mais au contraire va permettre de faire perdurer encore plus ce qui en fait une Polynésie übercost.

    Vois tu, la mesure aurait été de rajouter ce qui estimé à 380 millions de taxes sur les restaurateurs pour diminuer de 380 millions le montant des taxes sur les alcools pour tous ou bien de diminuer de 380 millions la TDL sur d’autres articles ou toute autre mesure de ce type, j’aurais été neutre, mais là, je suis atterré de voir que l’on enfonce encore plus l’économie locale en augmentant les impôts.

  4. Je suis attéré de constater que des contre-vérités soient rapportés dans cet article.
    Il s’agit bien d’augmentation de taxes.
    Le gouvernement pense reccueillir 380 Millions en suprimant l’exonération des vons et alcool en faveur des établissements conventionnés. Cela ne rappportra théoriquement que 380 millions sur les 600 millions CFP attendus.
    Les 220 autres millions, c’est encore la population qui va les payer en raison de l’augmentation des taxes à l’importation qui entrainera obligatoirement une hausse des prix dans vos supermarchés.
    Tout cela n’est que théorie. Si en raison de l’augmentation des prix, la consommation ne suit pas comme le bon sens pourrait l’indiquer, cela impliquerait un manque à gagner de 600 millions CFP dans le budget. Il va falloir créer de nouvelles taxes ou augmenter celles existantes. Et devinez qui va encore payer? Le consommateur.
    Pensez-vous qu’un taux de taxation de 140 % en 2000 qui passe à 210 % en 2010 ne soit pas suffisant pour payer nos politques? Je n’ose même pas imaginer le taux de taxation en 2011 avec ces lois.
    Ces mesures ne répondent en aucune façon à une politique de relance économique ou de baisse du coût de la vie.
    La marge maximum de la profession n’est pas de 3,3 mais de 3. Il semble que vous oubliez la TVA et le service charge qui profite aux salariés des entreprises.
    Cette marge n’est ni plus élevée ni plus basse comparée à tous les établissements hôteliers à travers le monde.
    Enfin, un coefficient de 3 équivaut à une marge de 200 % et non de 300 %.

  5. Je ne suis pas favorable à un alourdissement de la pression fiscale en temps de crise mais dans cet exemple précis , hiro a raison !

    Lorsque qu’une mesure d’exonération ne produit aucun effet positif pour le consommateur résident ou touriste , c’est que les partenaires n’ont pas joué le jeu, çà ressemble à la tva en métropole réduite à 5;5% pour les restaurateurs qui n’avait strictement rien donné au début!

    Il a fallu que les restaurateurs métropolitains révisent leurs positions au risque de se voir annuler ces avantages fiscaux !

    Alors ! oui, les professionnels doivent effectuer des efforts en la matière sinon cette exonération est inutile car elle coûte aux contribuables que nous sommes sans atteindre son objectif initial de réduction des prix !!!

    wakrap, tu es hors sujet car tu dérives sur la fonction publique . c’est un autre volet , il ne faut pas tout confondre.

    hiro parle de structure des prix en intégrant une exonération de droits , c’est tout ! et ce qu’il dit est censé !

    tu parles , par ailleurs de service du vin. D’abord, on n’a pas de sommelier dans les hôtels et le service s’examine globalement au niveau de la table sans compter qu’il y a , de surcroît , le service charge au niveau de l’addition.

    Alors, SERVICE DU VIN , à d’autres mais pas à moi !

  6. Pffff

    Prix du vin dans les restau, j’ai cliqué sur google : la marge de X3 est le standard planétaire et planétairement les consommateurs râlent ce qui est normal.
    exemple : h ttp://compagniedesvins.over-blog.com/categorie-10782780.html
    Là dessus rien à dire cette marge est NORMALE car UNIVERSELLE.
    Tout consommateur souhaite moins et c’est normal.

    DONC le gouvernement MENT en la présentant comme anormale.

    POINT BARRE

    Ton paradigme est erroné: payer moins de taxes n’est pas un cadeau! Je suis propriétaire de mon argent et chacun de nous l’est et je ne dois rien à cet Etat ou ce Territoire.
    C’est moi et chacun de nous qui faisons un cadeau au Territoire en payant des impôts.
    C’est quand même incroyable cette mentalité d’esclave que tu présentes.
    L’Etat est à mon service et non l’inverse et je le paie pour un service comme je paie le commerçant pour un article et si le commerçant fait une promo ce n’est pas un cadeau qu’il me fait, je ne lui doit rien. Pareil pour l’Etat ou Territoire.

    D’autre part l’impôt n’a de sens que vis à vis de son utilisation donc mon propos à ce sujet n’est absolument pas à côté de la plaque mais répond précisément au sujet. On ne peut parler de cadeau du Territoire que si l’argent qu’il nous vole en impôt a une utilité, ce qui n’est pas le cas car son service est minable au plus haut point.

    Si le but était simplement d’aligner les fiscalité alors il aurait fallu baisser en proportion la fiscalité sur le vin chez les commerçants. Ce n’est pas le cas donc l’objectif est simplement d’augmenter les impôts, rien d’autre, et ce n’est qu’un moyen trouvé dans toute sa vulgarité et sa médiocrité.

    Et si on a choisi ce moyen, c’est pour maintenir ce secteur public nauséabond plutôt que de le réformer.

    On a trouvé des personnes un peu moins imposées que les autres donc on les fait raquer pour permettre à des gros nuls de continuer à se gaver sur le dos des citoyens. Répugnant.

    Ensuite ton commentaire sur le service du vin au restau? J’ai du mal à voir quoi répondre: tu es assise, tu est servie, tu es au restau et non à Carrouf pour le boire,; comme pour manger un poulet ou un sashimi, ce sera toujours moins cher chez toi ou aux roulottes.

  7. marge normale car universelle, non mais wakrap, çà ne va pas?

    le pays fait un effort sur les boissons alcoolisés conventionnés alors les professionnels doivent en faire autant pour réduire la facture globale du touriste ou du résident sinon à quoi sert cet effort du pays si c’est pour maintenir la marge X3!!!

    ok pour une marge planétaire mais à ce moment-là aucune exonération de taxes sur ces produits alors !

    tu vois bien que ton raisonnement ne tient pas !

    et parlons en des roulottes.

    c’est parfois plus cher de manger dans une roulotte que dans un resto cozy , climatisé et tout confort sans pollution dégagée par les pots d’échappement des voitures , tu vois donc là encore que ton raisonnement ne tient pas !

    la structure des prix doit être faite en tenant compte des particularités fiscales des produits concernés sinon cela ne sert à rien !

    ce n’est pas au Pays à rémunérer la marge des professionnels ni aux pays à prendre en charge par exemple une partie des intérêts des emprunts des perliculteurs , c’est une absurdité économique !

    Notre fenua s’enfoncera tant qu’il n’aura pas compris qu’il est très urgent de travailler sur le rapport qualité-prix et , ce , à tout point de vue !!!!!

    tourisme, pêche, agriculture , perliculture etc……

  8. Ok Mlle Booste, la marge des restaurateurs est de x 3. Marge de toute la restauration dans le monde.
    Pression fiscale en 2000: Droits et taxes sur les vins et alcools 140 % ( x 2,4)
    Pression fiscale en 2010: Droits et taxes cumulés sur les vins et alcool 205 % ( x 3,05)
    Pression ficale en 2011due à l’augmentation des taxes: Supérieure à 205 %
    Soit x 3,3 un chiffre supérieur à la marge des restaurateurs. Tu trouves cela normal?
    Bel exemple de particularité fiscale.

  9. la marge des restaurateurs ne peut pas être de 3 lorsqu’il y a des exonérations spécifiques qui sont accordées sur certains produits. il faut en tenir compte sinon cela ne sert à rien d’exonérer ces produits de droits.

    Si les restaurateurs veulent la maintenir à 3 alors c’est normal qu’il n’y ait plus d’exonération des droits ce qui signifie un rétablissement des taxes existantes mais en aucun cas une augmentation!

    c’est sur le raisonnement que je me base et non sur une pression fiscale lourde d’année en année sur les alcools et les cigarettes, çà , c’est un autre problème !

    Si un gouvernement , dans le cadre de sa politique de santé souhaite décourager la consommation d’alcools et de cigarettes en augmentant substantiellement les taxes liées à ces 2 produits , c’est sa stratégie , qu’elle soit bonne ou pas, chacun est libre de disserter là-dessus mais aucunement sur une exonération de droits qui ne produit aucun effet escompté sur l’objectif visé et c’est cela et strictement cela qui est contesté , ici , sans prendre partie aucunement pour le gouvernement et contre les restaurateurs .

    C’est seulement un principe que je défends ni plus ni moins !

    Et si j’étais restaurateur, je n’appliquerai pas la marge de 3 sur ces produits sachant de surcroît qu’ici et ailleurs certains restaurateurs jouent le jeu pleinement et privilégient le pouvoir d’achat du consommateur .

    L’existence d’ efforts promotionnels de par le monde de certains produits , au niveau du prix, démontrent bien que les marges ne sont pas si figées avec un plancher minimal obligatoire.

  10. Oh, le beau gloubi boulga, sérieusement tu me donnes parfois de bon tranches de rigolade.

    Marge de 3 reconnue, OK, je prends acte que tu l’inclues dans ton raisonnement.

    Donc si le vin est acheté détaxé, il est bien revendu 3 fois sa valeur détaxée. Donc rien à dire. Pour quelle obscure raison le restaurateur devrait modifier sa structure de prix en fonction de taxe ou pas. Sa rentabilité telle qu’il la définit est à X3, Quel que soit le prix. Le vin acheté 1000 est à 3000 revendu et celui à 5000 est revendu à 15000.
    La composition du prix d’achat (plus ou mins de taxes du gouvernement dans le prix d »achat au fournisseur) n’a strictement aucune incidence sur son prix de vente) Il fait X3 c’et tout.
    En tant que consommateur ça fait chier mais il n’y a rien à en dire.

    Ensuite je suis MDR à lire que tu évoques le fait que le gouvernement augmente les taxes pour diminuer la vente d’alcool et en plus il rouspète parce que le restaurateur le vend trop cher à son goût!!
    Donc on voit bien , à la fois comment tu t’emmêles les pinceaux ou les neurones, et comment le gouvernement est incohérent, au contraire il devrait souhaiter une marge de x10 sur l’alcool, ça diminuerait la consommation!
    Non, tout ce qui l’intéresse c’est le pognon, rien que le pognon. comme tout homme politique: le pouvoir le pognon et le sexe. Et en plus le gouvernement assume et est donc cohérent et honnête dans son paradigme, il est là pour prendre du pognon et refuse que d’autres le fassent à sa place même si le résultat est le même en terme de santé publique.

    Pour finir, je rêve aussi en tant que consommateur d’un restaurateur qui diminue sa marge sur le vin, mais franchement faudrait de sa part être très con. A partir du moment où la consommation de vin est souhaitée par le consommateur et qu’elle est strictement limitée par les pouvoir public avec les contrôles d’alcoolémie, il sait qu’il lui est devenu presque impossible de vendre une deuxième bouteille, donc il doit, pour sa rentabilité, transférer sur une seule bouteille et le reste des plats le bénéfice qu’il pouvait avant faire sur deux. Là est la réalité économique brute. Où alors il baisse ses revenus nets, licencie, climatise moins…

    Et y en a marre à ce que l’on demande aux privés de baisser leurs revenus quand cette p.. de fonction publique n’a pas encore levé le petit doigt pour baisser les siens. C’est devenu insupportable, et ça va un jour finir en guerre civile entre ceux qui paient les impôts et taxes et ceux qui en vivent.

  11. wakrap, tu pètes les plombs et fais mine de ne pas comprendre la défense de ma thèse qui est la suivante : OK pour une marge x 3 à condition que le vin ne soit pas détaxé !

    lis bien attentivement mes commentaires !

    si c’est détaxé comme c’était le cas depuis 1987 , non, car le pays fait un effort sur ses recettes fiscales et donc le restaurateur doit également faire un effort sur sa marge pour diminuer globalement le prix final sinon à quoi çà sert que le pays détaxe le vin si c’est pour maintenir la marge des restaurateurs .

    Le pays doit toujours privilégier le pouvoir d’achat des consommateurs, c’est cela , l’intérêt général et pas les intérêts d’une corporation qu’elle qu’elle soit !!

    Pour la politique de santé d’un pays, c’est autre chose et qu’il y ait cohérence ou incohérence là n’est pas le problème et ne concerne pas ce chapitre évoqué par hiro tout comme l’histoire des fonctionnaires de la fonction publique.

    Pour moi, il faut de tout pour faire un monde et être anti fonctionnaire, militaires ou autres n’a aucun sens !c’est de l’intolérance primaire et je tiens à dire que je ne suis ni militaire , ni fonctionnaire mais bien du privé et donc , en , aucun cas , je ne prêche pour ma paroisse.

    la fiscalité globale du pays doit être pensée de manière à favoriser l’emploi, l’e réinvestissement et les innovations.

  12. Passionnant débat !
    Puis je me permettre quelques considérations toutes simples ?
    Si certains restaurateurs ou hôteliers ne respectaient pas les conditions (très strictes) de la convention, pourquoi ne les a t on jamais contrôlés ? J’en connais pourtant, (mais des petits bien sur), qui se sont fait taper sur les doigts … Que faisait donc le service des contributions ? Il y avait donc beaucoup d’argent à récupérer et ils n’ont pas bougé ! Trop de travail ? Ou des contrevenants trop bien en cour ?
    Et puis, surtout, on parle beaucoup de cette convention réservée aux seuls établissements agréés, mais peu de l’augmentation des taxes qui s’appliquera à TOUS !
    + 7% sur les vins, et la taxe sur le litre d’alcool qui passe de 120CFP à 240 le litre …. Rendu à la table du restaurant, cela nous fera une addition bien salée de toutes façons ! Mais comme nous nous engouffrons avec jubilation dans cette discussion sur une exonération , nous ne voyons pas venir le bâton qui va nous assommer !

  13. la taxe qui augmente sur les alcools est un autre débat qui n’a rien à voir avec l’exonération des droits sur ces produits.

    cette stratégie semble liée plutôt à une politique de la santé tout comme la cigarette !

    De toutes les façons, on n’oublie souvent que dans beaucoup de pathologies , l’alcool et/ou la cigarette fait des dégâts avec les cancers du poumon, du foie et j’en passe sans compter le tabagisme passif qui est encore une autre problématique!

    et tous ces dégâts malheureusement humains ont également un coût sur la collectivité toute entière car cela augmente les frais de santé et créé les déficits que nous connaissons tous !

    est-ce que vous savez qu’un fumeur dans le monde entier meurt toutes les 2 mn? et coûte extrêmement cher à la collectivité en termes de plateau médical.

    L’acool fait également des ravages et la génération montante en raffole malheureusement car tout est banalisé !

    Au lieu tous de nous occuper de la famine dans le monde pour plus de solidarité planétaire, on se soucie de l’augmentation des taxes sur les alcools quand d’autres n’ont même pas , y compris chez nous , de quoi nourrir leur familles demain!


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