Publié par : hirofarepote | mars 3, 2011

Economie de la Polynésie française : 2010 effectivement plus mauvais que 2009

Sur la base des premiers indicateurs du bulletin du quatrième trimestre 2010 de l’IEOM, mon pronostic s’est malheureusement confirmé : l’année 2010 a été effectivement plus mauvaise que 2009.

Evolution du marché automobile,transport aérien international, fréquentation touristique, importations des biens de consommation et des biens d’équipement des ménages, encours bancaires des crédits à la consommation,nombre de salariés déclarés à la CPS, consommation d’énergie, exportations ( 13,8 milliards de francs CFP pour l’année, soit – 11,2 % en glissement annuel), importations de biens intermédiaires ( ciment, bois transformé, bitume..) : la tendance annuelle est clairement à la baisse.

Seul l’investissement immobilier des ménages, grâce aux mesures gouvernementales de soutien à l’accession à la propriété, semble se maintenir. L’absence d’indicateurs d’activité détaillés concernant le BTP ne nous permet pas de conclure positivement sur l’effet de relance de ces mesures sur l’activité du bâtiment proprement dite. Je persiste à penser que ce sont les « queues » de programmes immobiliers défiscalisés qui ont bénéficié de ce rebond, au grand plaisir des promoteurs et agents immobiliers de la place.

La fin d’année fut donc clairement décevante. notamment pour le secteur primaire : production de coprah, de vanille et exportations de perles se sont effondrées en valeur. Seul le tonnage de poissons exportés progresse de 9,2 % grâce aux poissons congelés.

Le tourisme, malgré une remontée du taux d’occupation des hotels au second semestre, devrait, de l’avis même des professionnels, accuser une baisse de 3 à 5 % au terme de l’année 2010, contre -18 % en 2009.

L’indicateur inquiétant qui pèse sur la consommation des ménages et qui augure mal de la durabilité de notre système de retraites, est bien l’évolution du nombre de salariés déclarés à la CPS. D’environ 69.000 salariés au début de l’année 2008, la fin de l’année 2010 et le début de l’année 2011 atteignent un nouveau plancher à un peu plus de 64.000 salariés. Près de 5000 salariés déclarés en moins, soit -7,2 % de l’effectif total !

Pendant ce temps, l’indice des prix à la consommation continue sa progression même en pleine crise, à + 1,7 % en glissement annuel…

Sur le front des salaires, le SMIG et les planchers de salaires mensuels bruts sont d’une stabilité parfaite. Après, il est vrai , la cavalcade infernale du SMIG ces dernières années…Nous paierons encore longtemps cette hausse irréfléchie du SMIG ces prochaines années, ceci, par la faible création d’emplois peu qualifiés.

Pour les prochains mois, les prévisions d’investissement ne sont pas franchement favorables et ce ne sont pas les péripéties budgétaires du Pays qui amélioreront les perspectives des entreprises, notamment dans le BTP.

Voilà pour le tableau brut de décoffrage : rien de bien réjouissant, comme on le voit …

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