Après l’arrivée en fanfare dans le troisième millénaire, avec une année 2000 particulièrement faste au plan économique et social , la Polynésie française va de désillusions en désillusions. Le ralentissement de la croissance a fait place à la stagnation. L’année 2008 a été celle du basculement et 2009 sera l’année de la pire récession que la Polynésie ait connue durant toute son histoire contemporaine. Un cycle s’achève.
Il s’achève par une double crise politique et morale qui mine la combativité et la capacité de la société polynésienne à se projeter dans l’avenir : les polynésiens abordent une nouvelle étape de leur histoire économique et sociale dans un grand désarroi. En quête d’un sens à donner à ce nouvel ordre économique mondial au sein duquel ils ne sont pas certains de trouver leur place tant la mondialisation malmène leur économie et remet en cause les situations acquises.
Cette crise de confiance est paradoxale, car elle prend de l’ampleur au moment même où la planète est entrée dans une phase de progrès technique sans précédent et où les pays dits “émergents” connaissent une croissance phénoménale.
Il y a donc place pour l’innovation pour mieux satisfaire notre demande interne et ces milliards de nouveaux consommateurs, notamment dans le domaine alimentaire.
Or, ces évènements sont vécus comme une menace pour notre économie et pour notre modèle social. Comme si mondialisation devait forcément rimer avec régression.
Nous ne sommes nullement condamnés à quoique ce soit pour peu que nous reprenions confiance en nous.
Favoriser la croissance, encourager la production efficace de biens et services, améliorer notre productivité collective par plus de travail, moderniser et adapter notre système de protection sociale, mieux dépenser l’argent public, résister à la mondialisation en étant aussi créatifs que les concurrents pour inventer des produits et services différenciés, mener une politique économique inventive et efficace, tout celà est possible.
Ce que d’autres ont su faire, pourquoi ne serions-nous pas capables de le mettre en oeuvre, en l’adaptant aux spécificités polynésiennes ?
Le pire serait de céder à la tentation de se protéger de la concurrence extérieure en élevant des barrières. Ce serait la sclérose assurée.
Je ne crois pas au repli. Je ne crois pas non plus à l’ultra libéralisme, car l’Etat et le Pays doivent piloter notre développement collectif en affectant et en mobilisant les ressources de la manière la plus judicieuse qui soit. Il faudra de plus en plus interroger la pertinence de telle ou telle action publique et le contenu de telle ou telle dépense.
La priorité doit donc aller à la reconstitution d’une offre compétitive dans la mondialisation, à la maîtrise des coûts , à l’amélioration de la qualité des services publics et à la réhabilitation du travail. Le Pays doit donc devenir, avec l’appui de l’Etat, un “Pays-stratège”. Il doit prévoir, identifier correctement les problèmes quand ils se produisent, manifester la volonté de les résoudre une fois qu’ils ont été identifiés et à y parvenir une fois que la volonté de le faire s’est manifestée. Celà exige de la cohérence dans la durée.
Je perçois dans de trop rares initiatives – stratégie sectorielle pour la pêche et la perliculture, volonté de bâtir enfin un vrai schéma de transports interinsulaires ou d’élaborer un cadre stratégique “pour un tourisme durable et équitable”- l’esquisse de début d’une telle stratégie. Celà va dans le sens de ce que j’ai préconisé dans mes précédents billets. Cependant, il faut accélérer le pas, car un énorme retard a été pris.
A nos décideurs d’ouvrir la voie en inventant, en étroite concertation avec les acteurs économiques et sociaux, une politique économique et sociale adaptée, efficace et au service de tous.
La réhabilitation de la valeur travail , hiro! mais tu rêves. c’est la nonchalance assurée depuis 2004!!!!!
c’est pour cela que nous sommes tombés aussi bas!
avant même les effets de la crise internationale! Elle a d’ailleurs bon dos celle-là pour justifier l’inertie totale et l’immobilisme criant!!
On ne fera pas du neuf avec les incompétents !grassement rémunérés pour nous enfoncer malheureusement dans la crise car il n’y a aucune visibilité!
l’espoir s’éloigne de plus en plus car c’est la descente assurée ! près de moins 2 milliards au niveau de la DGDE transformée et je l’avait dit et répété à l’époque que c’était une erreur d’accepter cette transformation.
c’est une responsabilité lourde du pays et de ses dirigeants qui prennent des décisions contraires aux intérêts de toute une population. Il faut qu’ils assument leurs erreurs fondamentales! et c’est comme cela tout à l’avenant , PSG , tourisme, etc et j’en pase!
comment voulez-vous avoir de l’espoir quand rien ne change , aucune lueur , ce n’est pas des faux semblants de schéma directeur par ci et par là, construits par des techniciens plus ou moins bons , pour endormir le commun des mortels , que le pays va s’en sortir!
Vous pouvez mettre n’importe quelle bonne stratégie en place si vous n’avez pas les bonnes personnes à la bonne place , vous n’en ferez rien de cette stratégie. Elle ne servira à rien , si ce n’est à orner les journaux télévisés et vous faire croire qu’il y a de la matière à sortir un pays de sa crise socio-économique, c’est du vent!
La situation est de plus en plus critique et il n’y a aucun plan de relance digne de ce nom!!
et aucune action audacieuse censée , c’est cela qui est grave! c’est le train train quotidien comme si nous n’étions pas en crise et comme si nous n’avons pas perdu entre 5000 et 6000 emplois! c’est terrible!!!
Je suis de nature enthousiaste et optimiste mais je me dois depuis quelque temps de reconnaître que nous sommes très mal partis !
Il n’y a aucun pilote digne de ce nom à bord ! On ne peut que piquer du nez , d’ailleurs les chiffres sont là pour nous le rappeler constamment!!!!
les familles polynésiennes en détresse également, la délinquance qui ne cesse d’augmenter car les jeunes des quartiers difficiles n’ont pas de travail, les personnes âgées qui fouillent les poubelles, les SDF qui dorment dans la rue ! les mendiants , c’est une grande première dans notre fenua!
le spectacle est désolant et affligeant pendant que d’autres se prélassent et prennent le temps de ne rien faire à l’air conditionné !
c’est indécent et inhumain d’être incapable!
quand la pauvreté est grandissante.
Les pauvres , eux, au moins sont dignes de souffrir en silence.
Par hina booste le novembre 4, 2009
à 12:35
Tu as raison, hina, on est en plein délires!
Nous n’avons plus que nos yeux pour pleurer à chaudes larmes tellement la situation est affligeante.
c’est inadmissible. Quel gâchis!
c’est vraiment irresponsable et avec cela, ce sont des responsables !
Par boni le novembre 4, 2009
à 3:59