Publié par : hirofarepote | octobre 14, 2009

Rapide survol de la demande et de l’offre touristique de la Polynésie française

tetiaroa-1Malgré le mythe originel du paradis sur terre, la Polynésie française n’a pas tiré les dividendes de cette image extraordinaire et de cette “notoriété spontanée” qui nous fait l’économie de plusieurs dizaines de milliards de F CFP de publicité. Notre destination touristique est donc “relativisée” dans le contexte concurrentiel du tourisme tropical balnéaire. Surprenante distorsion entre le mythe et la réalité, entre le potentiel et les résultats concrets.

Quelques caractérisations supplémentaires relatives à la demande et à l’offre touristique polynésienne vont nous permettre de compléter le tableau d’ensemble.

1) La demande touristique

  • La fréquentation touristique est inférieure au seuil « psychologique » de 200.000 touristes; seuil autour duquel nous fluctuons depuis plus d’une décennie, à l’exception notable des années 2000 ( record de fréquentation avec plus de 253.000 touristes) et 2001 (année des attentats de New York au second semestre) ;
  • Les Etats Unis sont le premier marché émetteur avec moins d’un tiers des touristes, devant la France. Ces deux marchés nous envoient un touriste sur deux ;
  • Les nuitées hôtelières (payantes donc) se situent aux alentours de 2.000.000 par an ;
  • La durée moyenne de séjour d’un touriste dépasse 11 jours ;
  • Environ 9 touristes sur 10 vont à l’hôtel ;
  • Un touriste sur cinq voyage en Polynésie dans le cadre d’un circuit ; 4  touristes sur 5 viennent donc en voyage « exclusif » à Tahiti ;
  • L’offre de transport aérien, tous trajets confondus, est supérieure à 430.00 sièges, en diminution régulière par rapport au record de 560.000 sièges en 2006 ;
  • La desserte aérienne de la Polynésie française est assurée par 3 faisceaux majeurs : l’Europe-côte Ouest des Etats-Unis, le Japon et la Nouvelle Zélande – Australie ;
  • Plus de 300.000 passagers ont effectivement occupé ces sièges en 2008, soit un coefficient moyen de remplissage de 72,8 % ;
  • La part d’Air Tahiti Nui dans cette offre de sièges est devenue prépondérante.

2) L’offre touristique

  • La capacité d’accueil des hôtels internationaux implantés essentiellement à Tahiti, Moorea et Bora Bora stagne depuis 10 ans à 3200-3400 chambres au sein d’une cinquantaine d’hôtels. L’île de Bora Bora est de plus en plus perçue par la clientèle potentielle comme le “spot visible” au plan international, quitte à devenir un ghetto touristique “disneylandisé”;
  • Cette offre hôtelière est plutôt montée en gamme grâce aux nombreux investissements défiscalisés de ces dix dernières années. Cependant, les “tarifs réels” ( à ne pas confondre avec les ” prix publics affichés”….) des prestations s’ajustent de plus en plus à la baisse en raison du contexte concurrentiel international;
  • Entre cette offre hôtelière de luxe et l’hébergement chez l’habitant, il semble manquer une hotellerie de type ” deux-trois étoiles” ;
  • Il y a 290 structures chez l’habitant qui regroupent 1356 chambres ou « unités » : leur positionnement tarifaire devient problématique face à la baisse des tarifs des hôtels ;
  • Les charters nautiques peuvent accueillir 800 passagers par jour ;
  • Les navires de croisières étaient, en 2008, au nombre de 8 et pouvaient accueillir 2000 passagers. Malheureusement, l’année 2009 a été l’année du départ, entre autres, des Princess cruises. Cette offre est donc en chute libre dans nos eaux. Le maintien de certains navires nécessite des facilités fiscales supplémentaires, voire l’exonération totale d’impôts et taxes ;
  • Les recettes touristiques ont été évaluées à 46,8 milliards de F CFP en 2007. Malheureusement, en 2008 et 2009, la chute de recettes est importante en raison de la baisse significative de la fréquentation et surtout de la baisse des tarifs rendue nécessaire par la crise économique mondiale et l’exacerbation de la concurrence internationale ;
  • La recette moyenne est donc de l’ordre de 200.000 F CFP par touriste. Elle est supérieure, comme on l’a vu, aux recettes touristiques moyennes de destinations touristiques comparables. Question majeure : les touristes en ont-ils pour leur argent ? La réponse est clairement non;
  • L’hôtellerie représente plus de 40 % de ces recettes, les navires de croisière, le commerce et les restaurants plus de 10 % chacun, les excursions plus de 6 %.

Réponses

  1. La fin du mythe du paradis de Bougainville.

    Sur un blog un jour j’ai écrit que la Polynésie était devenue bien trop chère pour ce qu’elle offrait.

    Certains m’ont répondu que c’était normal, la Polynésie était un paradis et que c’était presque un « honneur » pour les touristes d’être en Polynésie, ben voyons.
    D’autres m’ont répondu que c’était la faute à Jacqui Drollet si le tourisme s’effondrait.

    Sans défendre JD, qui n’est certes pas pour moi “the right person in the right place”, néanmoins, il n’est pas responsable de la culture du “fiu”, des tarifs exorbitants ou du quasi racket pratiqués par certains intervenants, du mauvais rapport qualité/prix de beaucoup de pensions de famille, du désintérêt général pour la cause environnementale, du mauvais entretien des routes et lieux publics, des décharges sauvages, des commerces fermés à 17H, etc..

    Le bouche à oreille fonctionne et en rentrant au pays, nos touristes parlent des tarifs exorbitants de certaines prestations, des arnaques et de l’accueil pas toujours à la hauteur.

    Personne ne parle jamais des énormes efforts entrepris par les destinations concurrentes (Maldives, Seychelles, Caraïbe, etc..).
    On campe sur les mêmes positions, pas d’ouverture du ciel polynésien, protéger les monopoles (Air Tahiti, ATN), favoriser certains groupes hôteliers proches du pouvoir politique, Avec en prime un coût de la vie 1,5 à 2 fois plus cher que les standards européens ou nord américain. Avec des pensions de famille ou des farés aux qualités plus que moyennes à 15000 ou 20000 Cfp la nuit.

    Tout au plus le nombre de touristes va revenir sur les 180 ou 200000 à la fin de la crise, mais les 500000 sont un rêve. En plus de cela, la pollution, les décharges (abondamment et gratuitement montrées à la TV) et le climat de xénophobie entretenu par certains, bonjour les dégâts.

  2. avant la crise immobilière aux Etats-unis , le tourisme polynésien battait déjà de l’aile depuis 2004!

    et la crise, bien sûr, a amplifié le phénomène! mais la crise internationale a bon dos car certaines destinations , en période de crise ont un taux de croissance de +4%, voire -2 à -4% et chez nous, c’est – 15%, -22% , -30% voire 40% , c’est dire que les responsables politiques concernés et les dirigeants d’organismes concernés par le secteur ,ont une grande part de responsabilités !y compris une partie de l’industrie touristique!

    pourquoi!

    parce-qu’ils ont été incapables de mettre en oeuvre des mesures et des actions audacieuses avec retour sur investissement!

    On a dépensé près de 500 millions pour une campagne sans résultats, le bilan qui en a été tiré est désolant! d’autres millions, relevant de la DGDE, ont été et vont être dépensé les yeux fermés !

    On fait croire qu’on a fait quelque chose en dépensant tous azimuts, c’est cela le comble!Il n’y a aucune pertinence dans la réflexion et dans les actions concrètes!

    Quand on entend les responsables concernés s’exprimer, on parle, en dépit du bon sens! on paresse, on surfe sur du train train quotidien, on s’enfonce dans nos erreurs , c’est collossal!

    ce n’est pas l’environnement qui est en jeu, les décharges, les routes et autres! c’est faux car les autres destinations et notamment les pays en voie de développement et pays pauvres en aménagement et autres , accueillent davantage de touristes internationaux que nous mais c’est parce-qu’ils sont dotés d’un professionnalisme aigÜ et d’un rapport qualité -prix digne de ce nom!

    et ils ne gaspillent pas leurs financement dans des actions sans lendemain! ou dans des actions démesurées !

    les ressources financières sont rares chez eux et ils ne peuvent se permettre des coups d’épée dans l’eau!

    ce sont des vrais pros , du ministre à toute la chaîne des professionnels!

    On en revient toujours à la bonne personne à la bonne place!

    quand il y a de l’arrogance, de la suffisance , de la paresse, du nombrilisme sans aucune action pertinente et de fond . On a le résultat qu’on mérite ! et c’est bien triste pour toute une population travaillant dans le secteur mais surtout pour ceux qui sont au chômage à cause de la mauvaise monnaie!

    et ce n’est surtout pas la faute à la population, c’est peanuts à côté de ceux et celles qui sont censés apporter des solutions car rémunérés pour!et c’est cela qui est inconcevable!

  3. Bonjour à tous

    Hina, je ne partage pas totalement cette analyse, certes les politiques ont une grande part de responsabilité, mais la culture et l’état d’esprit , (celle du pito et du fiu) en on également une.

    Rejetez le problème en disant : cela ne nous concerne pas, c’est l’affaire des politiques, ne résoudra jamais le problème. Le problème de fond, c’est que le monde économico-politique, n’a pas besoin du tourisme pour vivre, le clientélisme a bloqué une grande partie de la dynamique économique.

    Quant aux laissés pour compte du système, de toute façon, que la situation économique soit bonne ou mauvaise, ils passent à côté et sont récupérés invariablement par les populistes auxquels ils servent de base électorale, ce qui à pour effet secondaire indésirable de créer un climat de xénophobie.

    La seule manière de changer la culture et d’obliger les élites économico-politiques à changer leur point de vue, c’est l’arrêt des aides financières extérieures et en particulier métropolitaines.

    C’est l’image du chat qui, bourré de croquettes, refuse d’aller chasser les souris.

  4. gerald, tu ne m’as pas bien lu!

    j’ai dit que les responsables politiques depuis 2004 et les dirigeants d’organismes concernés par le secteur et certains professionnels du secteur sont responsables et cela n’a rien à voir avec la culture !

    la culture du pito et du fiu concernent les égocentriques exacerbés et il y en a dans le monde politique et dans la société civile!

    Par ailleurs, je ne vois pas d’élites dans le monde économique et politique pour l’instant car il n’y a eu aucune mesure audacieuse pertinente en période de crise.

    Nous avons un sérieux problème de neurones parmi ceux et celles qui sont censés apporter des solutions aux problèmes car je le répète , payés, royalement , pour une culture du résultat qui n’est pas au rendez-vous!

    c’est le manque de professionnalisme criant qui nous fait défaut! le manque de rapport qualité-prix!
    et c’est l’adage :” la mauvaise monnaie qui chasse la bonne ” qui nous plombe.

    J’ai eu l’occasion , à plusieurs reprises de donner des pistes de réflexion sur les secteurs-clés !

    ce n’est pourtant pas sorcier! nous sommes un tout petit pays!

    les aides financières métropolitaines n’ont rien à voir avec le comportement de nos soi-disant élites mais leurs QI , oui, par rapport à notre développement judicieux!

    Excuses-moi, gérald mais l’image du chat ne me convient pas car je préfère un chat apprivoisé plutôt qu’un chat sauvage qui sent mauvais et qui est très mal élevé après avoir chassé les souris!!!

    Je ne pense pas qu’il faille excuser ceux et celles qui sont incompétents quelque soient leurs fonctions dans le secteur public et/ou privé.

  5. J’ai du mal à me faire comprendre, je ne défend en rien les politiques ou les fonctionnaires chargés de la gestion du pays. Ceux que j’appelle « les élites » sont tous ceux qui profitent d’un système sans obligation de se décarcasser ou de beaucoup se creuser les méninges pour bien vivre.

    Il y a un principe fondamental : la nécessité fait loi, et actuellement la classe dirigeante du pays n’a pas besoin d’être efficace pour bien vivre.

    L’argent injecté par la métropole finance un système clientéliste qui est un frein a tout développement autochtone sérieux et réfléchi, d’autres petits pays insulaires ont du trouver des solutions parce la nécessité l’imposait, ce qui n’est pas le cas en Polynésie.

  6. Il faut de tout pour faire un monde.

    je ne fustige pas les fonctionnaires, ni les politiques, ni les dirigeants de société privé ,ni qui que ce soit à condition qu’ils ou elles soient compétents mais malheureusement ce n’est pas le cas! alors ils et elles méritent qu’on les pointe du doigt car, en raison de leurs incompétences, il y a des centaines voir des milliers de chômeurs dans leur secteur.

    et çà, ce n’est pas admissible!

    le système clientéliste existe partout dans le monde de façon plus ou moins prononçé!ce n’est pas mieux en métropole!les socialistes s’entraident entre eux, les autres partis , idem, et les corporations entre elles également !

    En Afrique, n’en parlons pas!

    l’exemple des autres pays insulaires, n’est surtout , pas , à mon avis , un exemple quand on voit la situation du vanuatu, des îles marshall, des cook et autres!

    ce n’est pas l’argent injecté par la métropole qui pose problème. c’est une question de personnes et de comportements.

    Si la personne qui represente l’Etat et la personne qui represente le pays sont des personnes compétentes sachant être des leaders dans l’acharnement au travail, sachant faire travailler et s’entourer d’une équipe compétente ! On en sera pas , à ce stade!!

    on n’est jamais tombé aussi bas depuis 5 ans! c’est dire!

    On a trop de gens qui se complaisent dans le train train quotidien !trop de gens incompétents qui occupent des postes clés et à responsabilités !

    On pratique la politique de l’autruche! et on a des médias pour la plupart complaisants!

    Notre pays va très très mal et nous n’avons pas d’élites dignes de ce nom aux commandes, c’est cela notre grand problème !

  7. Bonsoir Hiro,

    Félicitations encore pour la qualité de tes analyses sur la situation de notre tourisme local

    L’un des facteurs qui nous pénalise est aussi une trop grande spécialisation de l’offre vers le haut de gamme
    vers un tourisme au final élitiste ,inaccessible au commun des mortels ,basé principalement sur un produit de référence certes beau mais aussi standardisé et qui a pris la forme du bungalow pilotis sur l’eau

    et le titre mème de la dernière campagne invest in your love reflète cette réalite

    nous avons négligé ou refusé de diversifier les offres intermédiaires et te rejoins complètement sur une insuffisance
    réelle de petites structures d’hotellerie de charme dans la gamme 2,3 étoiles et dans le créneau /30000xpf/nuit

    il suffit de rechercher sur le web lors de la préparation d’un séjour pour constater au final le peu d’offre sérieuses ( qui justifieraient un déplacement de 6000 km et encore moins de 16000km )dans ce créneau
    notament à Bora ou celle ci est quasi inexistante et a été supplantée par une spécialisation quasi totale vers ce mème haut de gamme

    mais il faut aussi dire que celles et ceux qui ont investi dans ces trop rares petites structures,dans des spots exceptionnels ,avec une attention architecturale créative exemplaire et originale
    dans un environnement soigné ,avec un souci permanent et régulier d’entretien des batiments et d’embellissement des lieux,des repas de qualité et conviviaux ,le tout accompagné par la simplicité de l’acceuil
    Polynésien ne connaissent pas la crise ou la subissent moins fort que les autres

    à une contrainte géographique d’éloignement des marchés émetteurs nous avons ajouté une contrainte supplémentaire par une sélection élitiste de notre clientèle potentielle

    je me rappelle encore il y à 10ans lors des multiples investissements et projets hoteliers en prévision a Bora,avec quelle rare arrogance certains
    éditoriaux avaient abordé la question du développement touristique en considérant la clientèle de backpakers de traine -savates

    sait on ici que cette mème clientèle,notament anglo saxonne est souvent composée d’étudiants qui à l’issue de leurs études prennent une année sabbatique pour
    faire leur tour du monde ,qui aimeraient aussi visiter nos iles mais qui savent aussi par Lonely Planet eh bien que pas grand chose n’est fait pour eux ici

    réalise t’on ici que le rève Polynésien ne se limite pas seulement dans l’imaginaire du touriste potentiel occidental à un séjour lune de miel/bungalow pilotis les pieds dans l’eau

    sans parler de la triste réalité environnementale au sens large (urbaine,espaces naturels,sociale )

    j’avoue ne pas comprendre que l’on ne fasse pas de cette question LA PRIORITE de notre politique touristique

    comment Hina Booste pouvez vous encore dire que l’environnement n’est pas la priorité pour une destination qui a base sa notoriété sur le mot Paradis et ce par une
    promotion gratuite depuis 200ans par tous les navigateurs,aventuriers,écrivains,poètes,GI’s de passage

    dites TAHITI et vous aurez de façon spontanée et systématique pour réponse le mot PARADIS dans la bouche du touriste potentiel occidental

    qu’elles autres destinations tropicales peuvent se targuer d’une telle association

    mème pas nos concurrents directs ,les magnifiques SEYCHELLES , qui ont fait de l’environnement la priorité des priorités avec force règlements qu’ils s’évertuent à définir MAIS SURTOUT A APPLIQUER …EUX

    ou plus près de chez nous les ILES COOK ,12000habitants et 87000touristes par an et mème pas un mur en parpaing affreux en bord de route de surcroit taggué
    sur les 32 km du tour de l’ile de Rarotonga,si attendez ! un seul !mais tellement bien fait qu’il failli me réconcilier avec ces verrues urbaines ,
    pas un seul quartier insalubre que des petites maisons modestes (comme chez nous au district )entretenues avec soin (pas comme chez nous ) et tenez vous bien un entreposage de carcasses automobiles qui ressemblait a celles que l’on expose comme oeuvres d’art contemporain dans les plus grandes galeries de New York !!

    mais aussi et surtout une OFFRE HOTELIERE ET TOURISTIQUE DIVERSIFIEE EN GAMME

    comment pouvait on espérer développer les destinations de notre compagnie locale (trop souvent hélas accusée à tort de tous les maux )New York ou Sydney , sachant cette clientèle anglo saxonne très exigeante sur l’aspect
    environnemental

    n’y a t’il pas au final tromperie entre les images idylliques sur papier glacé et la réalité de notre Fenua qui depuis longtemps s’est éloigné de la définition originelle,moyen orientale, du ” paradis ‘
    le jardin que l’ homme entretient,embellit et préserve afin de s’y ressourcer

  8. erratum je voulais écrire 15000/30000Xpf/nuit
    concernant les offres hotelières intermédiaires

  9. Bonsoir Hiro,bonsoir à tous

    afin de mettre une petite touche d’humour, ci-après le temoignage d’un lecteur sur le FORUM de la dépèche de Tahiti

    une vraie perle, j’ai pleuré de rire

    Le tourisme en Polynésie, votre avis…
    Je me sens concerné par le tourisme en tant qu’usager des hébergements des îles. Il faut bien le dire, le bilan n’est pas très réjouissant.
    La première leçon à tirer est qu’il ne faut surtout pas aller dans les pensions pendant les fêtes de fin d’année.
    J’ai voulu passer les fêtes à Raiatea dans une pension tout près du marae Taputapuatea après avoir acheter un séjour à la foire du tourisme. Je suis arrivé ac ma famille, les patrons n’étaient pas là, le gars qui nous a accueilli n’était pas au courant de notre demi-pension pdt le séjour. C’était la fête au resto et dvt, une trentaine de personnes ivres et qui se soulageaient sur la plage. Autant dire que je ne me suis pas attardé. J’ai trouvé une autre pension où j’ai pu passer la nuit mais le bungalow était tout termité et crade. Heureusement nous avons trouvé une pension pas loin de la marina qui était parfaite.
    Les fêtes suivantes, c’était à Maupiti où nous voulions faire le tour de l’île dans le truck ac arrosage de parfum et de poudre et donc être dans le village et passer les fêtes avec les habitants. Pour cela nous avons utilisé le guide de l’hébergement dans les îles édité par le service du tourisme. Il y avait une jolie photo du salon d’une maison en présentation. J’ai appelé pour réserver et nous y sommes allés. Une fois sur place, la maison n’était plus aussi jolie, la déco avait disparu et la patronne enterrée sous la fenêtre de la chambre qui nous était réservée. La fête s’exprimait sous forme de bruit beaucoup de méga-basse provenant du voisin de dte et du voisin d’en face. On nous a servi une salade de concombres et la patronne actuelle a disparu à 18h pour aller au Heiva du village. Le lendemain nous avons changé de pension pour une autre sur le motu. Le cadre était enchanteur et les patrons très accueillants mais le jour du nouvel an, notre patron avait disparu avec le bateau et il est rentré ivre ac le moteur cassé. Du coup pas de tour de l’île.
    Je ne m’étendrai pas sur d’autres îles et d’autres pensions, j’ai parlé des aventures qui m’ont paru les plus drôles à postériori. Mais depuis je prèfère opter pour des hôtels ou on est assuré d’une certaine qualité d’hébergement.

    Je ne suis pas tout à fait d’accord avec le ministre du Tourisme Jacqui Drollet. C’est bien beau d’éditer des guides avec des classements pour l’hébergement et des obligations faites aux propriétaires des pensions de famille mais il faudrait que les services qui existent et qui sont destinés à ça fassent le boulot d’accompagnement et de contrôle des structures. Non pas sous forme actuelle mais un peu à la façon du Guide Michelin. Il faut les utiliser ces structures et contrôler ce qu’elle devienne afin de pouvoir les aider à offrir de meilleurs services aux touristes.


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